navigation

Mon coach perso a des gouts de chiottes 8 février, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

Ce matin je me suis levée exprès pour aller voir mon coach perso. Je lui ai d’ailleurs bien fait remarquer qu’il pouvait bien considérer ça comme un privilège, quand même.

Nous ne sommes qu’au début de notre relation mais je sens que ça va être funky. On joue un peu au jeu du chat et de la souris et, considérant qu’à priori c’est plutôt moi la souris, mon coach a une bonne tête de chat.

Bon là, j’arrive, je m’assois dans son sublime fauteuil de grand-père (je n’ai pas regardé la marque mais je mettrai ma main au feu que c’est un stressless) et paf ! Il embraye sur mes ongles. La dernière fois, je lui ai dis que j’arrêtais de me les manger mais bon au vu des évènements de la semaine dernière, je repousse à plus tard ma bonne résolution.

Sur ce je lui raconte un peu les dernières avancées et fatalement on en vient à parler de ma grosse épine dans le pied.

« Moi _ Moué bon en fait, c’est plus un nain de jardin que j’ai d’agrippé sous ma voute plantaire.

Coach _ … …

Moi _ Faut que je développe là ?

Coach _ Qu’entendez-vous par là ?

Moi _ Au développement ou au nain de jardin ? Ah ok je développe le nain de jardin ! (j’ai encore un peu de mal avec le formalisme de mon coach)  Oui… Comment dire ? J’ai du mal à cerner ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas. »

Après on rentre dans des batailles interminables sur le sens du mot légitime (la prochaine fois, promis j’amène mon dico) et alors qu’il me pose une colle sur mon sens moral mes yeux flottent pour s’arrêter sur une reproduction immonde du Mont Saint Michel. J’imagine que cette repro est sensée favoriser un climat de relaxation mais je ne sais pas pourquoi, j’ai une furieuse envie de lui dire qu’il a des gouts de chiottes en matière d’art. Mais est-ce bien légitime de ma part de le lui dire ?

Et puis, peut-être est-il dingue du Mont Saint Michel, qu’il y va en pélerinage avec toute sa petite famille, une fois par an, ou bien il rêve d’y aller mais il n’a pas le temps. Ou alors, il a trouvé cette repro en solde chez Ikea ou chez Fly et il s’est dit que ça pourrait remplacer « le bateau bleu sur le rivage » qu’il avait depuis des années.

« _ Vous semblez beaucoup faire cas de votre conscience.

- Et ta mère, elle t’a pas dit que c’est ce qui spécifie notre humanité ? (je reformule) Et bien, coach, n’est-ce donc pas ce qui spécifie notre humanité, avoir conscience que nous avons une conscience ?

_ Nous en reparlerons dans 15 jours.

_ Nan nan, attendez et moi je fais quoi là ?

_ Ce qui vous semble légitime. »

En fait, non seulement mon coach a des gouts de chiottes et je me demande aussi pourquoi je le paye…

Samedi soir !! 31 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

tournoiguitarheroaerosmithdemoairguitarl5.jpeg
J’ai rêvé comme une folle de mon samedi soir pendant toute la semaine… Les dernières heures qui me séparaient de cet instant s’étiraient, s’étiraient et j’ai bien cru que j’allais être coincée dans un « samedi-fin-d’après-midi ». Qu’avais-je prévu pour mon samedi ? Rien, justement. Seulement moi et tous mes moi, ensembles pour un moment de bonheur intense.

Au programme de ma soirée, débridage total en solo. Techniquement, j’étais invitée à passer dans un bistrot ou à un apéro, mais là, niet, j’étais juste incapable d’assurer un minimum de conversation. Alors, Napoléon sur direct 8 en fond d’écran, je me suis exercée à faire des ronds avec la fumée de ma clope, j’ai eu enfin le temps de compter mes doigts de pied et de les peindre de ce beau vernis rouge-fille, de regarder mon plafond (il n’y a rien de plus reposant que de contempler un plafond), d’organiser mentalement mes prochains mois, de définir mes priorités et MOUAOWWW, j’aime reposer ma langue et mes oreilles !

Qu’il est bon de faire ce que l’on veut sans personne pour vous regarder, les yeux ronds, dîner avec de la brioche débordante de nutella en refaisant les dialogues d’Inglorious Bastard, version Hip-Hop garage.

Quel délice de mettre VV Brown à fond et de faire un solo magique de air guitare, debout sur la table basse, sans craindre le regard réprobateur parce que c’est-pas-bien-de-marcher-sur-la-table, hé ho ! fuck la table ! je suis en chaussettes là !

Au bout de cinq minutes de pogo en solitaire j’ai tout de même abandonné, me mettant à raconter ma semaine à mon chien, toujours très attentif à ce que je lui blablate. Mon chien ne me juge jamais, il m’aime et me le montre qui plus est,  paramètre très appréciable pour mon ego.

Maouwwww !  (oui, navrée pour cette chute de post inhabituelle, mais je n’en avais pas d’autre sous la main)

 

 

 

 

 

 

 

 

Tes torchons aux porte-jarretelles il n’y a qu’un pas… 27 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 2 commentaires

portejarretelles.jpg
 

Cette aprè-midi je ferme le café, obligations administratives obligent et en quête de nouveaux torchons. J’aime les beaux torchons, ceux qui ont du style, du tempérament. Un café insensé passe aussi dans le choix des torchons.

Premier arrêt à la poste où j’entre pour ressortir aussitôt. Une queue longue mais alors longue et puis je ne la sens pas cette queue, je suis sûre que je vais poireauter indéfiniment. Dans un autre quartier je tente une nouvelle poste, moins de monde, moins d’attente sauf que… c’est une poste stakhanoviste où on nous range en fonction de nos besoins. Je demande à ce qu’on m’édite un RIB et là stupeur ! Ma carte est en opposition.

- Mais comment ma carte peut se retrouver en opposition alors que je n’ai rien demandé ??!!!

- Ben vous vous êtes trompé dans le code.

- Ben non.

- Ben je sais pas alors. Ou alors elle est dépucée.
- OKkkkkk.

 

Puis je passe acheter des torchons pour le café. Au premier étage, c’est rayon linge de maison et lingerie féminine, allez savoir pourquoi cet agencement des rayons… Je choisis de jolis torchons 100% coton et pendant que je patiente pendant qu’une carte vermeil essaie de s’inscrire pour avoir la carte de fidélité, mon regard vrille involontairement vers le rayon lingerie. d’habitude je passe commande auprès de ma mère, qui connaît mes goûts en matière de fringues et de marques, un penchant prononcé vers le casual chic à la Charlotte Gainsbourg. Pour gagner du temps et éviter les séances shopping, je l’appelle :

- Allo maman ? bon alors je voudrais la chemise somewhere page 24, le pull assorti page 42 et arrête les boxers, prends moi plutôt des chaussettes et d’autres dessous.

Et puis là, folie, mon regard s’accroche à des portes jarretelles absolument splendides, d’un colori poudrée sexy et… et… je suis dingue de lingerie ! Evidemment je repars avec.
En fait, des torchons à la lingerie  il n’y a qu’un pas ou plutôt 3 mètres exactement.

 

 

Célibataire c’est bien sauf quand…

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise,humeurs et deshumeurs existencielles , 1 commentaire

fille.jpg

 

Je suis en train de faire vivre un pur moment érotique à mes tympans en écoutant VV Brown tout en repensant à ce que me raconte une copine sur sa vie sentimentale. Un ressenti puissant, « le coeur qui tombe dans les talons » à chaque fois que la sonnerie du téléphone retentit, les bouffées de chaleur du début, le fait de savoir que c’est cette personne et personne d’autre, s’imaginer vieillir ensemble, etc etc.

Oooookkkk…

« Heu… ma chérie dans deux secondes je vais déprimer si tu continues à me parler de ça… »

En fait être célibataire c’est cool sauf quand les copines te ramènent brusquement les pieds sur terre.

Et puis bien sûr, il y a les rêves un brins chaloupés la nuit et tu te réveilles le matin super excitée avec la truffe humide de ton chien dans le cou. Moyen.

Et puis il y a le film que tu veux absolument voir mais toute seule, pffff, comment dire… Moyen.

Et que dire de ton romantisme débordant qui ne demande qu’à déborder mais tu ne vas tout de même pas te mettre à envoyer des fleurs à la boulangerie ou à la banque, ni à mamie parce que tu as une soudaine envie de faire livrer des bouquets.

Et puis tu aimerais bien, parce qu’au fond tu en rêves, qu’on t’achète des croissants tous chauds pour te les amener au lit et là on te réveillerait doucement en caressant tes cheveux, un filet de soleil dépasserait des rideaux (je n’en ai pas mais là je rêve) et tu ouvrirais les yeux et devant toi un être aimant et passionné et patient-qui-te-supporterait- et te désirant et… SCRRRTCCCHHH…attends, rembobines…et remets toi en tête que tes précédentes relations furent source de migraines intenses.

Ouf ! pendant un instant j’ai cru que je perdais mon gôut naturel pour le célibat.

 

 

 

Le salon du sexe triste 25 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 1 commentaire

Aujourd’hui, je suis allée avec Philomène et Bella, au salon de l’érotisme, enfin plutôt le salon du sexe triste. On se disait, les yeux pétillants, que notre Mojo allait grimper au plafond entre joujous en tout genre et beautés déshabillées. On sortirait forcément un peu frustrées puisque célibataire, mais tout de même, une petite virée entre copines au pays de l’érotisme quoi de meilleur un dimanche après-midi (en fait si, un film de hugh Grant sous la couette avec des crêpes au nutella) ?

Bref, nous voici arrivées au fin fond de Bordeaux, dans une zone semi-désertique et premier choc : il semblerait que toute la ville se soit ruée sur ce salon. Petits coquins de bordelais…
Deuxième choc, pendant que nous patientons à la caisse, je me demande si je ne suis pas tombée dans un univers parallèle où l’érotisme n’est pas, comme je m’y attendais, beau, sensuel, sexuel, mais plutôt libidineux, voyeuriste et tristounet.

On franchit les grilles et… comment dire… c’est un petit peu comme si j’arrivais aux puces de Saint Ouen version gonzo. C’est aussi les soldes pour les sex-shops qui bradent leur stocks, mais où sont les modèles design, sexy et so glamour de feelztoys ou factory ? Et puis il y a le marchand de bottes à deux balles – du faux python en plastique avec des talons – et le vendeur de manteaux en fausse fourrure. En fait tout est faux, un peu vulgaire ou racoleur, même les strings sont d’un mauvais goût à pleurer.

Et que dire de ce deuxième espace, « l’espace hot », où, pour y accéder il faut encore payer. On vous promet du chaud, du caliente et alors que je regarde la pub d’un club privé, je relève les yeux et manque d’avaler ma langue. Un stand vous promet de vous faire fouetter entre autre délices sado-maso par deux, deux… dames passablement lasses de fouetter à tire-larigot, toute nue, la chair flasque, les seins tombants et wowwww ! le triangle rasé et au raz des dvd pour l’une et coloré en rouge pour l’autre. J’ai déjà vu beaucoup de choses mais là, j’ai juste failli vomir ma crêpe au nutella imaginaire.

On a fini par prendre en photo la strip-teaseuse fatiguée en train de manger un sandwich affalée sur son stand, histoire d’avoir un souvenir mémorable de cette journée.

On a est venues, on a vu, on a vaincu…

Quand la chasse mène à Lacan 23 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

300pxjacqueslacanpsychoanalysisfrance.jpg

Initialement, je m’étais prévue un week-end safari « chasse, pêche, nature et tradition » histoire -parlons crûment mais parlons vrai- d’apprendre à séduire en nocturne et pas seulement rester à danser frénétiquement, mon verre à la main.  J’ai donc failli aller à la pêche au jeunes filles en fleur, afin d’apprendre les techniques d’approche de base. J’avais réussi à débaucher quelques clientes, plutôt expertes en la matière et nous devions nous retrouver là-bas, pas très loin en Chine occidentale, plutôt sur les quais au milieu d’autres boîtes de nuit.

Mais à deux heures du mat’, après avoir servi des dizaines de bières et quelques litres de vin, le coup de barre me guettait dangereusement.  Et puis j’adore mon Lolo ours polaire et de papotage en papotage avec son ami, nous en sommes venus à parler sentiment, contrôle, lâcher-prise, équilibre, désir, question du choix, l’acte, gestion des solutions et Lacan. Lacan et son savoir-dire, le moi idéal et l’idéal du moi, les signifiants et pffff… jusqu’à 5h du matin j’ai perdu quelques neurones en course.

Initialement j’aurais du boire, un peu mais pas trop, et j’imagine, qu’avec les précieux conseils de mes clientes, j’aurais appris à décoder les messages subliminaux qu’envoient les jeunes filles. Qui sait ce qui aurait pu se passer cette nuit là. A la place de quoi j’ai choisi. Choisi de partager un véritable moment avec mon ragondin préféré, d’être dans l’instant, dans l’intime, de l’écouter évoquer de petites choses de son être et de me sentir infiniment bien, assise sur mon tabouret de bar en si charmante compagnie.

J’aime bien Lacan, ses idées sont cool. Pour la chasse, on verra une autre fois…

 

Dimanche matin après 30H de… de quoi d’ailleurs ? 17 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 6 commentaires

photo0561.jpg

Dimanche après la pluie.

 

Imaginez que vous venez de passer 30H dans une machine à laver en mode essorage et vous aurez une idée de cette petits coups d’accélérateurs de la vie. Car en 30H il s’en ai passé des choses ! Les filles qui décoincent leur vie sentimentale, occupation du dance floor à outrance, fritages en tout genre, blablabla dans tous les sens en mode blabla, échouage dans un appartement (pas de scooter avec l’alcool) comme une éponge dégoulinante de chupito à la vodka sur le rebord d’un évier inconnu, le regard de vache espagnole, un poil béat et le cerveau en mode pause.

- Heu… Excuses-moi, j’adore quand tu me parle mais là je ne peux plus il  faut que je dorme.

A ma montre, il est 6h du matin ce samedi. j’ai travaillé puis dansé toute la nuit et tout à l’heure je referai des quiches… Sauf que, nonobstant l’effet du vin sur un corps imbibé, me voilà parti dans une insomnie facilitée par les feulements d’un jeune chat en rut. Bon. jusque là tout va bien.

Ouverture du café, une vraie carpette on dirait Chantal Lauby dans le film « Laisse tes mains sur mes hanches », état déplorable d’urbaine après la fête qui doit affronter sèchement la pointeuse et qui, pour aller plus vite, ne s’est pas du tout changé. Juste un petit ravalage de façade en catastrophe avec le maquillage de Philomène et puis on dira que ça va.

On tient bon, et les heures passent sans que l’on s’en rende compte. Thank you Red Bull. Le planning qui change au dernier moment, on fini par en avoir l’habitude, alors on saute directement à la case deuxième partie de soirée. Le temps de rentrer prendre une douche et d’écouter à pleins poumons Dee Lite et son « Groove is in the heart ».

Oui, En fait c’est facile : se faire une beauté, sortir, parler, danser, séduire, envoyer valser, danser, boire, parler, sortir, séduire, envoyer valser, danser, se faire une beauté, sortir, boire, parler, envoyer valser…

La partie s’achève quand le programme ne vous convient plus et que vous sentez que vous en avez assez fait pour donner à ces 30 et quelques heures un goût unique. Les filles sont bien accompagnées c’est l’essentiel. Vous rentrez chez vous l’esprit léger. Puis vous fermez les yeux en vous disant que décidément elles ont une sacré place dans votre palpitant détraqué ces copines au grand coeur. Un sourire et vous dormez…

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

Casimir aka Hulk le coktail explosif ! 13 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

casimir.jpg AKA   hulk.jpg

 

Ce matin, ma copine Alice vient papoter au café. J’aime bien Alice, elle est… enfin c’est Alice, vibrillonante. On se raconte nos vies respectives de presque trentenaire, genre grosse pagaille à tous les niveaux. Puis elle me glisse qu’elle ne sait pas si elle a envie, un jour, de devenir sage. Sa théorie est que les boudhistes, pour atteindre l’éveil suprême, renoncent finalement à vibrer dans l’affect. Intéréssant. L’affect peut-il se satisfaire de vivre, en quelque sorte, à moindre coût ? La sérénité appelle le calme mais a t-on envie d’être calme en permanence ?

Moi par exemple, je me suis réveillée d’humeur caliméro, puis je suis arrivée au café en Casimir, pour me transformer en milieu de journée en Hulk et finir en Belle au bois dormant… Et tout ça dans un équilibre absolu qui fait je suis moi, dans mon entier.

En fait je suis nombreuse ! Pas étonnant qu’on est du mal à me suivre…

Ave Krishna !
 

La to do list des petits bonheurs au quotidien 11 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

photo0463.jpg
1 ° – Se réveiller le matin, regarder l’heure, avoir un immense sourire et se féliciter d’avoir eu la merveilleuse idée d’être son boss pour se lever quand d’autres sont à leur pause-déjeuner. Jouissif.

2° – Du coup, être ravie d’avoir éduqué Titus pour qu’il s’adapte aux heures de réveil plus ou moins tardives.

3° – Répondre aux coups de fils professionnels, passer les commandes… Et se rendormir après !

4° – Rêver, rêver, rêver toutes les nuits et s’en souvenir le matin. Comme si on vivait une deuxième vie après minuit.

5° – Prendre tous les matins le petit déjeuner au lit entourée d’une pile de journaux et de bouquins.

6° – Lever les yeux vers l’horizon, autant de fois que possible dans la journée et se dire que c’est formidable de voir ausi loin.

7° -  Avoir un certains nombres d’idées à la minute. Et les mettre en pratique !

8° – Ecrire après minuit, quand le monde s’endort…

 

Début d’année

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 4 commentaires

dferlante.jpg
Lundi 11 janvier. Mon année commence.

Ces 10 premiers jours furent comme une page que l’on claque violemment. Une déferlante du type Jaws sauf que l’on avait pas vu la vague arriver. 2009 se sera terminé avec 10 jours de retard. 2009, un oeuf d’autruche que l’on a eu du mal à gober. Où il aura fallu ramer fort pour traverser les turbulences de ses désillusions, trouver la constance de son coeur et s’adosser fort à sa confiance pour voir venir de nouveaux jours. 2009, une année où l’on grandit d’un coup et où les rencontres sont les plus belles.

La semaine est passée comme un météore et est venue se crasher lundi dernier dans ce jardin secret où l’on cache, par pudeur, ces émotions à fleur de peau.

Lundi et l’on s’étrangle presque au téléphone en apprenant la nouvelle. Il y avait bien quelque chose qui flottait depuis début décembre, comme une brume légère chargée de mélancolie. Il y a des lundis où l’on est à deux doigts de perdre quelqu’un que l’on aime si fort que le monde s’effondre au bout de la ligne…

Mardi, l’emploi du temps chahuté laisse la place à une course contre la montre pour calmer la douleur d’un corps qui s’affole. Mardi, urgences, et l’on comprend pourquoi, depuis 15 jours on crève de souffrance en silence.

Mercredi et tout s’accélère. C’est la porte d’entrée de l’hôpital que l’on franchit sans savoir qu’on va y rester plusieurs poignées d’heure. Une chambre, un lit, une télé et le son étouffé des pas dans le couloir. Solitude, désarroi. Consultation, perfusion, et l’attente, sourde. Tout est allé trop vite. On ne s’y était pas préparé. On finit par redouter jeudi.

Jeudi et son matin rassurant. On saute la case salle d’op’ pour passer par celle des antibios. L’après midi commence bien. Suivi d’une bonne perf d’augmentin. Qui révèle une allergie totale. Quelques heures de cauchemar où le corps repart en vrille, à deux doigts de flamber. La peur du siècle. Tout est allé trop vite.
Vendredi, sortie. La volonté totale de prendre son élan pour mieux repartir et l’on trébuche une dernière fois sur cette chair qui ne veut pas suivre le rythme imposé. Pendant ce temps, on redoute un appel de là-bas. Là-bas. Là-bas dont on voudrait se sauver. Là-bas dont on ne peut pas.

Samedi. Tout va mieux. Tout cet amour qui déborde et l’on voudrait franchir les océans pour lui, pour elles, pour eux. Faire sentir qu’ils sont tous si importants, si précieux.
Dimanche. Une nouvelle année commence…

12345...7

Kikoo |
LES NOUVELLES DU FRONT PAR ... |
TEL QUE JE SUIS |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mon journal intime
| Ces gens sans importance
| parle avec elle