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One day 20 octobre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , 2 commentaires

Se heurter au mur fin de la réalité. Etre la personne que l’on voit dix fois sans vraiment la croiser. Etre celui qui vous regarde passer, depuis le trottoir d’en face, caché derrière la pluie. Le manteau vous dit vaguement quelque chose sans vraiment vous souvenir et fixer cet imperméable.

Ragards échangés dans un commerce ? Rencontrés à une soirée ?

A la longue vous ne savez plus très bien, les visages se mélangent et les prénoms ne vous disent plus rien, il ne reste que le vide insensé, froid et lugubre, comme un grand courant d’air dans votre poitrine. Vous serrez votre manteau pour vous sentir, peut-être, au chaud. Vous hochez de la tête, sans cesse, écoutant avec politesse et beaucoup d’attention ce que l’on offrira à sa bien aimé, ce à quoi l’on voudrait rêver, ce que l’on pourrait être et au fond, c’est comme un puit sans fond, vous avez beau jeter des petits cailloux blancs vous ne retrouvez plus aucun chemin.

Ce n’est pas un conte de fées, il n’y a pas de petit poucet, ni de prince charmant. Il n’y a que vous. Emmuré vivant dans votre palais des glaces. Un cauchemar sans tour de passe-passe pour se réveiller.

Corps à corps 3 février, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , 1 commentaire

Elles provoquent l’iridescence de dizaines de lucioles imaginaires dès lors que leurs yeux se croisent, sondant l’immense intensité de leur silence. Ira ? Ira pas ? Ce pas décisif, pas chassé, de côté, ce pas tant de fois songé. Qui se lancera en premier alors que le fond de leurs prunelles brûle d’équivoque ?

Ce soir là, la première, teint de porcelaine et bouche ensorceleuse, s’est lovée dans le fond du canapé. Elle aurait déjà du partir. Mais toujours repousser. Elle se lève, prend ses affaires et s’apprête à quitter la seconde. Tant de fois elles se sont dit bonsoir devant la porte de l’entrée. Tant de fois leurs baisers de joue ont failli glisser.

Elles restent là, à l’intérieur, à s’observer, se mesurer. Ira ? Ira pas ? Reculer l’instant T du “au revoir” familier. Mais ce soir, ce soir là, élan incontrôlé; la seconde enlace la première au moment où leur pommette allaient se rencontrer. S’abandonner contre la porte et l’embrasser.

L’instant n’a duré qu’un quart de seconde et pourtant. Un quart de seconde où tout peut basculer.

La sac qui tombe à terre, bientôt suivi par le reste des affaires. Les mains moites de désir qui se cherchent et se serrent. L’inévitable est arrivé…

La première et la seconde enlacées. Corps à corps enfiévré. La bande son qui explose. L’osmose de la métamorphose. La porte de l’entrée va craquer. Goldfrapp qui murmure son “oh la la” et les bouches brûlantes, desiderata.

Le blouson qui vole, les décolletés qui caracolent. La seconde qui tombe en arrêt, caressant ces seins splendides et raidis, prêts à jaillir. La main sur la nuque, les yeux dans les yeux et si l’on ose il n’y a plus de mode pause. Plonger dans le bustier, s’y fondre en entier. Défaire l’agrafe du soutien gorge et déboutonner le pantalon, prêt à glisser. Y faire filer ses doigts et deviner l’envie. La première qui gémit. Effleurer les dentelles du dessous et les faire transpirer. Les bassins qui n’ont de cesse de se provoquer. Langues qui roulent et celle de la seconde qui descend, descend, descend… S’arrêter sur ces tétons dressés. Lécher, mordiller, humer et continuer le long de la ligne de poitrine, vers la flèche longiligne. Passer le nombril. Frissons et peau sous tension. Egarer ses lèvres sur le bouton. S’immiscer dans ce bosquet, ce delta du bas, territoire de plaisir. La première qui se sent défaillir. Prélude à l’amour.

La seconde qui invite la première à partir pour un voyage intersidéral dans une chambre. Passion buccale. Duel de caresses. Sauvagerie sensuelle. Epidermes mis à nu et iris des pubis enchevêtrés. Couler de concert dans des vagues de lasciveté. Phalanges qui s’engage en territoire inconnu. Le bassin qui va et vient. Murmure de la première. Le moment est venu. Admirer le magnifique fessier suspendu dans l’air. Et l’ère de la chute de rein qui frémit sous les baisers. Le temps qui s’effondre et plonger en eau profonde dans l’origine du monde. Vibrer. Pénétrer. Mouvements lents et impulsion. Tours et détours. Allées et venues dans le fruit défendu. Orgasme sous pression, lame de fond, vagues d’ondulation.

Changer de position.

Les corps qui s’agrippent, chairs collées serrés et imbriquées, les mains qui empoignent les hanches et qui disent “encore, toujours plus fort”. Chuchotement et gémissements qui se déclinent en chanson. La bande son qui redouble. Les bits de l’acoustique orgasmique qui partent en envolée lyrique. Les corps qui perlent et qui s’accrochent d’ivresse. se perdre dans une débauche des sens. Caravelle de délice et boire le calice jusqu’à la lie. Faire l’amour une bonne partie de la nuit et s’endormir fatiguées mais tellement belles, tellement sensuelles. Intense Elles qui font des étincelles.

Facto… 3 janvier, 2010

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Une petite mise en bouche du prochain bouquin…

 

« Un matin Facto, se réveilla tellement déprimé que les larmes roulaient toutes seules en grosses gouttes et tombaient dans des flocs improbables sur son tee-shirt. Il avait rêvé d’Elle. Il avait rêvé de ses seins plus précisement. Ses seins lui manquait terriblement. Elle lui manquait terriblement. C’était la première fois qu’il le ressentait si fort dans sa chair, au réveil, une sensation de souffrance incommensurable.

Il eu envie de tout casser. Il se maudit de lui avoir offert son aide, le jour où Elle était rentrée trempé comme une soupe dans ce bistrot. Il l’a revoyait encore, bouleversante, sublime dans sa veste toute mouillée. Le mascara qui avit coulé sur ses joues et son regard plein de chagrin.

Il leva les yeux et ne vit que son son double dans la glace, triste et désemparé par l’absence. Tant de travail sur soi, ces derniers mois et tout ça pour retomber aussi bas à cause d’une paire de seins. Il eu envie de fracasser l’image de lui-même, dans ce miroir désenchanteur. Et la colère, la rage, montèrent d’un coup. Comment avait-Elle pu l’embarquer dans son indécision permanente ? Lui voler ses espoirs et partir avec du jour au lendemain ? Il eu soudain envie de vomir et, dans un haut le coeur, prit la décision qu’à compter de ce jour, il ne s’en laisserait plus conter. Il la laissait à ses problèmes existenciels et lui, allait passer à autre chose. Comme ce mec fou amoureux de Keira Knightley dans le film « Love actually », il lui avoue qu’il l’aime et il décide d’en finir avec cet amour impossible. Il fallait absolument qu’il garde cet exemple en tête. Puma était unique, mais des êtres uniques il en rencontrerait fatalement d’autres.

Il balança une grande bordée d’injures à la glace, se lava le visage, se répéta qu’il était le meilleur et ne se retourna pas en quittant la salle de bain. « 

dans la gueule des anges 21 juillet, 2009

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Dans la gueule des anges

on ira se jeter à corps perdus

et coeurs incandescents

dans la gueule des anges

bouche ouverte sur le monde sans vertu

et bras ballants

dans la gueule des anges

je me suis enfuie, je me suis tu

happée par les braises de leur silence…

262 551 secondes écoulées 28 avril, 2008

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72037 gouttes de pluie tombées sur les vitres du train. 300 km avalés. 17 sms échangés. 3h00 de forfait largement dépassées. 4 fois les bagages faits et défaits. 1 boîte mail piratée. 1 dessin bricolé. 113 912 respirations. 13 beaux rêves. 2 cauchemars. 15 brossages de dents intensifs. 24 tic tac menthe sucés pour conserver l’haleine fraîche. 750 mètres parcourus pour rattraper une tortue fugueuse. 8 litres de cafés bus. 33 bonjour échangés. 617 pages lues. 11h39 de musique écoutée.119 rayons de soleil qui ont frappé mon visage. 12 trainées d’avions aperçu. 1 feuille d’arbre perdue dans mes cheveux. 3 coccinelles posées sur mon avant bras. 284 fois les yeux dans le vague. Et le vague de mon âme plein de toi. 78 pensées dans la même direction. 262 551 secondes écoulées…

A la verticale de l’été 6 avril, 2008

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coquelicot02.jpg

Des nuages cotonneux qui s’effilochent, qui voyagent en volutes de vapeur et juste en dessous de cette condensation dense qui file dans le ciel bleu, des troupeaux de moucherons qui s’agglutinent près des pétales aux parfums de roses, des papillons qui ondulent en vagues d’ultra sons. A la verticale de l’été. Couchée dans l’herbe rasée de près, les yeux face à l’infini, l’horizon n’en finit plus de vibrer. A la verticale de l’été.

Champ de paquerettes comme champ de vision, loin au-dessus, un faucon; ou une buse. Etat stationnaire sous la stratosphère. Muse.

Une coccinelle qui se pose sur le plat de la main. Compter les points sur son dos et souffler doucement. La voir battre des ailes comme tu bats des cils et s’envoler. Le soleil qui fait des trouées dans l’azur et joue à cache cache avec les cumulus. Peinture en mouvement, traînées blanches, touches presques immobiles de blancs rehaussées de gris et les lignes des avions qui s’entrechoquent et se croisent pour dessiner une gigantesque toile d’araignée. Les bourgeons qui s’ouvrent, se laissant compter fleurette pendant des heures : « un, peu, beaucoup… ». Le bonheur passionnément et puis c’est tout.

Et moi qui pense à toi quand tu n’es pas là. Alors je joue à « on dirait ».

On dirait, que je t’aurais fait l’amour toute la nuit, et nous couchées dans l’herbe chaude, ta tête posée sur mes jambes, nous serions encore tentées. On dirait qu’il n’y aurait plus à parler, à découper menu dans le papier fripé de nos têtes des banderolles discontinues de coeurs ravagés. On dirait, qu’on jouerait à bronzer sur ce canapé laissé là, à même la pelouse. On dirait qu’on écouterait juste notre rythme cardiaque battre la chamade quand on se regarderait. On dirait que je ne verrais plus dans tes yeux cette ombre se propager jusque dans les tréfonds de ton âme tiraillée. On dirait que tout ça c’est derrière nous, derrière toi, que le monde nous appartient, que tu tiens au creux de tes mains le souffle sacré de ta liberté.

Oui, je pense à toi comme tu n’es pas là; allongée dans ce champ de rêves ombragés, je joue à « on dirait » à la verticale de l’été.

Debout contre le mur… 3 avril, 2008

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Debout contre le mur tu m’attires à toi et nos lèvres fusionnent,

Debout contre le mur, je te sens délivrée et ouverte à la conquête,

Debout contre le mur nos cheveux s’éparpillent, se mélangent et s’étonnent,

Debout contre le mur nos corps se cherchent et nous restons muettes,

Debout contre le mur, happées par notre désir, instants insondables où nous nous envolons pour de bon dans l’infini majesté d’un avenir peuplé d’accroches-coeur.

Nos lèvres ont le goût du plaisir qui ne voudrait pas s’assagir, nos mains se frôlent et nos doigts s’agrippent pour ne plus se lâcher. S’être trouvées. Pour toujours à jamais. Ne plus pourvoir s’arrêter. S’étreindre et nos caresses qui ne peuvent s’éteindre. Nous désirer sous les peaux des jeans, minutes qui n’ont plus rien d’anodines. Ton bassin qui s’abandonne contre le mien. Nous désagréger sous l’assaut de notre attirance qu’on ne peut peut plus dompter. Ne plus pouvoir résister, de toute nos forces contre cette attraction insaisissable.

S’agripper, se vouloir, les secondes qui s’emballent, laisser tomber nos fringues et humer le parfum de nos peaux nues ensorcelées. Me fondre en toi et regarder tes yeux qui partent en vrille, tes pupilles se dilater, pénétrer cet endroit chaud et humide, et nous sentir non pas vides après mais immensément emplies de cette chaleur, le souffle du sirocco qui parsème nos chairs énivrées de frissons.

Le carillon qui sonne, le petit air que tu fredonnes, parenthèse enchantée, points de suspension…

dégraffés à graver 31 mars, 2008

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Assister à une séance de méditation canine devant une chips. Les braises du barbecue dehors. Chaleur. Un boeuf au djembé improvisé. Les corps en apesanteur. Quelque chose est en train de se passer. Finir tard, au champagne et évoquer entre amis les parfums subtils de leur intimité.

Lit bleu. Océan d’odeur. Couler à pic et atteindre les limbes moleteneuses. Vibrations. Sensations.

Le feu dans la cheminée. Les invités dispersés. S’imprégner du design corporel. Effeuiller les dentelles toutes en décolleté. Regards à peine voilés. S’égarer près des toilettes dans la maison destructurée.Les enfants qui jouent et les adultes qui se jouent; à se regarder en se lançant des billets doux. Le chambranle des portes qui flanche et ne pas vouloir se raccrocher à une branche. La maison ensablée qui part en fumé; être toute à la portée de ce feu qui nous fait vaciller.

Souvenirs dégraffés à graver.

Le scrabble le plus bête qui soit 20 mars, 2008

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Spéciale dédicace au vrai Facto (un héros de One Way / Two Times) Clin doeil.
storyscrabble.jpg

 

6H du matin. En pleine forme. Pas du tout envie de dormir.

Finir de digérer une splendide claque existencielle, Avaler la dernière bouchée qui a bien du mal à passer, porter le coup de grâce à la trachée et voilà, c’est fait. Jouer à la marelle sur les pavés, Lily Allen dans les oreilles; dix au paradis, zéro recommencer et repartir du bon pied.

Faire la fête avec de vieux amis. Observer nos ombres chinoises en train de danser. Sauter sur le vieux canapé pour une pyjama party improvisée. Ecouter la musique à fond sur la sono sans craindre les plaintes des proprios. L’immeuble appartient au vieil ami. Une assemblée un peu décousue et raccomodée : un pompiste multi propriétaire de biens immobiliers, une auteure pas très douée pour l’oralité, une administratrice de théâtre un peu déjantée, et heu… une jeune fille de bonne famille dorée.

Attablée tous les quatre pour le scrabble le plus bête qui soit, à celui qui trouvera les mots les plus saugrenus de la langue française : malévole, lienterie, méchef, polker, taroupe et autre ripopée nous broient les méninges. Remporter 52 points avec Véloceman et se faire grignoter l’oreille par le hamster du dit vieil ami.

2h du matin, après avoir épuisé le dictionnaire vient le tour du jeu des quatre vérités. Pas de tabous, aller jusqu’au bout. Raconter par le menu tous nos petits secrets et se sentir tout à coup beaucoup plus légers.

Finir la nuit à refaire les dialogues de cette comédie loufoque à la télé. Faire semblant de s’aimer un peu trop ou de ne pas aimer, jouer à se séduire, un peu, beaucoup, pas du tout et chanter en coeur quand Prototypes hurle leur « je ne te connais pas » rock’n'roll en diable. Quatre amis pour un « requiem for a dream » en accéléré, vieux enfants perdus mais pleins d’espoirs. C’était chic. On s’est bien amusé.

 

Instantané 15 mars, 2008

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Aller/retour Pluton en fusée éclair, déphasage des lumières. Lost In Translation.

Bus le matin – train – taxi – vacances – taxi – train – taxi. 20 heure – 24°, soirée lourde et oxydée. Cours de la Marne, place de la Victoire embouteillée et le compteur du tax qui tourne. Je suis Jason Bourne, un chien greffé à la main. La mémoire qui s’effiloche, putain, tout se souvenir c’est pas fastoche. Les néons en lettres de sang qui se détachent dans l’océan noir.

Foule éparse, échevelée et la mercedes qui tax qui bat le pavé. Le compteur tourne, le temps m’enfourne. Course éperdue, filer dans l’inconnue, confiance et éveil des sens.

Pause. Passage en accéléré.  Ne pas céder.

Payer la course – rentrer ses bagages – aérer – débarasser – ranger – appeler pour dire qu’on est bien arrivé – prendre le courrier – se doucher – envoyer un SMS, enfin.

La chute de rein qui frémit toujours, ce quelque chose qui me rappelle jour après jour que quand on aime on prend tout, et le reste, on s’en fout.

Pause. Rembobiner. Lecture. Arrêt.

Aimer c’est quoi ? Aimer pourquoi ? Et « l’état amoureux » dans tout ça ?

4h00 du matin. J’y songerai sérieusement demain…

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