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Ultime combat 9 mars, 2008

Posté par fdesbordes dans : le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , ajouter un commentaire

J’ai devissé, j’ai trébuché, je suis tombée, j’ai pleuré, j’ai crié, j’ai hurlé, personne m’entendait, alors j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis passée sous le train, je me suis dépecée, je me suis mangée, j’ai bouffé ma langue, j’ai gobé mes orbites, je me suis gommée, je me suis effacée et je me suis réécrite, je me suis cachée, je me suis enfermée, je me suis emmurée pour mieux m’évader.

Je me suis livrée à mon ultime combat contre moi et me voilà, nue, sans armure et sans défense. J’ai sorti le drapeau blanc et je me le suis cousu sur le flanc pour ne jamais oublier que j’avais fait la paix. Je ne suis pas vaincue, au contraire j’ai gagné ma splendeur, ma grandeur, ma bizarrerie, mes gamineries, mon insatiable soif de rêves sans trêve.

Je suis là, devant toi. Effarouchée j’étais, plantée pour de bon dans ta vie je suis. J’ai tué mes démons d’enfant qui reviendront sûrement alors je compte sur toi pour m’aider à les chasser d’un coup de balai et ceci, définitivement.

Et maintenant que je me suis laissé tomber, Zorro le zéro, je peux ramasser ta pantoufle de verre parce que je suis le chevalier anonyme de ce conte de fée qui dit à la princesse qu’il n’y a pas s’en faire, il a traversé le Styx et il n’y a rien de mieux qu’un Phoenix qui trouve la chaussure à la bonne pointure et sans structure. Trop de structure me destructure.

Viens là princesse que je m’abaisse pour te chausser et grimpe sur mes ailes que nous puissions nous envoler.

Des nouvelles du troisième roman… 7 mars, 2008

Posté par fdesbordes dans : le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , ajouter un commentaire

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La bonne nouvelle c’est que jour après jour, je construit mon nouveau roman (titre provisoire « Island Voice »), troisième et dernier volet de « ma » drôle de saga. Comme je vous l’avais dit, ce roman se déroulera très probablement en Islande et, nouveauté, des flash back sur Bordeaux.

On me demande souvent comment je construis mes histoires et je ne sais pas toujours répondre. Ce qui compte ce ne sont pas tant les mots mais tout ce qui se cache derrière, tout ce qu’on y met comme sentiment, comme ressenti. Alors je m’inspire de toutes ces vies que je croise, j’ingurgite, je recrache et je métamorphose.

Certaines personnes de mon entourage deviennent alors des stars improbables de mes bouquins. Comme C, Mademoiselle, miss X, Félix ou Fée Clochette.

C’est juste ma manière de leur laisser une belle trace.

 

L’histoire d’Oncle Sponkie 3 mars, 2008

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , ajouter un commentaire

Oncle Sponkie est un sacré personnage. Un vieux monsieur, un peu vouté, regard perdu et un peu ailleurs. Oncle Sponkie doit son nom à la seconde guerre, petit français qui avait rejoint les troupes américaines. Les mâcheurs de chewing-gum l’avaient affublé de ce surnom étrange « Sponkie », un croisement hybride entre « spoon » et « tank » car Oncle Sponkie, dont la physionomie ressemblait à une cuillère, était un redoutable conducteur de tank.

Et puis, fatigué et seul, Oncle Sponkie est parti le plus loin possible de son Auvergne natale, choisissant au hasard sur une carte sa prochaine destination, son doigt heurta la terre rugueuse et mugissante de l’Islande.

Oncle Sponkie file droit vers ses 85 ans avec une agilité déconcertante. Il vous fait apparaître, tel un magicien, un verre de Cognac, vous le glisse dans la main avec cette bienveillance dans le regard qui vous réchauffe le coeur et s’attable pour vous raconter, l’oeil pétillant, sa grande entreprise.

Car Oncle Sponkie ne vit que pour une chose : sa collection de « tickets de voyages », Toutes sortes de tickets. Des billets d’avion, de train, de bus, de métro, de tramway. Des « tickets mouvements » comme il l’aime à les appeler. Sa collection se monte à plusieurs milliers de bouts de papiers, tous soigneusements rangés, dans l’ordre chronologique et avec une petite notice, dans des classeurs plastifiés. Car Oncle Sponkie est un collectionneur consciencieux : il ne ramasse pas simplement les billets à sa portée, non, il traque le souvenir qui se cache derrière ces quelques grammes compostés. A l’affut dans les gares, les aérodromes, les arrêts de bus, ce curieux petit homme, étudie ceux qui jetteront ces précieux biens. Ont-ils l’air soucieux ? Sont-ils heureux d’être attendus ? Sont-ils seuls ? Quittent-ils un être cher ? Oncle Sponkie répertorie ses remarques attentives et les retranscrit sur ces notices qui accompagnent chaque ticket.

Les vapeurs de Cognac facilitant la confidence, le viel homme sort alors d’une boîte en métal, le premier objet de sa collection, un très vieux billet de train, et le caresse du plat de la main. Ce billet, il ne l’a pas composté, regardant partir cette femme qu’il aimait tant. Il n’a pas osé lui murmurer ces mots si simples sur le quai de la gare, des mots qui restèrent à jamais enfermés dans son regard.

« On ne devrait jamais hésiter en sentiment, on ne devrait jamais laisser partir ceux que l’on aime tant… Et vous ma belle ? Qui avez-vous laissé ? »

Elle ne dit rien. Espérant juste oublier chaque jour un peu plus ce sourire…

Protégé : Les amantes aimantées #2 – password FREEDOM 2 mars, 2008

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice",sea sex and sun , Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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Les amantes aimantées 1 mars, 2008

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , ajouter un commentaire

Les amantes aimantées parlent à demi-mots, laissant courir au fil de l’eau, l’omniprésent désir de leurs corps emboités.

Elles ont ces frissons partout, juste là, en dessous, qui parcourent leur chute de rein pour remonter jusqu’au bout des seins. Elles ne disent rien, mais elles ont dans les yeux, cette lueur qui frise en s’imaginant à deux dans l’ascenseur tentateur, point G niveau zéro, décollage pour le septième ciel c’est tout en haut.

Les amantes aimantées jouent au jeu de l’amour et du hasard et se dénudent du regard, l’air de ne pas y toucher, juste comme ça, à la dérobée.

Elles se font l’amour en tête à tête, se dévorant par esprit interposé et elles laissent libre court à leur sensualité, n’osant pas songer à ce que serait la réalité de leurs ébats, tempête de jouissance et délice des sens.

Deux pensées qui se culbutent à distance, chairs entremêlées et orgasme en partance; elles naviguent dans la nuance, évitant précieusement de dévoiler leur attirance.

 

la raison du coeur au coeur de la raison. 23 février, 2008

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),humeurs et deshumeurs existencielles,le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , 1 commentaire

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Qui du Coeur ou de la Raison abdiquera en premier ? choix cornélien sujet à une bataille intense et réflexive.

Le Coeur court, le Coeur vole, tel un Phoenix qui renaîtrait éternellement de ses cendres, le Coeur se démultiplie à l’infini offrant des perspectives intrinsèques et intuitives. Le Coeur dispose d’armes potentiellement destructrices comme le sensible, le sensitif, l’instinct, l’aura et même quand il n’est plus le Coeur est toujours là. C’est son pouvoir ultime. On ne peut le détruire totalement.

La raison se contente d’être. Magistrale, altière elle convoque ses plus fidèles lieutenants pour tenir banquets et discours. Les lois, les idées, les abstraits, les principes, les morales n’ont plus qu’à bien se tenir car la Raison ne supporte pas l’à-peu-près. C’est son talon d’Achille, son plus grand défaut. La Raison n’aime que les faits.

Dans leur lutte ultime pour conquérir l’homme, le Coeur et la Raison emploient des stratagèmes diaboliques. Se servant de ses faiblesses viscérales, le Coeur et la Raison tentent de faire pencher la balance en leur faveur. Ils ne sont ni anges ni démons, ni le Yin ni le Yang, ni le Bien ni le Mal, ni le Blanc ni le Noir, ils forment ce tout inséparable à la fois Bien et Mal, Ange et démon. Car même s’ils se livrent la guerre continuellement ils ont bien conscience de leur indissociabilité, ils se nourrissent l’un de l’autre, ils s’alimentent, ils se maintiennent en vie.

Parfois l’homme met fin au combat, créant un équillibre certes fragile mais un équilibre quand même.

Et l’homme comprend enfin qu’il ne peut pas choisir entre le Coeur ou la Raison car la raison du coeur est au coeur de la raison.

Spéciale Dédicace… 15 février, 2008

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , 4 commentaires

Le train. Le train qui apaise, le train qui endort. Courir après les insomnies, comme un voyageur de ses nuits. Décor en mouvement. Fuite en avant. Le paysage qui défile, interminable et lancinant.

S ‘il fait beau c’est un immense sentiment de liberté qui vous envahit. Le soleil qui rebondit de nuages en nuages et qui disparaît derrière un bosquet. S’il pleut, c’est une étrange mélancolie. Le front appuyé contre la paroi vitrée à regarder les gouttes qui glissent comme si le train pleurait.

J’aime le train. L’idée d’être en partance, que le monde m’appartient à travers mon billet pour aller loin.

En même temps je ne veux être que là bas, le là bas où je ne suis momentanément plus là. C’est fou comme dans ce train je pense à toi. L’évidence s’impose d’elle-même. Et j’ai la flemme de la refouler, encore une fois. J’aimerais qu’en face de moi il y est juste toi et pas cet autre. Fermer les yeux. Vagabonder…

Alors on dirait que tu apparaitrais à la place de ce grand monsieur. On jouerait à lire nos pensées, on se parlerait en technicolor parce que les mots ne suffiraient pas et notre lomo/cerveau prendrait des instantanés de nous deux. On ferait un roman photo, stylisé et plutôt graphique, parce que c’est juste plus beau. Nos genoux se frôleraient et on ferait tout pour résister, parce que dans le train on se tient bien.

Aller/retour dans la journée, kilomètres avalés et mes doigts sur le papier qui posent ces quelques mots pour toi, le toi d’ici et de là-bas, la jeune femme si particulière, pour que jamais le souvenir ne s’efface sans laisser de trace.

La dame au camélia 10 février, 2008

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice",Non classé , 4 commentaires

mediumabrazotango.jpg
Je suis entrée dans la danse, confusément, sans le vouloir. J’ai laissé mon verre sur le comptoir, attirée par cette main audacieuse qui s’était accrochée à mon bras.

Plus j’y pense et plus je me demande pourquoi.

Pour une fois j’ai laissé tomber mes armes et toutes mes défenses, oui, j’ai reposé mes guns en silence. Je n’ai rien dit. Plus de défiance, plus de méfiance, plus de on-dit, plus de non-dit, la musique comme seule appartenance. Je lui ai fait confiance et elle aussi, nos corps enlacées dans une chorégraphie improbable, oubliant tout sauf nos souffles assourdis par la tempête du rythme cardiaque qui s’accélère et ma cavalière qui mène le pas.

Elle a posé sa tête contre moi, cette dame au camélia. De sa beauté fragile il ne me restera que le parfum de son coeur reposé tout contre le mien et son baiser volé, ses lèvres effleurant mon cou, mon cou jaloux de cette dame au camélia qui s’abandonne dans les bras de gens comme moi.

3mn30 exactement. Le temps du vertige. Et je perd pied, ma résistance contrôlée qui voltige, je pourrais tout oublier et repartir accompagnée. Mais ce n’est pas Elle. Elle est juste un ersatz avec qui je pourrais me bruler les ailes, histoire d’enterrer définitivement mes états d’âme. Oui, je me pourrais me laisser bercer par cette lame de fond, amer écume, mousse blanche de remplacement; la dame au camélia toute en mousseline de soie. Mais à bien y voir, elle ne lui ressemble pas, sous les lampadaires d’un soir, ce n’est pas Elle que je tiens dans mes bras.

Sebastien Tellier a fini sa ritournelle, je retourne à la mienne. Nous nous sommes séparés. Ses doigts se sont attardés sur ma joue désemparée. Mes yeux mouillés qui disaient non. Alors la dame au camélia a séché mes larmes qui ne viendraient pas de toute façon.

Plus j’y pense et plus je sais pourquoi.

L’Absence 6 février, 2008

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , 4 commentaires

L’absence. Fulgurante. Intense.

Sentiment insaisissable qui vous dévore la poitrine. Tumulte assourdissant que rien ne comble. L’absence. Espace vide réduit au silence. Porte ouverte sur les flots bouillonnants de la raison. Ou du coeur. Allez savoir. L’absence. Qui pèse de tout son poid dans la balance. L’absence à qui rien n’échappe, micro-ondes tentaculaires qui se réverbèrent sur cette toile vierge de tout repère.

L’absence. trois notes et puis s’en vont qui vous reviennent comme un fragile écho; l’absence est comme l’attente, de l’ordre du degré 0; immobilisme, paralysie temporaire du temps, mode pause.

Et tout redevient comme avant. L’absence se fait présence.

frag #21 – Etreinte 28 janvier, 2008

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice",sea sex and sun , ajouter un commentaire

Les regards s’accrochent, intenses, glissant inexorablement vers ces lèvres qui se taisent, figées.

Sens aux aguets, frémissants de désir, bouches ourlées qui ne demandent qu’à se toucher, retenir cet instant où tout va basculer… plaisir.

S’approcher doucement et sentir le souffle léger… Etreinte non consommée, suspendue, en apnée. S’embrasser. Déferlement de décharges électriques qui inondent les corps, encore et encore. S’embrasser et ne plus penser qu’à cette caresse, délicate et sensuelle, l’ivresse qui monte, peaux en fusion, seconde éternelle…

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