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j’aime. Toujours sur le même t’aime. 30 juin, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 13 commentaires

J’aime, j’aime, j’aime, j’aime, j’aime, j’aime, j’aime. Trop. Et alors quand bien même. Et si je t’aime peut-on dire trop quand on aime ?

Mes pas au rythme des siens, de loin en loin. Et si la fille de l’air n’existait pas ? Et si la fille de l’air était une fille de la terre ? Il faudrait bien alors que je me résolve à lui emboiter le pas. Rembobiner, retour arrière.

Je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime. Des jeux sur le même thème, des châteaux de cartes et des châteaux en Espagne, je peux t’en faire par milliers. Cela suffira-t’il à ce que tu m’emboîtes le pas, passage non imaginé mais somme toute familier ?

Dimanche bleu 30 mai, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 3 commentaires

 

C’est un dimanche bleu qui s’étire, pas tout à fait réveillé. Parfois les dimanches sont rouges, gris clairs ou gris foncés, rarement verts, quoique… Bleu c’est une belle couleur pour un dimanche.

Elle n’est pas là. Non, définitivement Elle n’est pas là même si ce n’est pas l’envie qui lui manque.

C’est pourtant Elle qui a teinté de bleu ce dimanche en la laissant courir sur sa peau au son du piano, ou bien était-ce de l’électro, elle ne sait plus. Et leurs mots qui ricochent, qui glissent et qui s’évaporent pour tout peindre en bleu. Parce-que dans ce bleu on y met tout le temps qu’on veut, par petites touches. « Freedom is a road ».

Elle n’est pas là et pourtant, c’est bien Elle là, toute entière. Nichée dans chacun de ces silences, dans ces bouts de phrases qui font mouche, dans son regard suspendu aux couleurs de l’horizon d’un bleu si vaste qu’elles pourraient toucher le même bleu du ciel. Elle se dit qu’au fond, quelque part où qu’Elle soit, elles ont peut-être vu la même chose. Du bleu.

 

 

Deux mains 28 mai, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 3 commentaires

Tu espères sans doute que demain recèle encore des trésors d’incertitudes, qu’après la vague d’impossibilités, un tsunami des possibles pourrait déferler sur tes territoires inconquis.

Peut-être t’imagines-tu, rêvant les yeux au plafond, toute à ton futur, que demain est un jour plein de promesses. Et puis il y a ces deux mains que tu remets au lendemain. Deux mains fines aux cicatrices ardentes qui creusent le sillon dans ton dos fatigué. Deux mains qui s’agrippent pendant l’amour et qui te dessinent des arabesques au réveil. Deux mains qui sont à demain ce qu’aujourd’hui est à ton présent. Un déluge de doute et d’envie, de crainte et de plaisir.

Peut-être t’imagines-tu avoir fait le tour de la question. Qu’est-ce que demain finalement ? Un autre jour qui a le goût de ce jour, deux mains qui ont révélé ce qu’elles avaient à révéler. Ou pas.

De ces deux mains tu sais si peu finalement qu’il faut laisser à demain le temps de faire son oeuvre. Alors tu fermes les yeux et tu t’endors parce que demain est résolument un autre jour.

La dernière gorgée de vin 5 avril, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 6 commentaires

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La dernière gorgée de vin. Parce qu’on recule sans cesse. On pourrait dire qu’il y a des chandelles qui n’en finissent pas de couler. Et deux personnes qui jouent à d’accord/pas d’accord jusqu’à ce que tous les sujets soient épuisés. Et la bouteille presque vidée qui s’épuise parce qu’il faudra bien qu’on se le dise. Et le silence du désir qui s’installe, coeur ballant, un jouerait à la marelle histoire d’aller jusqu’au septième ciel. Mais avant ? Juste avant, les regards s’éternisent et se détaillent à la dérobée. Alors on suspend l’instant.
On pourrait dire qu’il fait bon et que les peaux frissonent au petit vent. Ou bien est-ce ce que chacune n’ose pas évoquer et qui pourtant est bien là, ce feu sacré qui lentement descend ?

Il reste cette dernière gorgée de vin que l’on dévisage en imaginant à ce « juste après ». Et la gorge qui se serre parce qu’on ne peut plus parler. Il fait chaud soudain. Les regards qui se frôlent et qui plongent enfin. Alors les mains se cherchent et se trouvent, les corps s’électrisent. 220 volts, le temps d’un baiser. Puis d’un autre et d’un autre encore tandis que les peaux se délivrent. La nuit qui leur appartient.

Cette nuit là, sur la table, il reste cette dernière gorgée de vin, abandonnée juste à côté des chandelles qui n’en finissent plus de couler.

De la musique et des mots 28 mars, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 5 commentaires

Dans la salle d’attente du langage en suspension, les mots funambules arrivent parfois à destination.
Ce sont alors de bien belles notes de musique qui répondent, accompagnant les nuits fragiles où l’on se surprend à écouter en boucle des refrains qui donnent corps au silence.
De la musique et des mots. Un pont entre deux rives.
Déposé là comme un passage intime. Une porte dérobée pour traverser.
Et s’ouvre grand ce jardin secret où les mots funambules s’endorment à l’ombre de ces quelques notes de musique.
De la musique et des mots. Un pont entre deux rives.

Là où je vais la nuit 11 mars, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 5 commentaires

4 grammes. La masse de mon corps en suspension. Le bout de mes pieds qui décolle et ma tête à l’envers, j’ai le sol au plafond et la tête de lit dans les talons. Mot à mot je chipe un petit bout de vous. 4 grammes, la densité de mes doigts qui coulent sur votre peau. Alors je laisse filer la mesure et c’est là toute la démesure de la portée. Le poids d’un baiser. Multiplié par autant de secondes que dure l’instantané. Baisers au carré, suspendus au crochet de la division. Nombre d’or. Calculez.

ligne de corps pour une partition inachevée.

Là où je vais la nuit votre peau sur la mienne n’en finit pas de glisser. Là où je vais la nuit, je pourrais bien briser les chaînes du silence et souffler tous ces mots qui me brûlent les doigts, on pourrait dire que j’y crois.

Mais là où je vais la nuit, l’aube n’en finit pas s’enfuir et moi de courir après.

Et après ? Pierre qui roule et Jacques qui dit, qui ne dit que des conneries.

Alors je vidange. Et l’huile nauséabonde pleine de vous se répand sur le carrelage saturé de mes nuits noires.

Là où je vais la nuit tous ces putains de chats sont gris, gris comme le ciel, gris comme le béton, gris comme les flammes de mes jours.

Alors la nuit je rêve, en technicolor. Voilà mon trésor, des rêves par milliers, trop plein de vous et moi chaussant mes bottes de sept lieues pour vous retrouver. Il faudrait bien que je vous dise adieu.

Et pour cela il faudrait que je ne vous aie jamais croisée.

Pourtant, un beau jour vous vous résumerez dans ce conditionnel passé, et quand j’y repenserai, le regard dans le vague, pendant une seconde le « il aurait fallu » viendra toquer à la porte de mes sentiments. Je m’arrêterai dessus un instant et le chasserai d’un revers de main.

Là où je vais la nuit on a qu’une seule vie. Game Over. C’est l’heure.

 

 

 

Soyons gaiement triste 30 janvier, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 5 commentaires

On se fait des faits, on se défait de ces fées, et l’ivresse que l’on éprouve à se dépasser pour mieux outrepasser les limites que l’on s’est imposé.

On peut rouler à tombeau ouvert, le cerveau au bord de l’abyme, à dégueuler son coeur et dégouliner en flaque sublime dans la moiteur d’une foule compacte.

On se peut se jeter la tête la première dans des histoires qui ne commencent et ne finissent jamais, à s’engourdir, le corps en transe, dans des bits à répétition, et rentrer seule ou accompagnée juste pour le plaisir de ne pas y penser.

On peut s’empêcher de dormir juste pour voir, combien de temps tout cela va durer et regarder ces secondes qui tournent, en boucle, sur la voute de cette boite cranienne qui finira bien par gerber.

Soyons réaliste. Soyons gaiement triste.

Quatre temps 23 janvier, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 10 commentaires

Un Big-Bang. L’expansion d’un système qui n’éprouve pas de limite au commencement. Un croisement. Un intersection. Une rencontre.

Photomaton en noir et blanc. Quatre flash. Une valse en quatre temps où, bizarrement, le temps semble ralentir, moins pressant, plus lent. Alors on laisse filer la mesure qui nous échappe complètement. On ne peut pas déterminer à l’avance sur quelle mode cette intersection se déroulera. Deux lignes de fuite qui s’évadent, opposées l’une à l’autre, rapprochées par accident. Deux lignes parallèles qui décident de s’imbriquer maladroitement.

L’instant décisif, le sens d’un pile ou face. Aller plus avant ou battre en retraite. Le temps s’installe et joue la montre. Le temps de la rencontre où les corps tournoient, se rapprochent, s’éloignent. Et la peur aussi. Qui fera le premier pas vers l’autre ? Et quel sera ce premier pas ? Comment répondra l’autre ? Y répondra t’il seulement ? Qu’attend t’il de moi, moi qui ne le connaît pas ?

Des questions sans réponses où les silences viennent se nicher, oiseaux sur la corde raide, fil sensible de l’âme.

Quand est-il de ces instants où l’on voudrait mais où l’on ne peut pas, où l’on pourrait mais on ne veut pas ?
Tout ce joue en quatre temps : un temps pour tout, un temps pour les « toi », du temps pour les « moi » et peut-être; un temps pour ces « nous ». Alors les rencontres se métamorphosent en amitié, en destins croisés, en amour insensé, on ne peut pas savoir.

Les promesses silencieuses 6 janvier, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 2 commentaires

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Les promesses silencieuses. Soufflées dans un vieux saxo étouffé à la fin d’une ballade. Les promesses silencieuses comme un refrain usé. Les promesses silencieuses murmurées devant des vagues d’hiver glacées. Les promesses silencieuses et l’on s’endormira heureux sur la tombe de nos voeux. Gorgé de ces promesses assassines on partira heureux parce qu’à deux c’est mieux et on ne se quittera pas, non, non jamais, je t’aime bien. Trop tu sais.

Et les promesses de nos instants éparpillées disparaissent et il ne reste que les poussières de ces nous deux qui filent entre les doigts. Alors on prend le taxi, on s’enfuit. On regarde couler la pluie sur les vitres, on voudrait faire le pitre mais on peine à y croire. On saute sur ses larmes dans les flaques de la nuit. Et il se met à pleuvoir. Alors dans l’obscurité, juste sous les réverbères, les arcs en ciel  jaillissent et on arrive pas y croire.

Défoncé à coup de promesses merveilleuses on veut dégueuler son coeur mais même deux doigts dans la gorge ne suffisent pas.

Alors il y ceux qui ne veulent plus y penser, et ceux qui se contentent de batifoler en légèreté, et ceux qui cherchent, et d’autres encore qui attendent, que les papillons de minuit sortent de leur chrysalide et que le sang afflue dans les artères, et que vibre l’atmosphère, tambour battant, le palpitant qui s’emballe.

Les promesses silencieuses. Une petite fabrique à blessés qui continuent d’espérer qu’un jour, peut-être, derrière cette porte, dans ce train, tout au bout de ce verre de vin, avant que le vent ne les emportent, oui, viendra le jour où il croiseront ce quelqu’un nu et sans promesse.

 

 

Secret life 21 décembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 3 commentaires

Je raccorde, je raccommode, je couds et je brode tous ces « toi » qui n’existent pas vraiment.
Tu es juste l’image de ce je n’aurai jamais. Un léger désagrément, passager mais pas transparent qui colle à mes nuits agitées.

Bien sûr, tu ne seras pas au courant, les années passeront bien sagement avec ce petit pincement au coeur en pensant à la chanson.  J’ai toujours su me faire une raison.

« tout aurait pu être n’importe quoi d’autre et cela aurait eu tout autant de sens » dit Tenessee Williams mais tu n’es pas n’importe qui d’autre alors je passe ma vie à tout foutre en l’air, et regarder les morceaux tomber par terre. Tu ne sais même pas que tu es et ça, me tue, tu sais.
Te laisser me voir sans savoir alors qu’à l’intérieur j’ai envie de le hurler, tout ce que j’éprouve à ton sujet, restera à jamais mon secret, enfoui sous des monceaux de « je ne sais ». Mon plus beau secret.

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