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730 jours 21 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

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Etre prévenue : « tu verras, les dates anniversaire, c’est comme les portes qui claquent, ça sonne comme un au revoir ». Allez savoir pourquoi, on ne veut pas s’attarder sur ce calendrier personnel aux effluves surranées…

C’est un premier jour d’été au léger goût de nostalgie. C’est pâteux, ça reste collé au fond de la gorge et on se retrouve avec un drôle de chat dans le larynx, la voix vaguement enrouée. C’est un 21 propice aux souvenirs furtivement douloureux, où la fatigue d’une nuit trop courte se mélange à l’éclatante absence d’un hibiscus très affairé. Deux ans déjà que cet étonnant hibiscus a envahit votre vie, quelques mois aussi depuis que tout s’est fini.

Deux ans plus tôt, Charles Trenet aurait pu chanter « le soleil a rendez-vous avec la lune », l’hibiscus a fleur de corps en regardant le miroir d’eau. Il faisait beau, tout était permis et la moiteur de juin collait étonnement bien à la peau.

Deux ans plus tard, la boucle est bouclée, les bougies bien refroidies ont été soufflés et il ne reste que quelques photos, éparpillées…

La salsa clandestina a disparu, c’est le tango désenchanté qui martèle le tocsin des adieux. Trinquons à l’été et à tous ces hibiscus qui restent coincés, quelque part dans un coin de votre mémoire…

 

Marieuse online tel est mon destin ! 9 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 1 commentaire

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Ahhhhh, ce sentiment transcendant qui vous prend au tripe et qui provoque de multiples manifestations épidermiques telles que : poils hérissés, suées, rouge au joues, palpitations, syndrôme vagal etc etc…

Ahhh…. oui, se prendre les pieds dans le tapis des sentiments, avoir le coup de foudre à la première conversation, sentir que cette fois-ci c’est la bonne, avoir envie de chanter comme les oiseaux et sautiller littéralement même quand il pleut. Ahhhh… L’amour… Promesse de moments complices et tendres entre deux êtres, une rencontre au hasard, un simple regard, quelques mails échangés et vous voilà a-mou-reux.

Pardonne mes envolées lyriques lecteur/lectrice, je suis en train de roder mon laïus pour mon nouveau boulot.

Car oui, vois-tu, mon travail consiste à être une sorte de facilitatrice de rencontres, une marieuse virtuelle, une chaman des sentiments.  Non tu ne rêves pas, voilà que je deviens très officiellement une marieuse online pour agence de rencontre sur le net.

Pied de nez ou signe ? Je n’ai pas encore tranché…

chronique de la vie ordinaire 2 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 3 commentaires

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Je te délaisse lecteur, lectrice et ce n’est pas bien. Tu te demandes peut-être si je ne me suis pas perdue dans les méandres de la vraie vie. Non pas du tout. J’ai pris des vacances. Et j’ai beaucoup, mais alors beaucoup réfléchi à mon avenir. A force de pratiquer le houlahoup et la poule volante sur la wii fit, je finissais par avoir la vague impression d’être coincée dans l’antichambre de l’intelligence. Sensation augmentée à la lecture de Voici chaque semaine. 12 minutes, montre en main pour lire de A à Z un journal qui respire à plein poumon le vide intersidéral.

Je me voyais devenir une « couch potatoes » comme aiment dirent les américains, une patate de canapé, encore en pyjama à 15h, en train de boire une despé les pieds en éventail sur la table basse, une clope dans la main gauche et une part de pizza pepperoni dans la main droite. Bon, là, je noircis le tableau mais je suis sûre que tu vois ce que je veux dire.

J’attendais, ah ça oui j’attendais. Qu’il pleuve des billets de 100, qu’il se mette à neiger, que ma terre tremble, qu’une belle brune débarque dans ma chambre, que… J’attendais je ne sais pas trop quoi, méditant devant les coulées de ketchup qui débordaient de mes sandwichs au pain de mie complet.

Alors je méditais d’autant plus sur cette infinité de mes possibles, multiples possibilités de mes effondrements clandestins; je regardais le plafond et je ne voyais rien. Les « si » faisaient la cour aux « tu aurais du » et aux « peut-être » qui tapissaient le langage de mes proches. Pour échapper aux si et aux peut-être, parenthèses hypothétiques et pathétiques, je me réfugiais dans la contemplation extatique du plafond et de E! entertainement, une sorte de Voici télévisé où on apprend que Georges Clonney aime que ses costumes soient bien repassés…

Moui, tu vois, lecteur, lectrice, mes vacances avaient l’allure d’une retraite profonde et intérieure. Quoique… je ne suis pas certaine que la lecture de voici soit encouragée par les bonzes.

Mais me voici, sortie toute proprette de mes vacances ordinaires, toute excitée par ce nouveau job qui m’est presque tombée dessus… Hé hé… ;-)

 

 

 

Toute la nuit… 27 mai, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

Toute la nuit, oui, toute la nuit et même toutes mes nuits sont d’une confondante banalité d’insomniaque.

Couchée 23h, trois tisanes plus tard, le flacon de fleur de bach « douce nuit » avalé, la bio de Freud lue en long et en large jusqu’à la dernière page, oui; 23h, quelques heures et deux films plus tard les oiseaux commencent à jacasser derrière les volets. Signe inquiétant que le soleil est en train de se lever.

On a eu le temps de faire l’inventaire des placards à vêtement, histoire de coordonner mentalement nos futures tenues, pour au moins… pffff… les trois mois à venir.

Et puis on écoute en boucle les morceaux préférés, on revisionne les meilleurs passages de ces films cultes, on se prend à imaginer mille et une choses folles que nous pourrions faire et on voudrait sauter de toits en toits dans la nuit, observer à la fenêtre ces êtres sensibles dont on a croisé la route pour les regarder dormir. Les heures passent où l’on énumère mille et une choses, dressant des listes de voyages à faire, de souhaits à exaucer, de tous ces mots que l’on pourra dire, de micro souvenirs et on se surprend à sourire.

Alors on imagine, on réinvente, et another dream catch me, l’aurore pour compagne et les heures qui stagnent. La « bittersweet symphony » de The Verve en fond d’écran et le plafond qui se reflète en technicolor, toile de fond pour notre cinéma; fantaisie dans la nuit, dans tous les rayonnages de cet hyper à penser. Bientôt le dernier train pour le pays où l’on dort. Du rêve à tous les étages, la perception qui se confond, le sommeil profond, éclipse paradoxale, voilà.

Le réveil sonne déjà.

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De la science des rots 20 mai, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 2 commentaires

Que font trois fille, plutôt mignonnes, habitant sous le même toit et se retrouvant à 1h00 du matin dans la petite cuisine, accoudées au plan de travail devant du coca light.

Un concours de rots pardi !!

Rien de vaut quelques rots élégamment disposés dans une conversation pour renforcer des liens car, voyez-vous, c’est quand on rote que les fossés de l’inconnu interlationnel se dissipent. Un bon rot donne à l’intimité unique de cet instant une aura que l’on ne partage pas avec tout le monde. C’est en faisant ce concours que je me suis surprise à compter qui m’avait déjà vu lâcher ce souffle bruyant. Peu de monde en fait. Oui vraiment peu.

Et puis le rot a aussi une connotation moins scato que le pet. C’est plus fun. Alors on se surprend a descendre la bouteille de coca pour laissé éclater des rots qui sifflent, tout en retenu, gras, lourds, nasals ou plus profonds. Il y a plusieurs sorte de rots. Tout dépend de la manière dont il s’échappe.

Et voilà comment trois filles entament une discussion assidue sur la science des rots…

Une journée presque ordinaire 10 avril, 2010

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c’était une journée presque ordinaire. Il faisait beau et presque trop chaud sous le soleil.

Déjeuner avec Cassiopée; un sandwich roulé en boule et une heure de bavardage pendant sa pause. Et la langueur, l’appel du week-end ralentissait nos mots.

Aller chercher un chéquier puis arrêt chez Virgin pour acheter ce fameux bouquin sur les loups et les femmes sauvages. J’avais du temps et il faisait beau. C’est drôle d’avoir brusquement du temps quand on en a eu si peu pendant longtemps. Une impression étrange d’être une touriste dans sa ville.

J’arrivais au Virgin et ce fut le vertige, intense et excitant. Sensation d’être un enfant dans un magasin de jouet. Je passais des heures à lire les quatrième de couv’ des livres, hésitant, farfouillant, et me rendant compte que j’en avais déjà beaucoup lu. Les auteurs défilaient comme une longue liste sans fin : Paassilina, Jorn riel,t. Capote, Exbarria, K.Dick… Autant d’auteurs qui avaient marqué de leur empreinte ma toute petite existence.

Je cherchais une biographie de Simone de Beauvoir en poche, ne la trouvais pas, pris autre chose à la place. Un romancier espagnol que je ne connais pas sur l’histoire d’un extra-terrestre perdu à Barcelone. Tout un programme. Et toujours cette soif de lectures, de découvertes et écrire, encore et encore.

Je pensais à mes petites histoires qui sortiront le mois prochain tandis que j’observais tous ces autres « moi », hésitants eux aussi dans les rayons.

J’avais déjà une pile de livres conséquentes sous le bras, quand je passais en bout de gondole et tombais nez à nez sur ce tout petit roman  » petit éloge de la rupture » de Brina Svit. Une vraie promesse ce titre !!

Je ressortais du magasin, avec ma pile sous le bras, me disant que les journées bien ordinaires ont ce petit quelque chose de plus, simple et doux. Et j’étais heureuse.

WII FIT et dolce vita! 26 mars, 2010

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Maintenant que ma vie a complètement changé je redécouvre les joies du ménage et m’extasie presque quand je fais la vaisselle ! Quand on travaille comme une damnée pendant plus d’un an, toucher le balai-serpillère n’est plus une priorité. Non, mon chez moi n’est pas devenu un infect capharnaüm, l’hibiscus-de-mes-nuits, que dis-je mon adorable colocataire d’infortune, s’est transformée en véritable fée du logis pendant quelques mois. Il est donc tout à fait logique que je lui rende la pareille.

Voilà, je me suis muée en délicate et charitable femme au foyer, je fais la lessive, je m’entraîne à la WII fit – session yoga – en fumant, je fais du houla-houp virtuel et je dévoile des pistes sur mon snow en plastique en papotant gaiement au téléphone avec Lynette. Ahhh… les joies du sport à la maison….

Plus que tout, je réapprend à vivre, avec cette liberté nouvelle et sereine qui me donne des ailes. Mes unités de temps n’ont plus cette rigidité sclérosante qui me contraignait à courir sans cesse derrière une optimisation optimale de mon temps. Je savoure, je déguste ces instants retrouvés avec mon MOI entier quand, tant de fois j’ai cru me perdre, suffocant sous le poids infernal de la pression, du stress et de la soumission.

C’est la dolce vita des jours heureux où les demains sont un incroyable champ des possibles !

je repasse en fin de semaine… 23 février, 2010

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Internaute de passage ou accro à ce blog,

Je pense à toi, je ne t’oublies pas, mais tu vois là j’ai des trucs sur le feu dont je ne peux absolument pas te parler. Parce que, comme disait ma grand-mère, « on va pas griller la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».

Bref, que pourrais-je te dire pour te faire attendre sans t’impatienter derrière ton ordinateur ?Rien, nada.

Mon ex a fait une lessive et envisage d’acheter une nouvelle machine, me demandant mon avis, comme si je ne lui avais pas dis 100 fois, que ces choix là et moi, ça fait douze. Mais, malgré mes apparences de tiger échappé d’un zoo, je suis une fille bien alors j’écoute gentiment et lui affirme que ses rideaux couleurs « taupe cendrée » sont absolument sublimes.Ami, internaute, je te le demande de toi à moi :as-tu déjà vu une taupe cendrée ????
Je me sens alors une âme de Coco Chanel, touchant ce coton pas très naturel, si finement tissé et que dire de ces mailles, de cette texture au toucher et… et… et pourquoi le tambour de la machine il est devant et pas au dessus ? Et si l’électronique tombe en panne tu fais comment pour récupérer le linge ?

« _ oui, ben, quand même je te demande, c’est important quoi. Bon, ma puce, en même temps tu sais que je m’en fiche complètement de ta machine, étant donné que je ne vais même pas en profiter. Voilà. Ben oui, c’est pas que tu m’ennuies, juste un peu, j’étais en plein épisode 5 de la saison 4 d’Heroes. Demande à BIP BIP BIP, je suis sûre qu’elle est beaucoup plus qualifiée que moi. »
Ah oui, j’ai juste omis un léger détail : Mon ex nage dans le bonheur depuis sa toute nouvelle rencontre. Et figure-toi que je suis ravie. L’amour lui va très bien au teint, sa rencontre est charmante et nous voici en train de discuter toutes les trois comme de vieilles copines.

Quand je te dis je suis une fille bien…

La petite phrase…

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La femme n’aime pas s’entendre dire que l’être le plus cher à vos yeux en ce bas monde, oui, c’est elle; après votre chien. Un conseil : ne jamais mettre en concurrence votre petite amie avec votre animal de compagnie…

La nuit où mon inconscient m’a jeté 18 février, 2010

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Vous n’allez jamais le croire mais cette nuit c’est mon inconscient qui m’a largué.

Et franchement quand vous faîtes un rêve où votre inconscient prend les apparences d’une femme à tête de tigre qui vous débite les pires trucs, vous vous réveillez en sursaut d’une humeur de fenec affamé. Là, vous dîtes stop au vin bio, bonjour le sirop de framboise, vous avez dormi 2H, le chat miaule pour manger, vous voulez juste l’écraser contre le mur comme une crêpe suzette, il fait encore nuit et vous repensez à ce que vous a dit votre moi profond.

Non, mais genre !! vous faire laminer par votre « ça » impulsif, rupture non conventionnelle entre vous et vous, mais c’est HYPER PUISSANT comme rêve !!

Et c’est parti pour un petit tour de « cogito ergo sum », et hop les montagnes russes à 6h du mat’, coincé sur votre lit la tête contre le radiateur, le chat qui fait mumuse avec vos cheveux et le chien qui prend toute la place.

Oui, y’a des jours, comme ça, où effectivement, le facteur n’a pas intérêt à se pointer à 9h pour vous livrer un colis…
 

 

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