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frag 08 30 mars, 2007

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

on pourrait tout se permettre, faire comme si on jetait tout par la fenêtre, tous les doutes, on n’en a plus rien à foutre. On pourrait faire comme si, un amour choisi, toujours en sursis ou sûr ici. Alors nos corps défendus, abandonnés, on se sentirait glisser; et nos coeurs suspendus, nos baisers affamés, notre amour acharné, on pourrait vibrer; à l’unisson,comme un frisson, on écrirait une chanson aux notes cristallines, et toi féline tu me mumurerais un doux refrain, qui n’a pas de fin…

exercice de style 25 mars, 2007

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 2 commentaires

Pour bien montrer que les mots n’ont que la valeur que nous voulons bien leur donner, je vous propose un petit exercice de style.

voici, ci-dessous un extrait de mon premier roman « messages personnels ». Nous allons le vider complètement de sa substance et bien se marrer. A vos marques… Partez !

 » Je veux lui rouler des pelles, pleines d’un délicieux coktails. « love », j’embrouille une fille sur la pornographie féminine. Hum… Elle a les cheveux plus longs qu’avant. Ils ont tendance à tomber sur le devant. Elle les repousse d’un revers de main si sexy que j’en ai la nausée. la musique s’est amplifiée. Je n’entends plus rien. Je n’ai plus d’oreille. Elles sont tombées comme des pierres. Et mes mains… Elles ressemblent à des fers. Les glaçons de mon whisky coca qui battent la mesure dans mon verre. Elle me lèche la tempe et murmure pour me parler. Mes jambes flageolent, mon coeur va lâcher. mes yeux sont attachés sur le portable, je ne peux plus rien fixer. Un appel en absence. Pas de message. Les fillent me collent trop. Sueurs. C’est un leurre. Ici tout est faux. Tout faux ! So sexe… [...] »

les mots soulignés sont ceux qui vont être changés :

 » je veux lui rouler ses flanelles, pleines d’un délicieux coktail. J’embrouille un billard sur la pornographie féminine. hum… caliméro a les cheveux plus longs qu’avant. Ils ont tendance à tomber sur le devant. Caliméro les repousse d’un revers de main si sexy que j’ai envie de purée. la musique s’est désintégrée. Je n’entend plus rien. je n’ai plus de baskets. Elles sont tombées comme des pastèques. Et mes mains… Elles ressemblent à des fruits secs. les glaçons de mon whisky-coca qui battent la mesure dans mes socquettes. Caliméro me lèche la tempe et murmure pour me faire à cuisiner. mes jambes flageolent, mon coeur va se laver. Mes yeux sont attachés sur la station, je ne peux plus rien fixer. Un plein d’essence. Pas de message. les billards me collent trop. Sueurs. c’est un leurre. Ici tout est beau. Tout beau. Sot texte… »

Si vous avez aussi envie d’écrire une version débile de ce texte, n’hésitez pas ! laissez le dans le commentaire :)

frag 07 21 mars, 2007

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 1 commentaire

La lumière de sa chair, les hemispheres de ses seins offerts à ma vue, la chute de ses reins presque inconnue, la douceur sous mes paumes; j’avance lentement en éclaireur.

Mon corps est patient mais mes doigts irradient, ja la pille, je la mordille, en pensées, mais mes narines oscillent, sous-marines; je suis en apnée, j’ai besoin d’une aspirine.

Et puis soudain, je suis à mi-chemin entra la terre et le ciel, une étincelle; ses lèvres croisent les miennes et la nuit, princesse sans conteste, devient notre magicienne.

J’ai fait un rêve. J’étais blotti contre toi et toi tout contre mes bras, je ne sais pas. Un rêve peut-être bien ou une chimère, une fille de l’air. Non ce n’était pas un rêve…

frag 06 10 mars, 2007

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 1 commentaire

Que reste-il quand il n’y a plus rien ? rien que les souvenirs qui s’effacent jours après jours, un peu plus de ma mémoire… Le décor a changé mais ton âme est encore plantée là, dans cet air que je respire, dans ces anecdotes que je me ressasse comme un vieux disque rayé. Je m’accroche à mon espoir insensé, je m’y agrippe comme à une bouée,
faire que rien de tout ça ne se serait passé…
Vivre à l’extérieur de mon corps, en dehors de mon moi désincarné et me retrouver planté là avec ton âme.
Dans un ailleurs imaginé, dans une autre vie où tu me souris, tu m’envoies du plat de la main des baisers qui ne m’arrivent jamais…

frag 05 19 janvier, 2007

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

Je traverse ma vie comme un inconnu en terre étrangère.

Je visite, en solitaire, des églises égarées sur des aires silencieuses.

Tout à l’heure le soleil a disparu un instant derrière l’arrêt d’autocar, au bord de la route. j’avançais, mon thermos de café froid à la main, dans ma parka raidie par l’air glacé; alors je me suis assis sur une pierre en face de l’arrêt, et j’ai attendu que tu me revienne.

Les rayons mordorés du soleil ont frappé mon visage, et, l’espace d’un instant, temporalité désemparée, j’ai cru que je pouvais espérer. Mais tu n’es jamais revenue…

frag 04

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

De rage, j’ai brûlé nos photos.

Celles de nos vacances, celles que j’avais faîtes pour ton book. les dernières…

Il n’en reste plus qu’une, la seule que je garde précieusement. Je l’avais prise au petit matin dans notre chambre d’hôtel. Tu dormais encore, tes cheveux longs et bouclés éparpillés sur l’oreiller; la tête enfouie dans les draps.

Noir et blanc; c’est tout ce qui me reste de toi. deux couleurs qui m’aident à survivre.

Je l’ai faîte agrandir. Sören, le photographe, m’a dit que c’était une très belle photo et que j’avais bien raison de la faire agrandir.

J’ai failli lui répondre qu’un jour, je ne me souviendrais plus de la personne sur la photo, mais j’ai préféré m’abstenir; il ne comprendrais pas…

FRAG 03 15 janvier, 2007

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Je suis toujours très mal à l’aise à l’achat d’un nouveau dentifrice. Ultra white, blanchisseur, aux plantes ? De marque ? Sans marque ? Va t-il durer longtemps ? Est-il liquide ou est-ce une pâte ? J’aimerais ne pas avoir à me poser ce genre de questions et pourtant, je reste des heures dans le rayon. Alors je perds la notion du temps et il passe, pour ainsi dire plus vite, du moins en ai-je l’impression. 

  Une fois rentré dans mon chez moi provisoire, je range le dentifrice sur l’étagère de la salle de bain, et jours après jours, je me pose la question : était-ce le bon ? Combien de temps va t-il durer ? 

Je me concentre sur ces petites attentions et cela m’aide à passer le temps. Tout seul. Sans toi. 

  

frag 02 16 décembre, 2006

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

imagesvillenuit01.jpg 

Tes yeux rieurs qui se détournent, ton corps qui ne m’appartient plus. 

Ton besoin de vivre ta vie et moi la tienne, si tu m’avais dit ou si j’avais su, aurais-je répliqué à ton regard ? Pour ne pas vivre ce que j’ai vécu ? Je ne regrette rien même si tu n’as pas pu voir. Nous nous sommes ratées, éclipsées, désamorcées, mais certainement pas écharpées ou déchirées. Mon cœur s’est juste un peu plus fendillé, vaste coquille vidée de sa substance, de sa chair; en latence.

Frag 01 30 novembre, 2006

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

Ca y est je suis en plein trip. Mélange d’alcool et de shit. Les scratchs de CSS me vrillent le crâne. Dans ma maison, y’a pleins de faons, de cerfs, qui brament ou qui crânent. Comme dans un mauvais film d’horreur ma tête tourne à 180 à l’heure. Les baleines ont des ventouses et pas dents. Je rentre, dedans, dans leurs corps visqueux où je vois d’autres cadavres boueux, le ventre verdâtre, la peau si flasque qu’elle s’envolerait comme un ballon en pleine bourrasque. Je nage dans le putride, les entrailles qui suintent et rien, à l’horizon, qui pointe. 

femme au bord de la crise de nerf 29 novembre, 2006

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),Non classé , ajouter un commentaire

Voilà, on s’est quitté. Et je suis presque morte. Comme un soleil couchant sur une mégapole qui s’endort. Les néons qui s’allument, les phares des voitures, et la pluie battante sur le pare brise de mon désastre. Je sèche mes larmes qui ont ravagé mes mains de sel acide, je monte une dernière fois la colline, et je m’assoit dans l’herbe fraîche. Juste là, sous les pommiers dont les feuilles commencent à tomber. Et là, devant moi, s’étale le spectacle fascinant d’une ville qui s’ébruite, qui s’éveille à la nuit ardente. 

Cet endroit, que personne ne connaît à part moi, je t’y est peut-être emmené ou peut-être pas. Tout ce que je sais c’est qu’on s’est quitté. Et mon astre abîmé a éclaté comme une super nova dans le ciel noir de mon désespoir. Le monde résonne au loin et ma vie s’efface devant le souterrain de mon abyme. Il ne reste plus rien. De nous, il ne reste rien. Alors il ne me reste qu’à me jeter de ce pont lointain où j’irai finir ma course folle dans l’eau froide et molle de mon destin. Tu es heureuse alors tout va bien… Voilà, on s’est quitté et je suis presque morte. En fait, je me bourre la gueule pour espérer t’oublier. Oublier jusqu’à ton parfum sur l’oreiller, l’odeur de ta peau quand je t’embrassais dans le cou sans un mot. Mon foie gerbe en mille morceaux. J’ai beau essayer mais chaque instant me renvoie une image de toi  un peu plus déformée par l’alcool et le chagrin. Un jour, c’est sûr, tu ne seras plus qu’un vieux souvenir qu’on évoque dans un rire. 

Mais en attendant, il faut bien que je vive et mes sanglots n’atteignent même pas la rive de ce fleuve boueux et triste. Est-ce que tu m’as aimé ? est-ce que tu m’as désiré ? Tout ce que je sais c’est la place que tu occuperas à jamais dans mes pensées. 

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