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Le parapluie amoureux 31 mars, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 2 commentaires

J’ai acheté un parapluie un jour d’automne. Les averses se succédaient et il me fallait m’abriter de ce vent pluvieux qui s’engouffrait sans cesse sous mon blouson. Alors j’ai acheté ce parapluie dans la première boutique venue, j’étais trempé et j’ai juste demandé s’ils vendaient des parapluies. Ils m’ont dit oui. J’ai eu de la chance. Pour 7€50, j’ai eu ce beau parapluie noir, tout plastique, made in china, armature métallique et fourreau noir. 7€50 pour un parapluie anonyme, on se dit qu’il ne fera pas beaucoup de pluies celui-là. Tout au plus un mois et on pourra le jeter, même pas droit au recyclage le pauvre.

Je ne sais pas pourquoi, ce jour là, j’ai contemplé mon nouvel ami-objet et je lui ai promis d’en prendre le plus grand soin. Il m’a suivi dans mes voyage urbains pendant quelques semaines, bien posé au fond de mon sac ou fièrement déployé, majestueux,  contre les abats d’eau fréquents.

Un matin, alors que je descendais l’avenue, à demi-caché sous son voile noir, je fut brusquement tiré en arrière. Ce n’était pas une bourrasque d’automne, il n’y en avait pas ce jour là, juste une brume tenace qui nous rendaient tous anonymes parmi nos parapluies. Tous sauf une silhouette bien caché sous son pébroc multicolore. Et plus j’essayais d’avancer et plus une force invisible me poussait vers l’inconnue au pépin chromatiquement… osé. C’était à n’y rien comprendre. Comme si j’étais dépourvu de ma propre motricité. Je luttais encore un moment puis, épuisé, me laisser faire. C’est alors que la brume cessa. Je fermais mon parapluie mais il couina si fort que j’en eu froid dans le dos. Mon tom-pouce se révoltait ! Il refusa catégoriquement de se refermer,redoublant de couinements à chaque fois que je voulais rabattre ses oreilles. Et me voici parti dans une course, contre ma volonté, tournoyant entre les passants, volant littéralement au-dessus des passages piétons, avec en ligne de mire, le pébroc tout en couleur.

Au loin, je voyais bien que la silhouette n’en menait pas large non plus. Son abri anti-gouttes faisait aussi des siennes. Elle stationnait sur le trottoir d’en face, se débattant fermement pour le refermer mais je pouvais entendre clairement les couinements caractéristiques d’un parapluie en colère. Le feu piéton passa au vert, je traversais en voletant, muée par cette force invisible et fini par me cogner dans l’inconnue.

Nos parapluie désertèrent nos mains, tombant au sol et dansant follement dans une sorte de ronde amoureuse parapluiesque. Nous comprîmes alors que nos pépins avaient eu le coup de foudre…

Depuis cette aventure, nous prenons bien soin de les laisser toujours ensemble, et pour être sûr de ne plus jamais séparer les deux tourtereaux nous avons décidé d’habiter sous le même toit. Nous les avons fiancés récemment, juste après les nôtres…

Disaster 1 mars, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 2 commentaires

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Les larmes du croco perlent sur l’océan glacé de ce contiment amer. Soleil d’hiver qui trouble le regard. S’égarer sur la route rectiligne, vaste champ de mine et au bout de la course c’est parfois l’enfer. Faire grincer les pneus du dragster comme un gangster, le souffle plombé, le silence en bataillon serré, armer le canon de son vieux revolver et tirer, tirer, tirer pour fendre l’air ténu de ces balles vibrantes. Et redonner vie à son atmosphere.

Trajectoire en dérision, c’est la trêve ou on crève, carrefour giratoire, l’espoir en bandoulière, seul compagnon alors on affute le crayon et on va en paix comme on va en guerre. On ne peut pas croire au peloton d’execution, juste un voyage au bout de son monde, avec juste ce qu’il faut de courage.

Il faut alors écouter le murmure de l’oiseau de nuit, tour à tour Phénix ou Alcyon. Il lui arrive de perdre une plume, cadeau laissé au creux de l’oreiller. Il faut entendre le chant du cygne, longues symphonies silencieuses, sifflotées sur le haut des toits, quand le soleil remballe son dernier rayon et disparait.Toi, toi et toi, là, tu l’as déjà entendu n’est-ce pas ?

… In disaster , Another day, thinking about and i found my way. Happiness in the blindness, my disaster, thinking about and memory blaster …

 

 

 

Les spoutniks et leur petit nez 19 février, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

Les spoutniks et leur petits nez, drôles de satellites satellisés sur une planète où le bonheur se cherche à la croisée des chemins, oui les spoutniks et leur petits nez, murmurent à l’oreille des étoiles des mots magiques, des mots romantiques, juste esquissés car les spoutniks se font discrets. Les spoutniks et leur petit nez peignent alors des aurores boréales à la nuit tombée, juste sous votre nez, quand les rêves de belle destinée s’éprennent au coin des pages tournées.

Les spoutniks et leur petits nez poussent de grands cris d’amour étouffés par le bruit des coeurs brisés mais ne renoncent jamais à faire briller le ciel de toute sa beauté.

Les spoutniks se croisent et parfois, peuvent se trouver. Oui ça peut arriver.

(spéciale dédicace à la fille qui pompe mes mots, pas tant que ça finalement ;-) )

Secret life in my mind 12 février, 2010

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Certains matins, quand la voix de Sade résonne alors que vous êtes occupée à couper une série de tomates, sans même vous en rendre compte, vous partez faire une ballade dans votre jardin secret.

Bien caché derrière un lopin de terre abandonné, vous poussez le petit portillon rouillé et entrez dans ce jardinet qui sent si bon. Les fleurs ont souvent leur parfum, les effluves de toutes ces Elles qui vous ont marqué. Sous le soleil incandescent de votre esprit vous caressez ces milliers de plantes-souvenirs comme autant de beaux phénomènes, menues choses de la vie quotidienne; instants volés, photographiés, mémorisés…

Vous contemplez un moment l’image de ce livre inachevé, laissé sur cette table de chevet. Et puis il y a ces sourires, ces rires et cette tristesse au fond des yeux. Quelques pas plus loin, et c’est l’escalier contre lequel vous butez. Ce fameux escalier et ses 15 marches déchaînées. Ailleurs, vous retrouvez la collectionneuse de BD et un peu plus loin, la photographe contemplative et ses premiers essais…

Votre ballade prend fin, le tourbillon incessant du réel vous rappelle.  Vous repoussez le petit portillon rouillé, vous retournant encore pour admirer la beauté de ce jardin sauvage et reprenez votre marche, à bâtons rompus, vers l’inconnu…

 

allez voir le site de Anne Julie, dont j’ai honteusement emprunté  l’illustration pour cet article. Des images sensibles et poétiques… http://www.annejulie-art.com

 

Corps à corps 3 février, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , 1 commentaire

Elles provoquent l’iridescence de dizaines de lucioles imaginaires dès lors que leurs yeux se croisent, sondant l’immense intensité de leur silence. Ira ? Ira pas ? Ce pas décisif, pas chassé, de côté, ce pas tant de fois songé. Qui se lancera en premier alors que le fond de leurs prunelles brûle d’équivoque ?

Ce soir là, la première, teint de porcelaine et bouche ensorceleuse, s’est lovée dans le fond du canapé. Elle aurait déjà du partir. Mais toujours repousser. Elle se lève, prend ses affaires et s’apprête à quitter la seconde. Tant de fois elles se sont dit bonsoir devant la porte de l’entrée. Tant de fois leurs baisers de joue ont failli glisser.

Elles restent là, à l’intérieur, à s’observer, se mesurer. Ira ? Ira pas ? Reculer l’instant T du “au revoir” familier. Mais ce soir, ce soir là, élan incontrôlé; la seconde enlace la première au moment où leur pommette allaient se rencontrer. S’abandonner contre la porte et l’embrasser.

L’instant n’a duré qu’un quart de seconde et pourtant. Un quart de seconde où tout peut basculer.

La sac qui tombe à terre, bientôt suivi par le reste des affaires. Les mains moites de désir qui se cherchent et se serrent. L’inévitable est arrivé…

La première et la seconde enlacées. Corps à corps enfiévré. La bande son qui explose. L’osmose de la métamorphose. La porte de l’entrée va craquer. Goldfrapp qui murmure son “oh la la” et les bouches brûlantes, desiderata.

Le blouson qui vole, les décolletés qui caracolent. La seconde qui tombe en arrêt, caressant ces seins splendides et raidis, prêts à jaillir. La main sur la nuque, les yeux dans les yeux et si l’on ose il n’y a plus de mode pause. Plonger dans le bustier, s’y fondre en entier. Défaire l’agrafe du soutien gorge et déboutonner le pantalon, prêt à glisser. Y faire filer ses doigts et deviner l’envie. La première qui gémit. Effleurer les dentelles du dessous et les faire transpirer. Les bassins qui n’ont de cesse de se provoquer. Langues qui roulent et celle de la seconde qui descend, descend, descend… S’arrêter sur ces tétons dressés. Lécher, mordiller, humer et continuer le long de la ligne de poitrine, vers la flèche longiligne. Passer le nombril. Frissons et peau sous tension. Egarer ses lèvres sur le bouton. S’immiscer dans ce bosquet, ce delta du bas, territoire de plaisir. La première qui se sent défaillir. Prélude à l’amour.

La seconde qui invite la première à partir pour un voyage intersidéral dans une chambre. Passion buccale. Duel de caresses. Sauvagerie sensuelle. Epidermes mis à nu et iris des pubis enchevêtrés. Couler de concert dans des vagues de lasciveté. Phalanges qui s’engage en territoire inconnu. Le bassin qui va et vient. Murmure de la première. Le moment est venu. Admirer le magnifique fessier suspendu dans l’air. Et l’ère de la chute de rein qui frémit sous les baisers. Le temps qui s’effondre et plonger en eau profonde dans l’origine du monde. Vibrer. Pénétrer. Mouvements lents et impulsion. Tours et détours. Allées et venues dans le fruit défendu. Orgasme sous pression, lame de fond, vagues d’ondulation.

Changer de position.

Les corps qui s’agrippent, chairs collées serrés et imbriquées, les mains qui empoignent les hanches et qui disent “encore, toujours plus fort”. Chuchotement et gémissements qui se déclinent en chanson. La bande son qui redouble. Les bits de l’acoustique orgasmique qui partent en envolée lyrique. Les corps qui perlent et qui s’accrochent d’ivresse. se perdre dans une débauche des sens. Caravelle de délice et boire le calice jusqu’à la lie. Faire l’amour une bonne partie de la nuit et s’endormir fatiguées mais tellement belles, tellement sensuelles. Intense Elles qui font des étincelles.

La fille qui pompe vos mots

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 1 commentaire

C’est con comme parfois les mots manquent. On peut faire l’inventaire du dictionnaire, les qualificatifs sont aux abonnés absents. C’est ainsi; la fille qui pompe vos mots pour gonfler les étoiles d’une autre atmosphère vous laisse à chaque fois cette même impression. Comme un ballon, en suspension, la porte se referme et l’horizon a un goût différent. Un peu salé, un peu piquant, une note d’exotisme, un palmier à côté de la poubelle – vous boiriez bien des coktails – un iceberg qui dérive le long du trottoir à minuit moins le quart. Oui, la fille qui pompe vos mots fredonne un autre univers, un monde mappemonde où les pays Sens, Immense et Intense vivent avec les nations de l’Etonnement, du Mouvement et du Touchant.

Loin de vous, l’idée saugrenue de transformer la nature des choses, il n’en reste pas moins, votre étonnement quant à cette fille qui vous enlève les mots du stylo pour en faire une ribambelle de volutes de fumée, notes incandescentes qui partent dans la buée de la somnolente heure du coucher.

La fille qui pompe les mots est juste quelqu’un de grand.

 

 

Gainsbourg et le chat 2 février, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

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Gainsbourg dans un snack-bar se fait verbal. Gainsbourg au hasard et là, le taiseux est pâle. L’amour en soi, comme une mélodie qui résonne. L’amour s’éreinte, que cet air fredonne. Au feu de la passion, aux armes citoyenne. Feu de joie sans compromission, brillantine et kérosène.

Gainsbourg dans le lecteur marque le tempo-compteur de ce beau Phénomène. Jouer aux silences plutôt qu’aux mots, saute-moutons ou chat perché, selon. Le félin caché dans l’escalier, à demi-découvert pour être trouvé, blotti sur le pas de la porte, toutes griffes dehors.

Gainsbourg dans le lecteur, j’apprend mes gammes de véto sur un radio-émetteur. Signes vitaux normaux, je perçois encore faiblement les battements de son coeur. Hypotermie, le chat a mal, le chat a peur. Il s’enfuit dès qu’on lui sourit.
Un jour j’ai trouvé un chat de gouttière, drôle de phénomène, et j’écoutais Gainsbourg.

Il a aimé, s’endormant ainsi sur les rêves bleus de mon oreiller.

 

Faire battre le macadam 20 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),humeurs et deshumeurs existencielles , 1 commentaire

Il y eu dans ce mardi soir un souffle de douceur après les bourrasques de vie de ce week-end. l’esprit en apesanteur je me laissais bercer par le « a song she wrote » de Revolver. C’est parce que j’m'étais pris des balles dans l’âme que je pouvais sentir la respiration de l’atome invisible, celui qui fait battre la macadam d’un pas de deux aux petits bonheurs.

Un léger sourire flottait dans ce café en regardant la pluie tomber. J’étais seule, à me figurer comment les personnages de mon roman allaient évoluer. Quel destin allais-je bouleverser sur le papier ? Arriverais-je à les faire se retrouver ? Oui, je voulais faire battre le macadam de mes héros imaginaires. Alors les gouttes ricocheraient sur le béton mouillé en boum boum aérien. Dans une chorégraphie impeccable, les passants sortiraient des encoignures des portes cochères, le parapluie en bandoulière, et danseraient sous la bruine de janvier un petit air à la « singing in the rain ».

Alors je pensais à mes rencontres extraordinaires, et j’imaginais chacune occupée à vivre sa soirée. Que se cache t-il derrière les portes dérobée, le soir, à la veillée ? A quoi pensent ces êtres sensibles avant d’aller se coucher ? Moi, je laissais filer le trait de mon axiome jusqu’à eux, pensée volant dans les allées de la ville éclairée.

Oui, il y eu dans ce mardi soir un souffle de douceur et un sourire flottait dans ce café…

« Elle flotte, elle hésite. En un mot, c’est une femme » Racine 19 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

Salle d’attente du langage en suspens et des regards sous-jacents.

La fumée conjugaison fait tousser les patientes. Passé, présent, imparfait, plus-que-parfait…

Madame attend. Que du verbe suive l’acte puisque l’exigence a ses raisons que la raison n’a pas. Enchantement des paroles en l’air, jetées comme des bouteilles à la mer dans un océan informatique; madame attend que la supplique parvienne à  ses oreilles.

« Ma douce, mon ange, ma promise, ma boussole, mon roc, mon amour, mon autre, mon horizon… »

Mais l’écho se fait silencieux. Silence radio.

 

 

Breathe 11 janvier, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),humeurs et deshumeurs existencielles , ajouter un commentaire

Expiration. Un murmure qui s’évapore. Inspiration. Hyperbole de mon illusion. minuit moins le quart avant qu’il ne soit trop tard. J’entend déjà le son de mon coeur qui franchit le mur de ma raison. Starting Blocks. Un flingue pour un pétard. Et la clameur de mes neurones s’élève dans le stade de mon cerveau. Le Jessie Owens de la décision lâche ses crampons et libère sa foulée imaginaire.

Breathe. Danser ce tango vibrato et me noyer dans le petit haut noir en dentelle. Tisser sa fantaisie et la rendre belle. Breathe. Un sens à mes pensées et la portée de mon souffle couvre le papier de mon amour.

Breathe. Je respire.

 

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