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Lieux communs 29 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

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Tout n’est qu’une question de bon sens…

Ce soir, alors que je venais de battre mon record de tours de reins au houla houp de la WII FIT (je ne remercierais jamais assez mes frangins de m’avoir offert cet objet de torture pour que je fasse-enfin-du-sport) , je me rappelais brusquement qu’il me restait à déclarer mes impôts. Le peu d’urgence que j’accorde à ce genre de tâche à son revers, comme de payer des impôts pour rien par exemple.

Je lâchais donc prestement, presque délicatement la manette et mon geste me fit penser à une danseuse de ballet classique qui viendrait de se faire écraser par un hippopotame. Mes hanches m’en voulaient à mort de ce traitement honteux, elles voulaient un massage, mais tant pis, la  feuille bleue de l’administration criait au secours quelque part dans la maison.

Une douche et bientôt reconnectée, presque greffée à mon clavier azerty, j’en profitais pour jeter un coup d’oeil à Facebook. Je répondais à deux trois mails et prêtais une seconde attention à mon headline au tempérament fougueux.

Et là, un message du Dernier-du-nom, me saisit un instant d’effroi : comment ce petit facétieux avait-il osé demandé un rapport sur ma situation sentimentale et posté ça sur mon mur ??!

- A ce stade de la lecture, vous vous demandez peut-être comment je vais m’en sortir pour finir ma chronique. Moi aussi à vrai dire-

Donc, de deux choses l’une : soit je lui répondais de manière identique et sur son mur, lui demandant un rapport d’activité sur sa vie sexuelle, soit je filais éplucher mon choux rouge pour dîner (un esprit sain dans un corps sain) ignorant superbement sa pique de jeune étalon. Comme tout n’est qu’une question de bon sens, encore faut-il en connaître le sens, je m’abstins de lui répliquer vertement qu’il s’adressait à sa soeur aînée en public et que ma vie sentimentale plutôt brouillonne ne concernait que moi.

Ahhh… J’allais oublier ma feuille d’imposition. Elle pourra bien attendre demain…

De l’intérêt transcendant à créer un fichier excel 24 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

Qu’y a t’il d’extraordinaire à remplir la ligne adresse au complet du « jardin de léontine » à Razac sur l’Isle ? Rien, absolument rien. Si ce n’est les 892 lignes adresses remplies précédemment, formant à elles-seules un long, très long fichier excel, travail Ô combien fastidieux mais néanmoins nécessaire.

L’ordinaire bien niché dans l’écran d’ordinateur, Stanley Cavell, le grand philosophe du banal n’y aurait rien trouver à redire.

Et voilà qu’au coeur du quelconque, l’extraordinaire surgit au détour d’un concours de synonymes de prostituée (en 10 lettres : asphalteuse) ou comment réciter la liste complète des drogues existantes sur le marché, synonymes compris…
- Crack avec un C ou CK ?
- Et « chrystal met » c’est pas une nouvelle drogue ?

Compilation hétéroclite de badwords et liste déjantées de mots à jeter, de pratiques sexuelles hors norme, de dictateurs ayant existé… Invention d’un catalogue fourre tout et foutraque d’expression à bannir dans les tchats.

Love Job !

730 jours 21 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

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cliquez pour un retour deux ans plus tôt

Etre prévenue : « tu verras, les dates anniversaire, c’est comme les portes qui claquent, ça sonne comme un au revoir ». Allez savoir pourquoi, on ne veut pas s’attarder sur ce calendrier personnel aux effluves surranées…

C’est un premier jour d’été au léger goût de nostalgie. C’est pâteux, ça reste collé au fond de la gorge et on se retrouve avec un drôle de chat dans le larynx, la voix vaguement enrouée. C’est un 21 propice aux souvenirs furtivement douloureux, où la fatigue d’une nuit trop courte se mélange à l’éclatante absence d’un hibiscus très affairé. Deux ans déjà que cet étonnant hibiscus a envahit votre vie, quelques mois aussi depuis que tout s’est fini.

Deux ans plus tôt, Charles Trenet aurait pu chanter « le soleil a rendez-vous avec la lune », l’hibiscus a fleur de corps en regardant le miroir d’eau. Il faisait beau, tout était permis et la moiteur de juin collait étonnement bien à la peau.

Deux ans plus tard, la boucle est bouclée, les bougies bien refroidies ont été soufflés et il ne reste que quelques photos, éparpillées…

La salsa clandestina a disparu, c’est le tango désenchanté qui martèle le tocsin des adieux. Trinquons à l’été et à tous ces hibiscus qui restent coincés, quelque part dans un coin de votre mémoire…

 

Moi, Christine B, calomniée sur la place publique… 10 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , ajouter un commentaire

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Moi, Christine B, calomniée, vilipendée, jetée en pâture à des journalistes enragés qui n’ont rien trouvés d’autres à se mettre sous la dent en ce milieu de semaine (aucun séisme à l’horizon, ni crachat de volcan pour se dégourdir les jambes); oui, moi Christine B, je m’insurge publiquement, dans mon petit ensemble marine ou rouge selon les plateaux télés.

Oui la totalité de mes revenus s’élève à 18000 euros (salaire de conseillère générale, retraite de députée et salaire de 9.500 € pour ma sacro sainte mission ), oui j’ai une voiture avec chauffeur(contrairement à Rachida D.), oui j’ai quatre collaborateurs qui travaillent avec dévouement et courage pour que nous menions à bien cette mission sur la « dimension sociale de la mondialisation ». Oui je passe mon temps à prendre l’avion pour voir Dominique S.K et monsieur Yunus et mon coût énergétique a pris une claque en kérosène mais j’aime les inuits et leur Groenland menacé, j’irai prier pour eux au Vatican; j’aime la France et ses fidèles chrétiens concitoyens, j’aime le monde et je me prononce pour la paix universelle. Je comprend que le bas peuple s’insurge à propos de ma rémunération pour un obscur et vaporeux rapport de la plus haute importance. J’entends les voix des français, c’est pourquoi, ce soir, j’ai décidé de (mouchoir s’il vous plaît)  renoncer au salaire qui m’était accordé pour cette charge de travail exceptionnelle que représente la rédaction et le travail d’investigation poussé d’un rapport sur la mondialisation. Je n’irai pas chez Chanel le mois prochain pour les soldes, qu’à cela ne tienne, je vis la crise comme les français moi !

Amen.

Marieuse online tel est mon destin ! 9 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 1 commentaire

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Ahhhhh, ce sentiment transcendant qui vous prend au tripe et qui provoque de multiples manifestations épidermiques telles que : poils hérissés, suées, rouge au joues, palpitations, syndrôme vagal etc etc…

Ahhh…. oui, se prendre les pieds dans le tapis des sentiments, avoir le coup de foudre à la première conversation, sentir que cette fois-ci c’est la bonne, avoir envie de chanter comme les oiseaux et sautiller littéralement même quand il pleut. Ahhhh… L’amour… Promesse de moments complices et tendres entre deux êtres, une rencontre au hasard, un simple regard, quelques mails échangés et vous voilà a-mou-reux.

Pardonne mes envolées lyriques lecteur/lectrice, je suis en train de roder mon laïus pour mon nouveau boulot.

Car oui, vois-tu, mon travail consiste à être une sorte de facilitatrice de rencontres, une marieuse virtuelle, une chaman des sentiments.  Non tu ne rêves pas, voilà que je deviens très officiellement une marieuse online pour agence de rencontre sur le net.

Pied de nez ou signe ? Je n’ai pas encore tranché…

chronique de la vie ordinaire 2 juin, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 3 commentaires

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Je te délaisse lecteur, lectrice et ce n’est pas bien. Tu te demandes peut-être si je ne me suis pas perdue dans les méandres de la vraie vie. Non pas du tout. J’ai pris des vacances. Et j’ai beaucoup, mais alors beaucoup réfléchi à mon avenir. A force de pratiquer le houlahoup et la poule volante sur la wii fit, je finissais par avoir la vague impression d’être coincée dans l’antichambre de l’intelligence. Sensation augmentée à la lecture de Voici chaque semaine. 12 minutes, montre en main pour lire de A à Z un journal qui respire à plein poumon le vide intersidéral.

Je me voyais devenir une « couch potatoes » comme aiment dirent les américains, une patate de canapé, encore en pyjama à 15h, en train de boire une despé les pieds en éventail sur la table basse, une clope dans la main gauche et une part de pizza pepperoni dans la main droite. Bon, là, je noircis le tableau mais je suis sûre que tu vois ce que je veux dire.

J’attendais, ah ça oui j’attendais. Qu’il pleuve des billets de 100, qu’il se mette à neiger, que ma terre tremble, qu’une belle brune débarque dans ma chambre, que… J’attendais je ne sais pas trop quoi, méditant devant les coulées de ketchup qui débordaient de mes sandwichs au pain de mie complet.

Alors je méditais d’autant plus sur cette infinité de mes possibles, multiples possibilités de mes effondrements clandestins; je regardais le plafond et je ne voyais rien. Les « si » faisaient la cour aux « tu aurais du » et aux « peut-être » qui tapissaient le langage de mes proches. Pour échapper aux si et aux peut-être, parenthèses hypothétiques et pathétiques, je me réfugiais dans la contemplation extatique du plafond et de E! entertainement, une sorte de Voici télévisé où on apprend que Georges Clonney aime que ses costumes soient bien repassés…

Moui, tu vois, lecteur, lectrice, mes vacances avaient l’allure d’une retraite profonde et intérieure. Quoique… je ne suis pas certaine que la lecture de voici soit encouragée par les bonzes.

Mais me voici, sortie toute proprette de mes vacances ordinaires, toute excitée par ce nouveau job qui m’est presque tombée dessus… Hé hé… ;-)

 

 

 

Toute la nuit… 27 mai, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

Toute la nuit, oui, toute la nuit et même toutes mes nuits sont d’une confondante banalité d’insomniaque.

Couchée 23h, trois tisanes plus tard, le flacon de fleur de bach « douce nuit » avalé, la bio de Freud lue en long et en large jusqu’à la dernière page, oui; 23h, quelques heures et deux films plus tard les oiseaux commencent à jacasser derrière les volets. Signe inquiétant que le soleil est en train de se lever.

On a eu le temps de faire l’inventaire des placards à vêtement, histoire de coordonner mentalement nos futures tenues, pour au moins… pffff… les trois mois à venir.

Et puis on écoute en boucle les morceaux préférés, on revisionne les meilleurs passages de ces films cultes, on se prend à imaginer mille et une choses folles que nous pourrions faire et on voudrait sauter de toits en toits dans la nuit, observer à la fenêtre ces êtres sensibles dont on a croisé la route pour les regarder dormir. Les heures passent où l’on énumère mille et une choses, dressant des listes de voyages à faire, de souhaits à exaucer, de tous ces mots que l’on pourra dire, de micro souvenirs et on se surprend à sourire.

Alors on imagine, on réinvente, et another dream catch me, l’aurore pour compagne et les heures qui stagnent. La « bittersweet symphony » de The Verve en fond d’écran et le plafond qui se reflète en technicolor, toile de fond pour notre cinéma; fantaisie dans la nuit, dans tous les rayonnages de cet hyper à penser. Bientôt le dernier train pour le pays où l’on dort. Du rêve à tous les étages, la perception qui se confond, le sommeil profond, éclipse paradoxale, voilà.

Le réveil sonne déjà.

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De la science des rots 20 mai, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 2 commentaires

Que font trois fille, plutôt mignonnes, habitant sous le même toit et se retrouvant à 1h00 du matin dans la petite cuisine, accoudées au plan de travail devant du coca light.

Un concours de rots pardi !!

Rien de vaut quelques rots élégamment disposés dans une conversation pour renforcer des liens car, voyez-vous, c’est quand on rote que les fossés de l’inconnu interlationnel se dissipent. Un bon rot donne à l’intimité unique de cet instant une aura que l’on ne partage pas avec tout le monde. C’est en faisant ce concours que je me suis surprise à compter qui m’avait déjà vu lâcher ce souffle bruyant. Peu de monde en fait. Oui vraiment peu.

Et puis le rot a aussi une connotation moins scato que le pet. C’est plus fun. Alors on se surprend a descendre la bouteille de coca pour laissé éclater des rots qui sifflent, tout en retenu, gras, lourds, nasals ou plus profonds. Il y a plusieurs sorte de rots. Tout dépend de la manière dont il s’échappe.

Et voilà comment trois filles entament une discussion assidue sur la science des rots…

L’idyllique en italique 8 mai, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 2 commentaires

Je suis au coeur d’un anti-cyclone amoureux. Le ciel est dégagé, la température idéale, l’accord parfait entre l’océan et les nuages. Et me voici, moi, menant ma barque sur ces eaux vagues tranquilles de l’atlantique nord entre deux êtres qui s’aiment. Je n’en fais pas parti, non, je suis juste un élément du décor. Tout comme mon chien d’ailleurs, qui du coup se retrouve avec plusieurs maîtres. En spectatrice privilégiée d’une idylle romantique, je m’interroge.

Tenez ce soir, j’ai entendu un mot doux échangé. Ce pourrait être un « mon chéri », un « mon amour » et autre qualificatif destiné à… quoi d’ailleurs ? Quel est donc cet étrange besoin de possession et d’appartenance ? Je me suis brusquement souvenue du jour où l’hibiscus m’avait appelé « chérie ». On était devant chez moi, sur le trottoir, l’hibiscus dans sa voiture et on se disait au revoir. Ce « chérie » m’avait légèrement chatouillé les oreilles, comme si, en somme, il marquait une étape dans notre relation amoureuse. Ces mots là, dans un texte, je les mettrais en italique parce qu’ils sonnent chez moi, comme une drôle de clochette. Un léger signal, loin d’une sonnette d’alarme mais ils éveillent tout de même mes sens.

Oui, je mettrais ces mots là en exergue, pour bien souligner l’importance de ces petites phrases sans importance. Comme la fois où l’on m’a dit à peu près dans ces termes : « oui, moi aussi je vais passer derrière le comptoir pour t’aider ». En référence à ma collègue, dont l’amie passait régulièrement derrière le comptoir du café pour donner un coup de main. Mon amie voulait s’affirmer dans notre relation en évoquant la même situation. Et moi, j’insistais pour que personne ne vienne derrière mon comptoir. Sur le moment je n’avais pas relevé, cette étrange affirmation dans la relation. Alors que j’assiste en temps réel à une romance, je comprends mieux maintenant.

On peut être un imposteur amoureux, facteur des jours heureux sans conséquence, considérer que tout n’est qu’un jeu et quand on s’ennuie on arrête de jouer. On peut être amoureux mais se garder que cela ne devienne trop sérieux, au cas où, juste au cas où on s’appellerait « chérie » en se séchant les cheveux pendant qu’elle se brosse les dents.  On peut être amoureux sans se risquer un orteil dans cet océan de possibilités multiples et hasardeuses. On peut être amoureux et ne rien dévoiler, on ne sait jamais ou cela pourrait bien nous mener, l’imposteur amoureux n’envoie rien par la poste et se méfie toujours des chéries. Au cas où l’une d’elle aurait sa peau.

Je comprends mieux maintenant.

Les coïncidences ont toujours de l’importance 24 avril, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 2 commentaires

Certains soirs, on s’aperçoit, dans une brume indéfinissable, que ce soir là, a vraiment compté. Allez savoir pourquoi…  Une certaine sensation qui envahit les poumons et on sait que ce soir là, précisément, comptera plus que tout autre.

Alors que j’avais complètement oublié d’alimenter ce blog, je réfléchissais pendant ces quelques heures à la suite de séquences formant ce vaste système combinatoire plus ou moins aléatoire, évidemment, qu’était mon expérience d’être humain. Dit comme ça, tout cela paraît bien obscur, mais à y réfléchir on se rapproche de la question essentielle en philo « quid, du libre arbitre ou du destin  » ?

Les coïncidences ne seraient-elles pas le nombre zéro de la roulette-casino, apparaissant au moment où l’on s’y attend le moins ?

D’une coïncidence peut naître un amour, une brouille, un débouché professionnel, une rencontre improbable. Tant de coïncidences peuvent venir subrepticement bouleverser l’existence.

Mais qu’est-ce qu’une coïncidence ? L’éclat d’obus d’un dommage collatéral positionnel ? Un ricochet hasardeux d’une vie à l’autre ? Que serait la vie sans coïncidence ? Et moi, où en serais-je si… Et mes si restent dans la boîte à si, do ré mi fa sol la si do, et puis, je ne sais si, un instant, une vie, l’ombre de ma nuit faire ressortir mes si en ombres gigantesques. Et si mes si coïncidant au hasard on ne peut plus hasardeux de mes jours ordinaires, étaient le reflet brumeux de mes propres choix ?

Avec des si, bien sûr, j’aurais déjà refait la peinture du couloir, je ne noierais pas le poisson à certaines questions et je jetterais dans l’eau sale du bain quelques décisions. Bien sûr, avec des si, je referais cette vie et les coïncidences deviendraient si banales que j’en arriverais à les oublier.

Mais les coïncidences ont toujours de l’importance. Et les si sonnent clair et haut ce swing en si mineur « have you ever… »

 

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