AVERTISSEMENT
Posté par fdesbordes dans : Non classé , 15 commentairesTOUS LES PERSONNAGES DE CE BLOG SONT FICTIFS.
TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES PERSONNES EXISTANTES NE POURRAIT ETRE QUE FORTUITE.
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Benjamin Biolay - Prenons le large
Pénélope Jolicoeur 9 février, 2010
Posté par fdesbordes dans : LifeStyle, Decouverte , ajouter un commentairePénélope Jolicoeur est l'héroïne d'une BD que toutes les filles devraient lire par temps gris!
Retrouvez le blog de Pénélope ici http://www.penelope-jolicoeur.com
La Psychanalyse Low-Cost
Mon coach perso a des gouts de chiottes 8 février, 2010
Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaireCe matin je me suis levée exprès pour aller voir mon coach perso. Je lui ai d'ailleurs bien fait remarquer qu'il pouvait bien considérer ça comme un privilège, quand même.
Nous ne sommes qu'au début de notre relation mais je sens que ça va être funky. On joue un peu au jeu du chat et de la souris et, considérant qu'à priori c'est plutôt moi la souris, mon coach a une bonne tête de chat.
Bon là, j'arrive, je m'assois dans son sublime fauteuil de grand-père (je n'ai pas regardé la marque mais je mettrai ma main au feu que c'est un stressless) et paf ! Il embraye sur mes ongles. La dernière fois, je lui ai dis que j'arrêtais de me les manger mais bon au vu des évènements de la semaine dernière, je repousse à plus tard ma bonne résolution.
Sur ce je lui raconte un peu les dernières avancées et fatalement on en vient à parler de ma grosse épine dans le pied.
“Moi _ Moué bon en fait, c'est plus un nain de jardin que j'ai d'agrippé sous ma voute plantaire.
Coach _ … …
Moi _ Faut que je développe là ?
Coach _ Qu'entendez-vous par là ?
Moi _ Au développement ou au nain de jardin ? Ah ok je développe le nain de jardin ! (j'ai encore un peu de mal avec le formalisme de mon coach) Oui… Comment dire ? J'ai du mal à cerner ce qui est légitime et ce qui ne l'est pas.”
Après on rentre dans des batailles interminables sur le sens du mot légitime (la prochaine fois, promis j'amène mon dico) et alors qu'il me pose une colle sur mon sens moral mes yeux flottent pour s'arrêter sur une reproduction immonde du Mont Saint Michel. J'imagine que cette repro est sensée favoriser un climat de relaxation mais je ne sais pas pourquoi, j'ai une furieuse envie de lui dire qu'il a des gouts de chiottes en matière d'art. Mais est-ce bien légitime de ma part de le lui dire ?
Et puis, peut-être est-il dingue du Mont Saint Michel, qu'il y va en pélerinage avec toute sa petite famille, une fois par an, ou bien il rêve d'y aller mais il n'a pas le temps. Ou alors, il a trouvé cette repro en solde chez Ikea ou chez Fly et il s'est dit que ça pourrait remplacer “le bateau bleu sur le rivage” qu'il avait depuis des années.
“_ Vous semblez beaucoup faire cas de votre conscience.
- Et ta mère, elle t'a pas dit que c'est ce qui spécifie notre humanité ? (je reformule) Et bien, coach, n'est-ce donc pas ce qui spécifie notre humanité, avoir conscience que nous avons une conscience ?
_ Nous en reparlerons dans 15 jours.
_ Nan nan, attendez et moi je fais quoi là ?
_ Ce qui vous semble légitime.”
En fait, non seulement mon coach a des gouts de chiottes et je me demande aussi pourquoi je le paye…
Bang bang avec les assiettes 5 février, 2010
Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles, Les nouvelles du front , 1 commentaire
Y'a des jours où les journées s'annoncent bien. Pour finir en carnage.
Pour une fois, vous entendez le cui cui printanier des oiseaux le matin. Vous profitez de la matinée pour apprendre tout un tas de bonnes nouvelles à votre sujet. Vous voilà toute légère pour entamer vos quelques heures de travail.
En ce moment, il est vrai, votre tête calcule, calcule, comme les petits gibis. Vous passez vos nuits à compter, anticiper le CA, marketer les soirées, provisionner virtuellement, vos rêves prennent des allures de ligne de compta. Alors un peu de légèreté est la bienvenue.
Et puis voilà, comment pour des assiettes mal essuyées et des verres trop opaques, votre vie professionnelle se transforme en règlement de compte à OK Coral sur fond de sms trashs à 1h00 du matin. Pause. Vous venez de vous crasher comme le concorde. Celle là, quand même vous ne vous y attendiez pas… Bon, deux options : vous décidez sur le champ de prendre de longues vacances à Tombouctou, finalement vous l'avez mérité, 10 mois que vous essayez vainement de faire comprendre que vous n'êtes pas un fucking punshing-ball. Ou bien, vous prenez le taureau par les cornes - enfin là en l'occurence il s'agit plus d'un grizzli sous kétamine - vous lui faîtes une bonne piquouse pour qu'il arrête de mordre à tout bout de champ, vous sortez l'arsenal juridique à votre disposition; ce n'est pas joli mais bon si vous devez mener une guerre contre votre gré pour défendre votre place, et bien, put*ù&, vous allez monter au front oui !
Girl power !
PS : spécial thanks à mon ours polaire…
Ce temps à double tranchant 4 février, 2010
Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , ajouter un commentaireLa porte s'est refermée sur les derniers clients. Biolay fredonne tout seul son “prenons le large”. Maintenant il est l'heure de tout ranger avant de fermer. Ecouter Biolay à la fermeture d'un café c'est un peu comme déguster une madeleine à la terrasse d'un fast-food : Vous voudriez prendre le temps de savourer, de laisser couler les notes et la voix grave mais déjà le temps vous rappelle à l'ordre. Le temps, tout le temps, qui surgit en porte à faux, quand on ne le voudrait pas. Le temps, le mauvais moment, l'espace temps insensé qui cavalcade le long de la chaussée. Ce temps dont vous voudriez jouir, encore et encore, alors que vous sentez, s'insérer dans vos veines une aube nouvelle, un goût de printemps où le champ des possibles vous murmure l'absolument.
Ce temps à double tranchant et tous ces signes des temps, numériques, mécaniques qui battent froidement la rythmique et les minutes défilent sur votre écran. Et vous, vous avez la tête ailleurs. Mais vous ne direz pas où…
Corps à corps 3 février, 2010
Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration), le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , 1 commentaireCe soir là, la première, teint de porcelaine et bouche ensorceleuse, s'est lovée dans le fond du canapé. Elle aurait déjà du partir. Mais toujours repousser. Elle se lève, prend ses affaires et s'apprête à quitter la seconde. Tant de fois elles se sont dit bonsoir devant la porte de l'entrée. Tant de fois leurs baisers de joue ont failli glisser.
Elles restent là, à l'intérieur, à s'observer, se mesurer. Ira ? Ira pas ? Reculer l'instant T du “au revoir” familier. Mais ce soir, ce soir là, élan incontrôlé; la seconde enlace la première au moment où leur pommette allaient se rencontrer. S'abandonner contre la porte et l'embrasser.
L'instant n'a duré qu'un quart de seconde et pourtant. Un quart de seconde où tout peut basculer.
La sac qui tombe à terre, bientôt suivi par le reste des affaires. Les mains moites de désir qui se cherchent et se serrent. L'inévitable est arrivé…
La première et la seconde enlacées. Corps à corps enfiévré. La bande son qui explose. L'osmose de la métamorphose. La porte de l'entrée va craquer. Goldfrapp qui murmure son “oh la la” et les bouches brûlantes, desiderata.
Le blouson qui vole, les décolletés qui caracolent. La seconde qui tombe en arrêt, caressant ces seins splendides et raidis, prêts à jaillir. La main sur la nuque, les yeux dans les yeux et si l'on ose il n'y a plus de mode pause. Plonger dans le bustier, s'y fondre en entier. Défaire l'agrafe du soutien gorge et déboutonner le pantalon, prêt à glisser. Y faire filer ses doigts et deviner l'envie. La première qui gémit. Effleurer les dentelles du dessous et les faire transpirer. Les bassins qui n'ont de cesse de se provoquer. Langues qui roulent et celle de la seconde qui descend, descend, descend… S'arrêter sur ces tétons dressés. Lécher, mordiller, humer et continuer le long de la ligne de poitrine, vers la flèche longiligne. Passer le nombril. Frissons et peau sous tension. Egarer ses lèvres sur le bouton. S'immiscer dans ce bosquet, ce delta du bas, territoire de plaisir. La première qui se sent défaillir. Prélude à l'amour.
La seconde qui invite la première à partir pour un voyage intersidéral dans une chambre. Passion buccale. Duel de caresses. Sauvagerie sensuelle. Epidermes mis à nu et iris des pubis enchevêtrés. Couler de concert dans des vagues de lasciveté. Phalanges qui s'engage en territoire inconnu. Le bassin qui va et vient. Murmure de la première. Le moment est venu. Admirer le magnifique fessier suspendu dans l'air. Et l'ère de la chute de rein qui frémit sous les baisers. Le temps qui s'effondre et plonger en eau profonde dans l'origine du monde. Vibrer. Pénétrer. Mouvements lents et impulsion. Tours et détours. Allées et venues dans le fruit défendu. Orgasme sous pression, lame de fond, vagues d'ondulation.
Changer de position.
Les corps qui s'agrippent, chairs collées serrés et imbriquées, les mains qui empoignent les hanches et qui disent “encore, toujours plus fort”. Chuchotement et gémissements qui se déclinent en chanson. La bande son qui redouble. Les bits de l'acoustique orgasmique qui partent en envolée lyrique. Les corps qui perlent et qui s'accrochent d'ivresse. se perdre dans une débauche des sens. Caravelle de délice et boire le calice jusqu'à la lie. Faire l'amour une bonne partie de la nuit et s'endormir fatiguées mais tellement belles, tellement sensuelles. Intense Elles qui font des étincelles.
La fille qui pompe vos mots
Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 1 commentaireC'est con comme parfois les mots manquent. On peut faire l'inventaire du dictionnaire, les qualificatifs sont aux abonnés absents. C'est ainsi; la fille qui pompe vos mots pour gonfler les étoiles d'une autre atmosphère vous laisse à chaque fois cette même impression. Comme un ballon, en suspension, la porte se referme et l'horizon a un goût différent. Un peu salé, un peu piquant, une note d'exotisme, un palmier à côté de la poubelle - vous boiriez bien des coktails - un iceberg qui dérive le long du trottoir à minuit moins le quart. Oui, la fille qui pompe vos mots fredonne un autre univers, un monde mappemonde où les pays Sens, Immense et Intense vivent avec les nations de l'Etonnement, du Mouvement et du Touchant.
Loin de vous, l'idée saugrenue de transformer la nature des choses, il n'en reste pas moins, votre étonnement quant à cette fille qui vous enlève les mots du stylo pour en faire une ribambelle de volutes de fumée, notes incandescentes qui partent dans la buée de la somnolente heure du coucher.
La fille qui pompe les mots est juste quelqu'un de grand.
Gainsbourg et le chat 2 février, 2010
Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire
Gainsbourg dans un snack-bar se fait verbal. Gainsbourg au hasard et là, le taiseux est pâle. L'amour en soi, comme une mélodie qui résonne. L'amour s'éreinte, que cet air fredonne. Au feu de la passion, aux armes citoyenne. Feu de joie sans compromission, brillantine et kérosène.
Gainsbourg dans le lecteur marque le tempo-compteur de ce beau Phénomène. Jouer aux silences plutôt qu'aux mots, saute-moutons ou chat perché, selon. Le félin caché dans l'escalier, à demi-découvert pour être trouvé, blotti sur le pas de la porte, toutes griffes dehors.
Gainsbourg dans le lecteur, j'apprend mes gammes de véto sur un radio-émetteur. Signes vitaux normaux, je perçois encore faiblement les battements de son coeur. Hypotermie, le chat a mal, le chat a peur. Il s'enfuit dès qu'on lui sourit.
Un jour j'ai trouvé un chat de gouttière, drôle de phénomène, et j'écoutais Gainsbourg.
Il a aimé, s'endormant ainsi sur les rêves bleus de mon oreiller.
Samedi soir !! 31 janvier, 2010
Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire
J'ai rêvé comme une folle de mon samedi soir pendant toute la semaine… Les dernières heures qui me séparaient de cet instant s'étiraient, s'étiraient et j'ai bien cru que j'allais être coincée dans un “samedi-fin-d'après-midi”. Qu'avais-je prévu pour mon samedi ? Rien, justement. Seulement moi et tous mes moi, ensembles pour un moment de bonheur intense.
Au programme de ma soirée, débridage total en solo. Techniquement, j'étais invitée à passer dans un bistrot ou à un apéro, mais là, niet, j'étais juste incapable d'assurer un minimum de conversation. Alors, Napoléon sur direct 8 en fond d'écran, je me suis exercée à faire des ronds avec la fumée de ma clope, j'ai eu enfin le temps de compter mes doigts de pied et de les peindre de ce beau vernis rouge-fille, de regarder mon plafond (il n'y a rien de plus reposant que de contempler un plafond), d'organiser mentalement mes prochains mois, de définir mes priorités et MOUAOWWW, j'aime reposer ma langue et mes oreilles !
Qu'il est bon de faire ce que l'on veut sans personne pour vous regarder, les yeux ronds, dîner avec de la brioche débordante de nutella en refaisant les dialogues d'Inglorious Bastard, version Hip-Hop garage.
Quel délice de mettre VV Brown à fond et de faire un solo magique de air guitare, debout sur la table basse, sans craindre le regard réprobateur parce que c'est-pas-bien-de-marcher-sur-la-table, hé ho ! fuck la table ! je suis en chaussettes là !
Au bout de cinq minutes de pogo en solitaire j'ai tout de même abandonné, me mettant à raconter ma semaine à mon chien, toujours très attentif à ce que je lui blablate. Mon chien ne me juge jamais, il m'aime et me le montre qui plus est, paramètre très appréciable pour mon ego.
Maouwwww ! (oui, navrée pour cette chute de post inhabituelle, mais je n'en avais pas d'autre sous la main)
Quand la terre brûle 28 janvier, 2010
Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , ajouter un commentairela terre brûle et c'est la canicule par -5°. Le corps qui fume, drôle de bidule. Des mains, des jambes, un tronc et une tête. Sacré costume pour le funambule.
Quand la terre brûle dans son être c'est l'intérieur qui passe par la fenêtre. La douleur aux abois, planquée bien au chaud dans des reins qui essuient les plâtres et les antibios qui vous crament tout dedans, vous donnant ce teint grisâtre.
Quand la terre brûle, l'oxygène vient à manquer, ne pas oublier de bien respirer par le nez et veiller à ne pas trop écouter la plainte de l'intrinsèque qui se dissèque sous les assauts répétés de la blessure.
Batteries à zéro, on atteint le niveau d'épuisement physique critique, alors on rame, toujours plus fort, toujours haut et on s'en remet au psychique, celui qui ne fait pas défaut.
On voudrait juste s'arrêter pour respirer mais il n'y a rien à faire, juste rester en apnée et essayer de ne pas y penser…









