navigation

frag 02 16 décembre, 2006

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

imagesvillenuit01.jpg 

Tes yeux rieurs qui se détournent, ton corps qui ne m’appartient plus. 

Ton besoin de vivre ta vie et moi la tienne, si tu m’avais dit ou si j’avais su, aurais-je répliqué à ton regard ? Pour ne pas vivre ce que j’ai vécu ? Je ne regrette rien même si tu n’as pas pu voir. Nous nous sommes ratées, éclipsées, désamorcées, mais certainement pas écharpées ou déchirées. Mon cœur s’est juste un peu plus fendillé, vaste coquille vidée de sa substance, de sa chair; en latence.

Frag 01 30 novembre, 2006

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

Ca y est je suis en plein trip. Mélange d’alcool et de shit. Les scratchs de CSS me vrillent le crâne. Dans ma maison, y’a pleins de faons, de cerfs, qui brament ou qui crânent. Comme dans un mauvais film d’horreur ma tête tourne à 180 à l’heure. Les baleines ont des ventouses et pas dents. Je rentre, dedans, dans leurs corps visqueux où je vois d’autres cadavres boueux, le ventre verdâtre, la peau si flasque qu’elle s’envolerait comme un ballon en pleine bourrasque. Je nage dans le putride, les entrailles qui suintent et rien, à l’horizon, qui pointe. 

femme au bord de la crise de nerf 29 novembre, 2006

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),Non classé , ajouter un commentaire

Voilà, on s’est quitté. Et je suis presque morte. Comme un soleil couchant sur une mégapole qui s’endort. Les néons qui s’allument, les phares des voitures, et la pluie battante sur le pare brise de mon désastre. Je sèche mes larmes qui ont ravagé mes mains de sel acide, je monte une dernière fois la colline, et je m’assoit dans l’herbe fraîche. Juste là, sous les pommiers dont les feuilles commencent à tomber. Et là, devant moi, s’étale le spectacle fascinant d’une ville qui s’ébruite, qui s’éveille à la nuit ardente. 

Cet endroit, que personne ne connaît à part moi, je t’y est peut-être emmené ou peut-être pas. Tout ce que je sais c’est qu’on s’est quitté. Et mon astre abîmé a éclaté comme une super nova dans le ciel noir de mon désespoir. Le monde résonne au loin et ma vie s’efface devant le souterrain de mon abyme. Il ne reste plus rien. De nous, il ne reste rien. Alors il ne me reste qu’à me jeter de ce pont lointain où j’irai finir ma course folle dans l’eau froide et molle de mon destin. Tu es heureuse alors tout va bien… Voilà, on s’est quitté et je suis presque morte. En fait, je me bourre la gueule pour espérer t’oublier. Oublier jusqu’à ton parfum sur l’oreiller, l’odeur de ta peau quand je t’embrassais dans le cou sans un mot. Mon foie gerbe en mille morceaux. J’ai beau essayer mais chaque instant me renvoie une image de toi  un peu plus déformée par l’alcool et le chagrin. Un jour, c’est sûr, tu ne seras plus qu’un vieux souvenir qu’on évoque dans un rire. 

Mais en attendant, il faut bien que je vive et mes sanglots n’atteignent même pas la rive de ce fleuve boueux et triste. Est-ce que tu m’as aimé ? est-ce que tu m’as désiré ? Tout ce que je sais c’est la place que tu occuperas à jamais dans mes pensées. 

le 24/11/2006 –

Posté par fdesbordes dans : vie quotidienne des romans , ajouter un commentaire

 

  

J’ai écrit hier soir pour concentrer mon attention ailleurs que sur ces larmes récalcitrantes, elles voudraient tellement sortir et éclater comme des pastilles brûlante de détergent. Elles me font mal aux yeux de les retenir comme ça ; ouai,  j’essaye de m’empêcher de pleurer parce qu’après je suis bouffie, moche, reniflante et ça fait trop pitié de voir une fille comme ça dans la rue.

Alors j’ai écrit, un peu comme si je jetait une bouteille à la mer. Ca sortait tout seul, je n’avais même pas besoin de réfléchir à ce que j’allais écrire. Il fallait que je rompe pour avoir l’inspiration ?! 

Quand j’ai eu fini, j’ai mis mon petit bout de papier dans ma poche de jean, je voulais croire encore que notre amour n’allait pas y rester. Et jusqu’à maintenant, j’ai gardé mon petit bout de papier tout près de moi, dans ma poche de jean. Et puis ce matin j’ai pris le train. 

Florent Marchet dans les tympans. Je pensais à toi, la première fois que je t’ai vu. Toi dehors, en train de fumer ta clope. C’était l’été et toi, juste avec un petit tee shirt, si fragile, presque toute nue. Un regard, un sourire. Rien de plus et déjà je savais que c’était toi que je voulais. 

 

 

Et voilà, où nous en sommes, deux mois plus tard. On m’aurait dit ça j’aurais pas pu y croire… Et tout ça pourquoi ? pour des raisons imaginables et même croyables, mais pour mon cœur, inimaginables et incroyables. Besoin de réfléchir ? Putain t’as toute la vie pour réfléchir !!  Besoin d’être seule ? Ah ouai ??? ben tu vois c’que ça fait d’être seule ? Tu t’habille comme une tarte parce que tu t’en fous, tous les jours tu fais un peu moins le ménage ou tu cuisine plus du tout. Tu t’en fous c’qu’on peut penser de toi parce que de toute manière t’es toute seule, et puis comme tu te fous de tout…    

Mais… Puisque tu as besoin d’être seule, no problem, je te rend ma place d’amante. Fourgue la à quelqu’un d’autre, fais ce que tu veux puisque, de toute façon, tu viens de me virer de ta vie… 

1...1718192021

Kikoo |
LES NOUVELLES DU FRONT PAR ... |
TEL QUE JE SUIS |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mon journal intime
| Ces gens sans importance
| parle avec elle