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Dans la chambre 15 avril, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 1 commentaire

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On m’a prêté une grande chambre. Très sobre, très lumineuse. Le lit est immense et juste à côté, une connexion wifi.

J’ai encore dévalisé la librairie. le superbe « petit éloge de la rupture » de Brina Svit n’aura tenu que deux soirées.Il faudrait que j’écrive. Etre payé pour écrire c’est bien mais il y a toujours un moment où il faut s’y mettre vraiment. Ce qui était un hobby devient une sorte de vrai travail est là, tout de suite, je n’ai pas envie. Demain, je ferai mon article.

Je profite aussi d’être loin de la ville pour faire mes dernières corrections. Plus je corrige, plus j’écris. Je pinaille sur des « à », je bataille sur des points que je ne veux pas enlever et surtout pas les points de suspension. C’est chic les points de suspension, ça appelle l’avenir, incertain peut-être, mais un avenir quand même.

Je ne sais pas où ma ponctuation me mènera. Alors, pour faire une pause je me plonge dans « les codes de la séduction enfin décryptés » que j’ai trouvé ce matin.

Là je tombe sur un passage « fuis moi je te suis, suis-moi je te fuis » telle est la règle fondamentale de la séduction. Personnellement je ne suis absolument pas d’accord. Vous imaginez un monde où l’on se raterait en permanence ?? Pour être sûr de ne pas rester en rade il faudrait alors faire de l’auto-stop sur l’autoroute de l’amour, histoire d’avoir une chance de prendre place sur le siège passager d’un fuyard ou d’un poursuivant. On finirait par tous s’embrouiller à ne plus savoir qui fuit qui ou qui suit qui.

« - ah mais non c’est moi qui te fuis. Toi tu dois me suivre. A la station essence, tu redémarre en premier et c’est moi qui te suivrai. »

Quel sac de noeud !

A la page 99, j’apprends qu’il faut se mettre dans un coin peu lumineux pour que les pupilles se dilatent légèrement. « Cela donnera à votre regard un aspect velouté plein de promesses« . En y réfléchissant, c’est vrai, j’aime bien les myopes.

Il paraît aussi que se gratter l’omoplate sous entend « viens me caresser le dos ». Moi, je dirais plutôt que c’est une question d’assouplissant. Quand j’oublie de mettre du soupline dans la machine, j’ai toujours tendance à me gratter.

A la page 268, après avoir lu le passage sur l »offensif cognitif extraverti », je tombe sur « l’oreille téléphonique », car figurez-vous, que la manière dont vous parlez au téléphone, avec l’oreille gauche ou droite n’est pas anodine !!!  Mais si on entend moins bien d’une oreille ça fausse le décryptage de la séduction, non ?

 

 

 

Une journée presque ordinaire 10 avril, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

c’était une journée presque ordinaire. Il faisait beau et presque trop chaud sous le soleil.

Déjeuner avec Cassiopée; un sandwich roulé en boule et une heure de bavardage pendant sa pause. Et la langueur, l’appel du week-end ralentissait nos mots.

Aller chercher un chéquier puis arrêt chez Virgin pour acheter ce fameux bouquin sur les loups et les femmes sauvages. J’avais du temps et il faisait beau. C’est drôle d’avoir brusquement du temps quand on en a eu si peu pendant longtemps. Une impression étrange d’être une touriste dans sa ville.

J’arrivais au Virgin et ce fut le vertige, intense et excitant. Sensation d’être un enfant dans un magasin de jouet. Je passais des heures à lire les quatrième de couv’ des livres, hésitant, farfouillant, et me rendant compte que j’en avais déjà beaucoup lu. Les auteurs défilaient comme une longue liste sans fin : Paassilina, Jorn riel,t. Capote, Exbarria, K.Dick… Autant d’auteurs qui avaient marqué de leur empreinte ma toute petite existence.

Je cherchais une biographie de Simone de Beauvoir en poche, ne la trouvais pas, pris autre chose à la place. Un romancier espagnol que je ne connais pas sur l’histoire d’un extra-terrestre perdu à Barcelone. Tout un programme. Et toujours cette soif de lectures, de découvertes et écrire, encore et encore.

Je pensais à mes petites histoires qui sortiront le mois prochain tandis que j’observais tous ces autres « moi », hésitants eux aussi dans les rayons.

J’avais déjà une pile de livres conséquentes sous le bras, quand je passais en bout de gondole et tombais nez à nez sur ce tout petit roman  » petit éloge de la rupture » de Brina Svit. Une vraie promesse ce titre !!

Je ressortais du magasin, avec ma pile sous le bras, me disant que les journées bien ordinaires ont ce petit quelque chose de plus, simple et doux. Et j’étais heureuse.

Cette nuit… 4 avril, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 1 commentaire

Cette nuit j’ai joué à saute mouton…

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WII FIT et dolce vita! 26 mars, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 1 commentaire

 

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Maintenant que ma vie a complètement changé je redécouvre les joies du ménage et m’extasie presque quand je fais la vaisselle ! Quand on travaille comme une damnée pendant plus d’un an, toucher le balai-serpillère n’est plus une priorité. Non, mon chez moi n’est pas devenu un infect capharnaüm, l’hibiscus-de-mes-nuits, que dis-je mon adorable colocataire d’infortune, s’est transformée en véritable fée du logis pendant quelques mois. Il est donc tout à fait logique que je lui rende la pareille.

Voilà, je me suis muée en délicate et charitable femme au foyer, je fais la lessive, je m’entraîne à la WII fit – session yoga – en fumant, je fais du houla-houp virtuel et je dévoile des pistes sur mon snow en plastique en papotant gaiement au téléphone avec Lynette. Ahhh… les joies du sport à la maison….

Plus que tout, je réapprend à vivre, avec cette liberté nouvelle et sereine qui me donne des ailes. Mes unités de temps n’ont plus cette rigidité sclérosante qui me contraignait à courir sans cesse derrière une optimisation optimale de mon temps. Je savoure, je déguste ces instants retrouvés avec mon MOI entier quand, tant de fois j’ai cru me perdre, suffocant sous le poids infernal de la pression, du stress et de la soumission.

C’est la dolce vita des jours heureux où les demains sont un incroyable champ des possibles !

Et fuck ! 8 mars, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 4 commentaires

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J’ai du boire pour trouver le courage d’envoyer un mail. Sans dec’, et dire que j’ai failli mettre cette phrase en headline de mon facebook ??! A la longue, on va finir par trouver ça flippant. Je me suis abstenue, je pense que j’ai bien fait. On ne peut pas décemment balancer ce genre d’info comme ça, sans un minimum d’explication.

Depuis que j’ai faillé avec les sms, alors qu’ils ne comportent que 500 caractères, autant vous dire que je réfléchis plusieurs jours avant d’envoyer un mail.

A la décharge de ceux qui voient mon profil facebookien, y’en pas un pour se douter de ce qui se trame. Pour résumer il faudrait trouver les bons mots et ce n’est pas le domaine dans lequel j’excelle. Si vous étiez à ma place pour voir le tableau d’ensemble, à coup sûr vous pourriez dire « et Fuck! ça fait ch*** !! ». Tu m’étonnes John, je n’ai jamais eu autant de choses à gérer et à régler qu’en cette période cruciale. Et tout ça pourquoi ? Parce que mon domaine de prédilection reste le silence. Et puis il arrive que le silence devienne une fanfare désaccordée qui fait de vos nuits un enfer.

C’est dingue comme un mail peut susciter une alcoolisation poussive. Au troisième verre et après avoir vu la deuxième saison de Dexter (en entier s’il vous plait soit 12 épisodes de 52 mn) , je n’étais pas plus avancée. Je faisais tourner en boucle Chinese man et son « I’ve got the tune » et…put***, bordel, je voudrais bien l’avoir ce tune.

Je restais séchée à ma phrase capitale, après une introduction d’une sobriété à faire pâlir les fonctionnaires de l’ONU. Oui, s’agirai pas de faillir par un choix de mots inopportuns cette fois-ci.

Bref, pour gagner du temps je vérifiais la syntaxe, la ponctuation, l’orthographe, la grammaire… Et après un quatrième quart de verre, je me suis dit « et fuck, on y va ou on y va pas mais là faut y aller ! »

Dans 12 jours je vais parler en public, vous pouvez m’acheter un pacemaker tout de suite…

 

Einstein et le shopping 6 mars, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 4 commentaires

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Cette nuit j’ai longuement conversé dans mon rêve avec Einstein. Pour la petite histoire, toutes mes nuits ces derniers temps, sont invariablement ahurissantes. Tant et si bien que j’ai un régime choc à base de fleur de bach « nuits  paisibles » et « ressourcement ». Tout un programme.

Bref, Sur ma table de chevet trône « comment je vois le monde » de Albert, d’où ma conversation avec lui. Et le voilà en train de me faire la morale en me disant que je suis « trop gravitationnelle ».

« - Ta mère en short, Albert…

- Mais tu dois absolument trouver ton référentiel inertiel ma chérie.

- Oui et bien Albert, tu sais très bien que ma gravitation est proche de zéro en ce moment. Je frôle les pâquerettes au cas ou tu ne l’aurais pas remarqué. En plus dans 336 heures j’ai 30 ans alors évite de me donner des leçons parce que là tu me fatigues ! »

Je ne sais pas combien de temps a duré mon rêve, assez pour me donner mal au crâne au réveil. En buvant mon café, je réfléchissais donc à retrouver une certaine forme de lévitation.

Que font toutes les filles pour augmenter leur capital bien-être ? Elles vont faire une bonne virée shopping !

Ni une ni deux, j’enfourche Rex le scooter et me voilà partie au fin fond de Bordeaux, apporter son cadeau d’anniversaire à Cassiopée et par la même occasion, faire un petit détour par « THE temple of consomation », le centre commercial !
Me voici pénétrant, comme au ralenti, dans une mes boutiques préférées… Je n’avais foulé ce sol depuis… depuis… plusieurs mois. Sentir ces mailles neuves sur ma peau frissonnante de plaisir, ce coton soyeux qui sent si bon le propre envelopper mon petit corps dénudé dans la cabine, ces pulls made in Cambodge et ces tuniques, ahhhhh… ces tuniques aux couleurs que j’aime…. Il s’en est fallu de peu pour que je jouisse entre les sacs à main et la pile de jeans…

Cette nuit Albert avait raison : Il faut toujours se trouver un référentiel inertiel.
 

 

Mon dieu !! Je suis une blonde qui s’ignore !! 25 février, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , ajouter un commentaire

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S’il est un domaine ou ma blonditude n’a pas d’égal c’est bien dans le domaine personnel. La preuve par la gaffe numéro 22.

Hier soir, encore traumatisée par un évènement imprévu,  j’essayais de me concentrer sur la soirée d’anniversaire, me répétant mentalement que ce n’était pas le moment pour dire un n’importe quoi qui giclerait de mes lèvres n’importe comment. Que nenni. Il a fallu que nous jouions à un jeu où l’on se pose des questions indiscrètes, une vraie torture pour ceux, qui comme moi, détestent révéler leur vie privée en public.

Et LA question fatale est arrivée :

 » quelle note vous donneriez-vous au lit ?  »

Ais-je une tête à répondre à ce genre de question ? Ais-je l’air de me préoccuper de ce genre de chose ? Hein, franchement ?!! Et là, tout le monde répond gentiment, y allant de son petit commentaire perso. J’avais l’impression d’être à une réunion des alcooliques anonymes où tu angoisses un peu plus à chaque tour. Tic tac, tic tac, tic tac…

« Et toi Fred ?  » Prenons l’air le plus détaché possible et voilà qu’un « ohhh, moi, je suis hors concours. Je suis un spécimen rare ».

C’est dingue comme parfois, on voudrait se fondre dans le parquet, devenir couleur moquette ou aller se noyer dans la cuvette des toilettes… Regards interrogateurs, les conversations qui glissent dessus faisant délicatement semblant de ne rien avoir entendu… Tu m’étonnes, moi aussi je me demande bien pourquoi j’ai bien pu dire cette énormité alors que je cherchais juste une manière élégante de botter en touche. Encore raté.

C’est le syndrome de la blonde qui s’ignore, l’angoisse qui propulse votre cerveau dans vos chaussettes et vous vous retrouvez à manier la langue aussi bien qu’un manche à balai…

 

je repasse en fin de semaine… 23 février, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

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Internaute de passage ou accro à ce blog,

Je pense à toi, je ne t’oublies pas, mais tu vois là j’ai des trucs sur le feu dont je ne peux absolument pas te parler. Parce que, comme disait ma grand-mère, « on va pas griller la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».

Bref, que pourrais-je te dire pour te faire attendre sans t’impatienter derrière ton ordinateur ?Rien, nada.

Mon ex a fait une lessive et envisage d’acheter une nouvelle machine, me demandant mon avis, comme si je ne lui avais pas dis 100 fois, que ces choix là et moi, ça fait douze. Mais, malgré mes apparences de tiger échappé d’un zoo, je suis une fille bien alors j’écoute gentiment et lui affirme que ses rideaux couleurs « taupe cendrée » sont absolument sublimes.Ami, internaute, je te le demande de toi à moi :as-tu déjà vu une taupe cendrée ????
Je me sens alors une âme de Coco Chanel, touchant ce coton pas très naturel, si finement tissé et que dire de ces mailles, de cette texture au toucher et… et… et pourquoi le tambour de la machine il est devant et pas au dessus ? Et si l’électronique tombe en panne tu fais comment pour récupérer le linge ?

« _ oui, ben, quand même je te demande, c’est important quoi. Bon, ma puce, en même temps tu sais que je m’en fiche complètement de ta machine, étant donné que je ne vais même pas en profiter. Voilà. Ben oui, c’est pas que tu m’ennuies, juste un peu, j’étais en plein épisode 5 de la saison 4 d’Heroes. Demande à BIP BIP BIP, je suis sûre qu’elle est beaucoup plus qualifiée que moi. »
Ah oui, j’ai juste omis un léger détail : Mon ex nage dans le bonheur depuis sa toute nouvelle rencontre. Et figure-toi que je suis ravie. L’amour lui va très bien au teint, sa rencontre est charmante et nous voici en train de discuter toutes les trois comme de vieilles copines.

Quand je te dis je suis une fille bien…

La petite phrase…

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 1 commentaire

La femme n’aime pas s’entendre dire que l’être le plus cher à vos yeux en ce bas monde, oui, c’est elle; après votre chien. Un conseil : ne jamais mettre en concurrence votre petite amie avec votre animal de compagnie…

La nuit où mon inconscient m’a jeté 18 février, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , ajouter un commentaire

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Vous n’allez jamais le croire mais cette nuit c’est mon inconscient qui m’a largué.

Et franchement quand vous faîtes un rêve où votre inconscient prend les apparences d’une femme à tête de tigre qui vous débite les pires trucs, vous vous réveillez en sursaut d’une humeur de fenec affamé. Là, vous dîtes stop au vin bio, bonjour le sirop de framboise, vous avez dormi 2H, le chat miaule pour manger, vous voulez juste l’écraser contre le mur comme une crêpe suzette, il fait encore nuit et vous repensez à ce que vous a dit votre moi profond.

Non, mais genre !! vous faire laminer par votre « ça » impulsif, rupture non conventionnelle entre vous et vous, mais c’est HYPER PUISSANT comme rêve !!

Et c’est parti pour un petit tour de « cogito ergo sum », et hop les montagnes russes à 6h du mat’, coincé sur votre lit la tête contre le radiateur, le chat qui fait mumuse avec vos cheveux et le chien qui prend toute la place.

Oui, y’a des jours, comme ça, où effectivement, le facteur n’a pas intérêt à se pointer à 9h pour vous livrer un colis…
 

 

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