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Technikart n’aime pas les ‘petits romans français’ , ça tombe bien moi aussi… 17 mai, 2008

Posté par fdesbordes dans : coup de gueule , 12 commentaires

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Mon adorable maman (bouquinophile invétérée) et moi-même, avons depuis longtemps fait une trêve littéraire. Alors que nous partions invariablement dans des discussions sans fin sur notre perception de la littérature française (plutôt moribonde pour ma part, encore fringuante pour la sienne) nous avons décidé d’un commun accord d’élargir respectivement nos horizons : je lui prête Doris Lessing, Bret Easton Ellis, Paasilina, Fante et elle me fait découvrir Bernard Weber, Gavalda, Schmit ou Reims.

Mais quand elle m’a passé les 368 pages de l’élégance du Hérisson de Muriel Barbery, j’ai frémi. Comment allais-je pouvoir lire un bouquin qui équivaut pour moi à une boîte de Tranxène ?? Alors quand je le lui ai rendu je n’ai pu m’empêcher de hausser les épaules pour signifier « tout un foin pour ça, moué, bof ». Idem pour Gavalda : pour moi c’est sympa pour lire à la laverie mais c’est tout. Mais pour ne pas rompre notre pacte diplomatiquement littéraire, je remballe mes critiques acerbes et mes envies d’autodafé dans ma poubelle de cuisine.

Et puis ce mois-ci, Technikart, magazine indépendant sur la culture et la société qui n’a pas la langue dans sa poche (assez rare de nos jours) titre « la France s’emmerde » et à l’intérieur un grand article sur ces fameux écrivains trentenaires qui trustent allégrement le top 10 de l’express, où comment le phénomène des « petits romans français » s’écoulent à plusieurs milliers d’exemplaires. J’avais enfin trouver un écho à mon envie d’autodafé !

Alors qu’est ce qu’un « petit roman français » ? Pas petit par son poid (640 pages pour la consolante d’Anna Gavalda), ni par son prix (24,50€ pour la consolante), le petit roman français est surtout petit par son histoire. Des histoires de petits rien narrés par des gens bien et qui racontent la vie de gens ultras normaux. Comme le souligne le critique Pierre Jourde « l’amour des petites choses de la vie, c’est très bien, ça ne donne pas que des textes exécrables. Le problème, c’est que ces livres sont vendus avec le label ‘roman de qualité’ par les libraires alors qu’au fond, la plupart sont calibrés au millimètre pour plaire, sans rien qui puisse vraiment heurter ».

Voilà de quoi jeter un pavé dans la marre, de 640 pages en l’occurence. Car le problème est bien là, aujourd’hui on fabrique du bouquin comme du yaourt : du lactose stylé bien consistant pour rassurer le lecteur, un enrobage de douceur pour faciliter la digestion et un label ‘enrichi en bonne culture’. Mais à force de vouloir plaire à la célèbre ménagère de moins 50 ans, ces ‘petits romans français’ finissent par devenir sans consistance. Vous mangez du yaourt qui a un drôle d’arrière goût de tromperie. L’éditeur n’est plus ici un passionné qui cherche la perle parmi tous les manuscrits qu’il reçoit mais bien un entrepreneur qui doit absolument faire du chiffre d’affaire, un maximum de chiffre même. Mais les grands éditeurs jouent encore sur l’imagerie populaire « saint germain des prés » où la littérature n’était pas une industrie en soi. Mais oui, maintenant même les romans sont marketés comme les yaourts pour plaire à LA cible.

Est-ce que quelqu’un sait si la consolante est imprimé en papier recyclé ? parce que 300 000 exemplaires à 640 pages ça fait combien… 192 000 000 de pages !

1968-2008 / années en fuite 5 mai, 2008

Posté par fdesbordes dans : coup de gueule,humeurs et deshumeurs existencielles , 2 commentaires

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Années en fuite. 1968. Balancer des pavés. Libérer les moeurs des carcans nauséabonds. Monter sur les barricades et s’allumer la tête au son des guitares saturées. Indomptés en rebellion pour inventer un nouveau monde. Un monde rêvé et des morts par milliers.

Année en fuite. 2008. Boîtes enfumées. silhouettes défoncées, soudées. Odeur âcre de la sueur. Electrochoc. Vibrations qui se confondent jusque dans les pare-choc en dentelles. S’évader sur la piste de danse. Dance floor qui entre en transe. Les bits chevillés au corps. Oublier. S’oublier. Génération paumée complètement dénaturée. Post-modernité. Révolte en sourdine et individualité pousse au crime. Etudiantes prostituées, travailleurs sans-abris, civilisation consommation mondialisée, RTT annualisés et loisirs à crédit, Cetelem et cofidis qui remplacent les sucettes à l’anis et les riches font péter le pastis sur des yachts qui battent pavillon suisse mais tout va bien à 20h20. Quelques manifestations, quelques morts au Tibet, on mange du pop-corn OGM à la graisse hydrogénée devant la télé qui déverse un monde javellisé. On pense pouvoir d’achat et on se fait des trous à l’estomac. Y’a plus qu’à bosser commes des chiens sans espoir de retraite anticipée.  Prozac le matin et lexomil pour dormir tranquille. Mais il paraît que tout va bien.

 

petite phrase amoureuse #16 23 avril, 2008

Posté par fdesbordes dans : petites phrases amoureuses , 2 commentaires

« L’amour rend aveugle. L’amour doit rendre aveugle ! Il a sa propre lumière. Eblouissante. »

Daniel Pennac

 

« parler d’amour, c’est faire l’amour »

Honoré de Balzac

 

 » Trop d’amour ne tue pas l’amour. Bien au contraire. »

Fred Desbordes

 

Petites phrases amoureuses #15 1 avril, 2008

Posté par fdesbordes dans : petites phrases amoureuses , 3 commentaires

« Un amour naissant inonde le monde de poésie, un amour qui dure irrigue de poésie la vie quotidienne, la fin d’un amour nous rejette dans la prose. »

Edgar Morin

 

« L’amour est clair comme le jour, l’amour est simple comme le bonjour, l’amour est nu comme la main, c’est ton amour et le mien. »

Jacques Prévert

 

Humeur du week-end…excellente ! 28 mars, 2008

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles,rayon humour , 3 commentaires

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Une furieuse envie d’Elle 8 mars, 2008

Posté par fdesbordes dans : Livres,petites phrases amoureuses , ajouter un commentaire

Baiser

 

Renverse-toi que je prenne ta bouche,

Calice ouvert, rouge possession,

Et que ma langue où vit ma passion

Entre tes dents s’insinue et te touche.

 

C’est une humide et molle profondeur,

Douce à mourir, où je me perds et glisse;

C’est un abîme intime, clos et lisse,

Où mon désir s’enfonce jusqu’au coeur…

 

- Ah! Puisse aussi t’atteindre au plus sensible,

Dans son ampleur et son savant détail,

Ce lent baiser, seule étreinte possible,

Fait de silence et de tiède corail;

 

Puissé-je voir enfin tomber ta tête

Vaincue, à bout de sensualité,

Et, détournant mes lèvres, te quitter,

Laissant au moins ta bouche satisfaite !

 

Lucie Delarue Mardrus

 

 

 

Le 8 mars qui sera la plus rebelle ? 5 mars, 2008

Posté par fdesbordes dans : Non classé , 2 commentaires

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Vous aussi participez à la vie du blog ! 29 février, 2008

Posté par fdesbordes dans : Non classé , 1 commentaire

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Le blog fête ses 1 an et demi (vous sentez les dents qui poussent – les dents de sagesse bien sûr) et à cette occasion :

C’est officiel ! 21 février, 2008

Posté par fdesbordes dans : rayon humour , 3 commentaires

Je ne mange plus de confit de canard et d’ailleurs même le TIMES le dit …

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Vous aussi vous voulez être à la une ?? hop c’est par là

Petites phrases amoureuses 14 18 février, 2008

Posté par fdesbordes dans : petites phrases amoureuses , 5 commentaires

« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour »

Pierre Reverdy

« On ne s’aime jamais comme dans les histoires, tout nus et pour toujours. S’aimer c’est lutter constamment contre des milliers de forces cachées qui viennent de vous ou du monde ».

Jean Anouilh

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