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j’ai marché sur la queue du chat… 25 juillet, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 2 commentaires

Aujourd’hui j’ai marché sur la queue du chat en me réveillant. Il a, bien entendu, poussé un hurlement inhumain et m’a sauté dessus toutes griffes dehors. J’étais encore au radar, en train de chercher ma boîte de corn-flakes et j’ai bien failli faire une crise cardiaque de surprise…

Ce pourrait être ma litanie du dimanche soir. Un éclair de lucidité au milieu de mon bonheur habituel : j’aimerais que l’on me surprenne.

Je ne vais pas me plaindre, j’ai une vie de rêve, des amis formidables, je fais ce que je veux quand j’en ai envie mais à la longue, tout ce bonheur ultra-bright est… juste chiantissime.

C’est finalement, aussi assomant que d’écrire de grandes et jolies phrases qui feront rêver.

Je ne sais pas si c’est notre société qui évolue ainsi, mais j’ai souvent l’impression que tout n’est que grosses ficelles, scénarios hyper conventionnels, relations normatives où tout est d’un prévisible à faire peur.

De temps en temps, j’aimerais bien que l’on me bouscule, que l’on me surprenne, que l’on me pousse dans mes derniers retranchements, oui, parfois j’aimerais bien sentir ce petit truc en plus qui me ferait dire : « tiens, tu serais pas amoureuse là ? »

En attendant je vais marcher sur la queue du chat plus souvent…

La déliquescence de la France ? faisons plutôt les gros titres sur les départs en vacances… 2 juillet, 2010

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La déliquescence de la France ? faisons plutôt les gros titres sur les départs en vacances... dans humeurs et deshumeurs existencielles

Juin nous a mis en haleine avec le feuilleton des bleus, leur coupe du monde raté, leur lynchage médiatique et la fameuse enquête parlementaire.
Juillet déboule vite avec ce psychodrama à la française « Liliane Bettencourt and Co – corruption, évasion fiscale et drame familial ».

Plus rien ne m’étonne. Ce matin, l’avocat de l’ancienne comptable de madame Bettencourt nous apprend qu’elle versait 50 000€ par semaine à différentes personnalités, vraissemblablement une flopée d’hommes politiques. Plus rien ne m’étonne. Ou peut-être si, le traitement journalistique des médias nationaux à l’égard de ces infos et leur peu de recul. C’est une course au scoop sans fond, où le fond de l’information n’a plus de valeur.
C’est à qui balancera le plus gros tuyau et s’en nourrira artificiellement, s’en gorgeant encore et encore pendant, allez… quelques heures ?

La chute des bleus comme reflet d’une France repliée sur elle-même, égotique, narcissique et hautaine. Que penser en voyant la joie de vivre de ces équipes de l’Argentine et du Ghana ?
L’affaire Bettencourt comme le symptôme d’une France affairiste, corrompue et omnibilée par le pouvoir ? On préfèrera se repaitre des frasques de ces avocats stars qui occupent le micro, se focaliser sur l’île d’Arros. Du folklore journalistique pour nous contenter, nous, pauvres petits français, en proie à la crise économique, à priori plus interessés par nos vacances et les prédictions de Bison Futé que par la déliquescence de notre pays.

C’est en tout cas, ce que veulent nous faire croire les médias. Car il y a fort à parier que d’ici samedi, Pujadas et autres confrères titrent sur « les grands départs », bons vieux marronniers de la profession, qui ressortent tous les ans à la même époque. A la longue, on finit par se lasser de cette non-info permanente.

Tout au plus, pouvons apprendre, par-ci par-là, que le collectif de hip-hop français « La rumeur », vient de gagner définitivement son procès contre le ministère de l’intérieur. 8 ans de procédure où il furent blanchi à chaque fois, le ministère déposant recours sur recours. Est-il utile de préciser qu’à l’origine ce fut Nicolas Sarkosy, himself, alors ministre de l’intérieur qui déposa contre ce groupe pour « diffamation » ?
l’article ici

Et que dire de ce coup de balai magistral, opéré par Jean Luc Hees, président de radio france, qui vire sans ménagement Didier Porte et Stéphane Guillon ? Etrange, quand on sait qu’ils sont dans le collimateur de l’Elysée depuis un bon moment déjà…
voir l’article ici

De tout cela bien sûr, il en est si peu question.
Encore une fois, quand j’allumerai ma télé, j’aurai droit aux sempiternels embouteillages et vues imprenables sur le périph’ parisien tout bouché. Et je m’en fout complètement…

Moi, Christine B, calomniée sur la place publique… 10 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , ajouter un commentaire

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Moi, Christine B, calomniée, vilipendée, jetée en pâture à des journalistes enragés qui n’ont rien trouvés d’autres à se mettre sous la dent en ce milieu de semaine (aucun séisme à l’horizon, ni crachat de volcan pour se dégourdir les jambes); oui, moi Christine B, je m’insurge publiquement, dans mon petit ensemble marine ou rouge selon les plateaux télés.

Oui la totalité de mes revenus s’élève à 18000 euros (salaire de conseillère générale, retraite de députée et salaire de 9.500 € pour ma sacro sainte mission ), oui j’ai une voiture avec chauffeur(contrairement à Rachida D.), oui j’ai quatre collaborateurs qui travaillent avec dévouement et courage pour que nous menions à bien cette mission sur la « dimension sociale de la mondialisation ». Oui je passe mon temps à prendre l’avion pour voir Dominique S.K et monsieur Yunus et mon coût énergétique a pris une claque en kérosène mais j’aime les inuits et leur Groenland menacé, j’irai prier pour eux au Vatican; j’aime la France et ses fidèles chrétiens concitoyens, j’aime le monde et je me prononce pour la paix universelle. Je comprend que le bas peuple s’insurge à propos de ma rémunération pour un obscur et vaporeux rapport de la plus haute importance. J’entends les voix des français, c’est pourquoi, ce soir, j’ai décidé de (mouchoir s’il vous plaît)  renoncer au salaire qui m’était accordé pour cette charge de travail exceptionnelle que représente la rédaction et le travail d’investigation poussé d’un rapport sur la mondialisation. Je n’irai pas chez Chanel le mois prochain pour les soldes, qu’à cela ne tienne, je vis la crise comme les français moi !

Amen.

L’idyllique en italique 8 mai, 2010

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Je suis au coeur d’un anti-cyclone amoureux. Le ciel est dégagé, la température idéale, l’accord parfait entre l’océan et les nuages. Et me voici, moi, menant ma barque sur ces eaux vagues tranquilles de l’atlantique nord entre deux êtres qui s’aiment. Je n’en fais pas parti, non, je suis juste un élément du décor. Tout comme mon chien d’ailleurs, qui du coup se retrouve avec plusieurs maîtres. En spectatrice privilégiée d’une idylle romantique, je m’interroge.

Tenez ce soir, j’ai entendu un mot doux échangé. Ce pourrait être un « mon chéri », un « mon amour » et autre qualificatif destiné à… quoi d’ailleurs ? Quel est donc cet étrange besoin de possession et d’appartenance ? Je me suis brusquement souvenue du jour où l’hibiscus m’avait appelé « chérie ». On était devant chez moi, sur le trottoir, l’hibiscus dans sa voiture et on se disait au revoir. Ce « chérie » m’avait légèrement chatouillé les oreilles, comme si, en somme, il marquait une étape dans notre relation amoureuse. Ces mots là, dans un texte, je les mettrais en italique parce qu’ils sonnent chez moi, comme une drôle de clochette. Un léger signal, loin d’une sonnette d’alarme mais ils éveillent tout de même mes sens.

Oui, je mettrais ces mots là en exergue, pour bien souligner l’importance de ces petites phrases sans importance. Comme la fois où l’on m’a dit à peu près dans ces termes : « oui, moi aussi je vais passer derrière le comptoir pour t’aider ». En référence à ma collègue, dont l’amie passait régulièrement derrière le comptoir du café pour donner un coup de main. Mon amie voulait s’affirmer dans notre relation en évoquant la même situation. Et moi, j’insistais pour que personne ne vienne derrière mon comptoir. Sur le moment je n’avais pas relevé, cette étrange affirmation dans la relation. Alors que j’assiste en temps réel à une romance, je comprends mieux maintenant.

On peut être un imposteur amoureux, facteur des jours heureux sans conséquence, considérer que tout n’est qu’un jeu et quand on s’ennuie on arrête de jouer. On peut être amoureux mais se garder que cela ne devienne trop sérieux, au cas où, juste au cas où on s’appellerait « chérie » en se séchant les cheveux pendant qu’elle se brosse les dents.  On peut être amoureux sans se risquer un orteil dans cet océan de possibilités multiples et hasardeuses. On peut être amoureux et ne rien dévoiler, on ne sait jamais ou cela pourrait bien nous mener, l’imposteur amoureux n’envoie rien par la poste et se méfie toujours des chéries. Au cas où l’une d’elle aurait sa peau.

Je comprends mieux maintenant.

Les coïncidences ont toujours de l’importance 24 avril, 2010

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Certains soirs, on s’aperçoit, dans une brume indéfinissable, que ce soir là, a vraiment compté. Allez savoir pourquoi…  Une certaine sensation qui envahit les poumons et on sait que ce soir là, précisément, comptera plus que tout autre.

Alors que j’avais complètement oublié d’alimenter ce blog, je réfléchissais pendant ces quelques heures à la suite de séquences formant ce vaste système combinatoire plus ou moins aléatoire, évidemment, qu’était mon expérience d’être humain. Dit comme ça, tout cela paraît bien obscur, mais à y réfléchir on se rapproche de la question essentielle en philo « quid, du libre arbitre ou du destin  » ?

Les coïncidences ne seraient-elles pas le nombre zéro de la roulette-casino, apparaissant au moment où l’on s’y attend le moins ?

D’une coïncidence peut naître un amour, une brouille, un débouché professionnel, une rencontre improbable. Tant de coïncidences peuvent venir subrepticement bouleverser l’existence.

Mais qu’est-ce qu’une coïncidence ? L’éclat d’obus d’un dommage collatéral positionnel ? Un ricochet hasardeux d’une vie à l’autre ? Que serait la vie sans coïncidence ? Et moi, où en serais-je si… Et mes si restent dans la boîte à si, do ré mi fa sol la si do, et puis, je ne sais si, un instant, une vie, l’ombre de ma nuit faire ressortir mes si en ombres gigantesques. Et si mes si coïncidant au hasard on ne peut plus hasardeux de mes jours ordinaires, étaient le reflet brumeux de mes propres choix ?

Avec des si, bien sûr, j’aurais déjà refait la peinture du couloir, je ne noierais pas le poisson à certaines questions et je jetterais dans l’eau sale du bain quelques décisions. Bien sûr, avec des si, je referais cette vie et les coïncidences deviendraient si banales que j’en arriverais à les oublier.

Mais les coïncidences ont toujours de l’importance. Et les si sonnent clair et haut ce swing en si mineur « have you ever… »

 

Dans la chambre 15 avril, 2010

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On m’a prêté une grande chambre. Très sobre, très lumineuse. Le lit est immense et juste à côté, une connexion wifi.

J’ai encore dévalisé la librairie. le superbe « petit éloge de la rupture » de Brina Svit n’aura tenu que deux soirées.Il faudrait que j’écrive. Etre payé pour écrire c’est bien mais il y a toujours un moment où il faut s’y mettre vraiment. Ce qui était un hobby devient une sorte de vrai travail est là, tout de suite, je n’ai pas envie. Demain, je ferai mon article.

Je profite aussi d’être loin de la ville pour faire mes dernières corrections. Plus je corrige, plus j’écris. Je pinaille sur des « à », je bataille sur des points que je ne veux pas enlever et surtout pas les points de suspension. C’est chic les points de suspension, ça appelle l’avenir, incertain peut-être, mais un avenir quand même.

Je ne sais pas où ma ponctuation me mènera. Alors, pour faire une pause je me plonge dans « les codes de la séduction enfin décryptés » que j’ai trouvé ce matin.

Là je tombe sur un passage « fuis moi je te suis, suis-moi je te fuis » telle est la règle fondamentale de la séduction. Personnellement je ne suis absolument pas d’accord. Vous imaginez un monde où l’on se raterait en permanence ?? Pour être sûr de ne pas rester en rade il faudrait alors faire de l’auto-stop sur l’autoroute de l’amour, histoire d’avoir une chance de prendre place sur le siège passager d’un fuyard ou d’un poursuivant. On finirait par tous s’embrouiller à ne plus savoir qui fuit qui ou qui suit qui.

« - ah mais non c’est moi qui te fuis. Toi tu dois me suivre. A la station essence, tu redémarre en premier et c’est moi qui te suivrai. »

Quel sac de noeud !

A la page 99, j’apprends qu’il faut se mettre dans un coin peu lumineux pour que les pupilles se dilatent légèrement. « Cela donnera à votre regard un aspect velouté plein de promesses« . En y réfléchissant, c’est vrai, j’aime bien les myopes.

Il paraît aussi que se gratter l’omoplate sous entend « viens me caresser le dos ». Moi, je dirais plutôt que c’est une question d’assouplissant. Quand j’oublie de mettre du soupline dans la machine, j’ai toujours tendance à me gratter.

A la page 268, après avoir lu le passage sur l »offensif cognitif extraverti », je tombe sur « l’oreille téléphonique », car figurez-vous, que la manière dont vous parlez au téléphone, avec l’oreille gauche ou droite n’est pas anodine !!!  Mais si on entend moins bien d’une oreille ça fausse le décryptage de la séduction, non ?

 

 

 

Cette nuit… 4 avril, 2010

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Cette nuit j’ai joué à saute mouton…

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Et fuck ! 8 mars, 2010

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J’ai du boire pour trouver le courage d’envoyer un mail. Sans dec’, et dire que j’ai failli mettre cette phrase en headline de mon facebook ??! A la longue, on va finir par trouver ça flippant. Je me suis abstenue, je pense que j’ai bien fait. On ne peut pas décemment balancer ce genre d’info comme ça, sans un minimum d’explication.

Depuis que j’ai faillé avec les sms, alors qu’ils ne comportent que 500 caractères, autant vous dire que je réfléchis plusieurs jours avant d’envoyer un mail.

A la décharge de ceux qui voient mon profil facebookien, y’en pas un pour se douter de ce qui se trame. Pour résumer il faudrait trouver les bons mots et ce n’est pas le domaine dans lequel j’excelle. Si vous étiez à ma place pour voir le tableau d’ensemble, à coup sûr vous pourriez dire « et Fuck! ça fait ch*** !! ». Tu m’étonnes John, je n’ai jamais eu autant de choses à gérer et à régler qu’en cette période cruciale. Et tout ça pourquoi ? Parce que mon domaine de prédilection reste le silence. Et puis il arrive que le silence devienne une fanfare désaccordée qui fait de vos nuits un enfer.

C’est dingue comme un mail peut susciter une alcoolisation poussive. Au troisième verre et après avoir vu la deuxième saison de Dexter (en entier s’il vous plait soit 12 épisodes de 52 mn) , je n’étais pas plus avancée. Je faisais tourner en boucle Chinese man et son « I’ve got the tune » et…put***, bordel, je voudrais bien l’avoir ce tune.

Je restais séchée à ma phrase capitale, après une introduction d’une sobriété à faire pâlir les fonctionnaires de l’ONU. Oui, s’agirai pas de faillir par un choix de mots inopportuns cette fois-ci.

Bref, pour gagner du temps je vérifiais la syntaxe, la ponctuation, l’orthographe, la grammaire… Et après un quatrième quart de verre, je me suis dit « et fuck, on y va ou on y va pas mais là faut y aller ! »

Dans 12 jours je vais parler en public, vous pouvez m’acheter un pacemaker tout de suite…

 

Einstein et le shopping 6 mars, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 4 commentaires

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Cette nuit j’ai longuement conversé dans mon rêve avec Einstein. Pour la petite histoire, toutes mes nuits ces derniers temps, sont invariablement ahurissantes. Tant et si bien que j’ai un régime choc à base de fleur de bach « nuits  paisibles » et « ressourcement ». Tout un programme.

Bref, Sur ma table de chevet trône « comment je vois le monde » de Albert, d’où ma conversation avec lui. Et le voilà en train de me faire la morale en me disant que je suis « trop gravitationnelle ».

« - Ta mère en short, Albert…

- Mais tu dois absolument trouver ton référentiel inertiel ma chérie.

- Oui et bien Albert, tu sais très bien que ma gravitation est proche de zéro en ce moment. Je frôle les pâquerettes au cas ou tu ne l’aurais pas remarqué. En plus dans 336 heures j’ai 30 ans alors évite de me donner des leçons parce que là tu me fatigues ! »

Je ne sais pas combien de temps a duré mon rêve, assez pour me donner mal au crâne au réveil. En buvant mon café, je réfléchissais donc à retrouver une certaine forme de lévitation.

Que font toutes les filles pour augmenter leur capital bien-être ? Elles vont faire une bonne virée shopping !

Ni une ni deux, j’enfourche Rex le scooter et me voilà partie au fin fond de Bordeaux, apporter son cadeau d’anniversaire à Cassiopée et par la même occasion, faire un petit détour par « THE temple of consomation », le centre commercial !
Me voici pénétrant, comme au ralenti, dans une mes boutiques préférées… Je n’avais foulé ce sol depuis… depuis… plusieurs mois. Sentir ces mailles neuves sur ma peau frissonnante de plaisir, ce coton soyeux qui sent si bon le propre envelopper mon petit corps dénudé dans la cabine, ces pulls made in Cambodge et ces tuniques, ahhhhh… ces tuniques aux couleurs que j’aime…. Il s’en est fallu de peu pour que je jouisse entre les sacs à main et la pile de jeans…

Cette nuit Albert avait raison : Il faut toujours se trouver un référentiel inertiel.
 

 

Mon dieu !! Je suis une blonde qui s’ignore !! 25 février, 2010

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S’il est un domaine ou ma blonditude n’a pas d’égal c’est bien dans le domaine personnel. La preuve par la gaffe numéro 22.

Hier soir, encore traumatisée par un évènement imprévu,  j’essayais de me concentrer sur la soirée d’anniversaire, me répétant mentalement que ce n’était pas le moment pour dire un n’importe quoi qui giclerait de mes lèvres n’importe comment. Que nenni. Il a fallu que nous jouions à un jeu où l’on se pose des questions indiscrètes, une vraie torture pour ceux, qui comme moi, détestent révéler leur vie privée en public.

Et LA question fatale est arrivée :

 » quelle note vous donneriez-vous au lit ?  »

Ais-je une tête à répondre à ce genre de question ? Ais-je l’air de me préoccuper de ce genre de chose ? Hein, franchement ?!! Et là, tout le monde répond gentiment, y allant de son petit commentaire perso. J’avais l’impression d’être à une réunion des alcooliques anonymes où tu angoisses un peu plus à chaque tour. Tic tac, tic tac, tic tac…

« Et toi Fred ?  » Prenons l’air le plus détaché possible et voilà qu’un « ohhh, moi, je suis hors concours. Je suis un spécimen rare ».

C’est dingue comme parfois, on voudrait se fondre dans le parquet, devenir couleur moquette ou aller se noyer dans la cuvette des toilettes… Regards interrogateurs, les conversations qui glissent dessus faisant délicatement semblant de ne rien avoir entendu… Tu m’étonnes, moi aussi je me demande bien pourquoi j’ai bien pu dire cette énormité alors que je cherchais juste une manière élégante de botter en touche. Encore raté.

C’est le syndrome de la blonde qui s’ignore, l’angoisse qui propulse votre cerveau dans vos chaussettes et vous vous retrouvez à manier la langue aussi bien qu’un manche à balai…

 

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