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Incroyable ! c’est la journée de la femme ! 8 mars, 2011

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 3 commentaires

Une minute de silence avant de lire la fin de ce post pour… Ces centaines de milliers de femmes battues, violés, traînées dans la boue, bafouées, toutes en bas de l’échelle sociale, mères célib au RMI… Et comme j’aime le combat de Jane Goodall pour les chimpanzés, une pensée émue pour le demi-millier de chimpanzés femelles qui survivent encore dans notre monde…

Car bien au delà des revendications sociales de notre temps (égalité des salaires, reconnaissance, droits) est-il logique de rappeler à des millions d’individus, une fois par an, que les femmes tardent à obtenir la même reconnaissance sociale que les hommes ? Aimables reportages à la télévision, papiers dans les journaux et… demain nous serons le 9 mars et mesdames… votre journée sera passée et tout recommencera comme avant.

Il faudrait donc que cette journée dure, allez 365 jours par an, que sa médiatisation ne soit pas éphémère pour que le combat ne reste pas vain.

Est-il utile de rappeler que notre pays est loin d’être progressiste, plutôt frileux même, en matière de féminisation ? Combien de femmes sont à des postes clés en France ? Les associations d’aide aux femmes reçoivent-elles plus d’argent ?

Il est de bon ton de fêter la journée de la femme, non seulement ça fait marcher le business des fleuristes mais en plus la société se dédouane en soulignant qu’elle pense aux femmes, aujourd’hui…

Personnellement, ma journée était sans conteste d’une platitude commune à mes autres journées, mon chien n’ayant pas conscience des paramètres calendaires de notre monde…

 

J’aime me rouler nue sur mon tapis poil 23 février, 2011

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 1 commentaire

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Mon tout nouveau tapis poil m’inspire. Que voulez-vous, depuis le temps que je rêvais d’un tapis poil au toucher doux, 100% polyester ignifugé, dans les teintes gris souris/marron chocolat, là, comme ça, je ne me lasse pas de le voir étendu devant mon canapé.

C’est tellement beau un tapis poil, j’en ai presque des frissons. Pour tout vous dire, cette semaine je me suis brusquement souvenue que je recevais. Et qui dit recevoir, dit ambiance chaleureuse, petites bougies et blablabla.

Et que fait-on quand on reçoit ? On court dans le premier magasin pour acheter un tapis poil qui ornera le salon de toute sa splendeur. Et puis on fait des courses aussi… J’imagine mal mes convives manger des all-brans à l’apéro en buvant du nesquik. Du coup on angoisse… Mais qu’est-ce que ça mange des invités filles ? Les garçons pas de problème, un pack de 8.6 et trois cacahuètes suffisent à leur bonheur mais des filles… Et puis dans le tas, y’en a bien une qui doit faire attention à sa ligne… Du coup plutôt choux-fleur ou carottes ? Mille et une questions qui surgissent au hasard des rayons quand nos yeux se posent sur THE tapis poil. Ambiance fille assurée avec le tapis poil !

Bref. très bonne idée le tapis poil car depuis que nous l’avons, Titus et moi sommes plongés dans une transe ventrale hautement addictive. Enfin… Quand je dis que j’aime me rouler nue sur mon tapis poil c’est une métaphore. Entendons-nous bien. J’imagine déjà vos têtes de lecteurs, la bouche en coin et la bave au bord des lèvres. Non, n’essayez pas d’imaginer ce que peut donner une fille en train de se rouler nue sur son tapis poil en plein mois de février. Justement, c’est bien parce qu’on est en plein mois de février que je ne me roule pas nue sur mon tapis poil. Pas du tout envie d’attraper une bronchite et essayer d’expliquer à mon patron que lors d’une transe sur mon tapis, en toute petite tenue, paf ! J’ai attrapé froid…

Donc, d’accord pour se vautrer sur les poils polyester mais habillée. Sauf que… Très mauvaise idée… Le vendeur de tapis a omis un détail qui a toute son importance… Tapis sur carrelage=dérapage. Et quand vous jouez avec le chien, couché sur le dos et que Titus saute sauvagement sur vous pour choper la baballe, le tapis part en glissade, vous avec et voilà comment vous vous retrouvez la tête encastrée dans la table basse aux arêtes saillantes.

Dès demain, je ramène le tapis poil…

 

 

Au coeur du tapis poil 22 février, 2011

Posté par fdesbordes dans : Non classé , ajouter un commentaire

Le nouveau tapis poil est parfait. On pourrait bien y habiter. Se cacher derrière un poil du tapis.

D’abord rétrécir. Puis se faire une grotte dans le polyester douillet de la lirette 120X160.

Amener des provisions, prendre le réchaud et faire un petit feu. ô mon dieu ! Nonnnnnn ! le tapis poil prend feu ! Re-grandir, prendre une casserole d’eau froide, inonder le tapis. Re-rétrécir et faire du slalom en ski nautique entre les faux poils. Prendre appui sur la table basse et jumper pour faire un indy suivi d’un 360°. C’est le chien qui conduit. Entendre les tonnerres d’applaudissements de la foule d’acariens en délire. Poursuivre sa route, slalomer entre les balles de golf et atterrir dans le yuca de l’entrée.

Re-grandir. Couché dans l’herbe, regarder les nuages dans le ciel et leur donner des formes, créer des histoires avec les cumulo-nimbus, imaginer une liaison épique entre un cirrostratus et un altocumulus. D’où jaillirait une pluie fine qui ferait perler de gourmandise les feuilles des arbres.

Voir que finalement tout est un peu gris et que le commun n’a plus que l’odeur de la bière et de la sueur. Alors il faudrait inventer un monde parallèle où les gens n’auraient plus peur d’être. Un monde où les apparences se joueraient des tours de passe-passe, loin du miroir aux alouettes des soirées folles, déguisées, costume de scène, masquées dans la moiteur de la fumée de cigarette et des corps aux abois.

On pourrait imaginer que le factice n’est pas en toc, que ça n’a pas le goût salé de l’illusion facile. Et pourtant… Faire chauffer à blanc les coeurs en sang. Mixer aux vibes des bits transpirants.

Mais la réalité est aux coeurs ce que le tapis poil est à l’imaginaire, un rêve éveillé dont on sort avec la gueule de bois…

 

 

 

 

J’adore la Saint Valentin… 14 février, 2011

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles,rayon humour , 6 commentaires

… Avec moi-même.

Si si, je vous assure. J’ai résolu le problème fondamental de tous les couples : la communication. Parce que moi et moi, voyez-vous, nous formons un couple formidable. Petit dej’ au lit tous les jours de la semaine, grasse mat’ tous les week-ends, cadeaux à gogo, petites attentions qui améliorent le quotidien, voyages, sorties… C’est l’harmonie totale. C’est tellement beau que je ne vois absolument pas pourquoi je romprais avec moi-même, tout ça pour me retrouver en face de quelqu’un que je ne connais pas, qu’il faudrait que je séduise un mininum, et me demander ensuite tous les matins si ce n’est pas le jour de notre rupture. Je me connais bien, A l’idée me faire larguer je rentrerais dans une course au larguage si stressante pour moi que je finirais bien par larguer de peur de me faire larguer.

Bon, évidemment, ma relation intense avec moi-même amène tout de même quelques inconvénients, vraiment minimes. Je ne peux pas me conduire dans des endroits merveilleux comme aller voir le soleil couchant sur la plage, puisque je n’ai pas le permis. Je ne peux pas non plus me masser le dos, ni me faire des choses succulentes pour le dîner puisque je ne fais pas la cuisine. Cependant, ce n’est rien comparé à tous ces problèmes existenciels du genre « ô mon dieu, je suis suspendue à la sonnerie de mon téléphone », ou « qui va acheter le pain ? », ou encore « pas ce soir chérie, j’ai la migraine ».

Beaucoup de célibataires sont tristes à l’idée d’être seuls le soir de la Saint Valentin. Au contraire.. C’est un jour formidable, l’occasion unique de se rappeler que l’on s’aime à coup de « je t’aime » devant la glace de la salle de bain, en train d’imiter le déhanché de Rihanna sans personne pour ricaner.

La belle vie en somme.

Oui, j’adore la Saint Valentin avec moi-même.

 

 

 

Soyons gaiement triste 30 janvier, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 5 commentaires

On se fait des faits, on se défait de ces fées, et l’ivresse que l’on éprouve à se dépasser pour mieux outrepasser les limites que l’on s’est imposé.

On peut rouler à tombeau ouvert, le cerveau au bord de l’abyme, à dégueuler son coeur et dégouliner en flaque sublime dans la moiteur d’une foule compacte.

On se peut se jeter la tête la première dans des histoires qui ne commencent et ne finissent jamais, à s’engourdir, le corps en transe, dans des bits à répétition, et rentrer seule ou accompagnée juste pour le plaisir de ne pas y penser.

On peut s’empêcher de dormir juste pour voir, combien de temps tout cela va durer et regarder ces secondes qui tournent, en boucle, sur la voute de cette boite cranienne qui finira bien par gerber.

Soyons réaliste. Soyons gaiement triste.

Quatre temps 23 janvier, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 10 commentaires

Un Big-Bang. L’expansion d’un système qui n’éprouve pas de limite au commencement. Un croisement. Un intersection. Une rencontre.

Photomaton en noir et blanc. Quatre flash. Une valse en quatre temps où, bizarrement, le temps semble ralentir, moins pressant, plus lent. Alors on laisse filer la mesure qui nous échappe complètement. On ne peut pas déterminer à l’avance sur quelle mode cette intersection se déroulera. Deux lignes de fuite qui s’évadent, opposées l’une à l’autre, rapprochées par accident. Deux lignes parallèles qui décident de s’imbriquer maladroitement.

L’instant décisif, le sens d’un pile ou face. Aller plus avant ou battre en retraite. Le temps s’installe et joue la montre. Le temps de la rencontre où les corps tournoient, se rapprochent, s’éloignent. Et la peur aussi. Qui fera le premier pas vers l’autre ? Et quel sera ce premier pas ? Comment répondra l’autre ? Y répondra t’il seulement ? Qu’attend t’il de moi, moi qui ne le connaît pas ?

Des questions sans réponses où les silences viennent se nicher, oiseaux sur la corde raide, fil sensible de l’âme.

Quand est-il de ces instants où l’on voudrait mais où l’on ne peut pas, où l’on pourrait mais on ne veut pas ?
Tout ce joue en quatre temps : un temps pour tout, un temps pour les « toi », du temps pour les « moi » et peut-être; un temps pour ces « nous ». Alors les rencontres se métamorphosent en amitié, en destins croisés, en amour insensé, on ne peut pas savoir.

Semaine 3 22 janvier, 2011

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 3 commentaires

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Semaine 3/ Cigarettes, beaucoup trop du au stress. Poumons foudroyés, 2. Kilos perdus, 1.
A atteint la limite de stress autorisé suite à une panne de dissolvant pour enlever cette saloperie de vernis à ongles Gemey Maybelline rouge profond qui tient longtemps, trop longtemps…

Peut-on décemment sortir en ville avec les ongles à moitié fait ?? Non. A donc trop bu pour contenir son stress pré- traumatique et surtout parce qu’elle ne savait plus si c’est judicieux de parler sport ou famille dans une soirée privée.

Archi-pompette en fin de soirée, à fait n’importe quoi n’importe comment et peine à s’en souvenir.  A tenté de suicider son portable mais il résiste.  Envisage sérieusement la réincarnation en autruche pour sa prochaine vie.

Se demande si un jour, elle sera capable de ne pas se ridiculiser au moment opportun. Penser à ne plus se jeter sur de presque parfaits inconnu(e)s pour ensuite, comble du désarroi, en garder un souvenir confus et coupable.

Relit tous les matins son mantra quotidien : « Mêle à la sagesse un grain de folie ; il est bon quelquefois d’oublier la sagesse. » On voit qu’Horace ne vit pas au XXI ème siècle… Sinon, il se mettrait lui aussi à cloper comme un malade…

Cinquième saison pour le blog ! 17 janvier, 2011

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 3 commentaires

 » Le romantisme est ce qui touche à la sensibilité, il invite à l’émotion. » (Atsuro Tayama)
En 2007 ce blog a ouvert, un peu par hasard, beaucoup par pudeur, bien caché à l’abri du monde par la virtualité d’Internet.

On me demande régulièrement si je suis romantique.

Aujourd’hui, le romantisme comme la gentillesse sont deux notions galvaudées. 60% des français ne se considèrent pas comme gentils parce qu’ils ont peur de passer pour des gens faibles. Cette peur de la faiblesse viendrait du fait que les sentiments transportés par ces deux idées ne soient pas bien vu dans notre société compétitive et individualiste.

Il faudrait être romantique mais pas trop quand même, quant à la gentillesse, 41% des français ont peur d’être gentil de peur de passer pour des imbéciles. Et pourtant… Les sentiments font bien tourner le monde, non ?

Alors à la question du romantisme, ont pourrait répondre qu’un blog amoureux est forcément romantique même s’il se cache derrière l’absurde et la dérision par pudeur.

Alors aux 15 000  lecteurs mensuels de ce blog, merci pour votre fidélité !

 

 

 

Les promesses silencieuses 6 janvier, 2011

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 2 commentaires

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Les promesses silencieuses. Soufflées dans un vieux saxo étouffé à la fin d’une ballade. Les promesses silencieuses comme un refrain usé. Les promesses silencieuses murmurées devant des vagues d’hiver glacées. Les promesses silencieuses et l’on s’endormira heureux sur la tombe de nos voeux. Gorgé de ces promesses assassines on partira heureux parce qu’à deux c’est mieux et on ne se quittera pas, non, non jamais, je t’aime bien. Trop tu sais.

Et les promesses de nos instants éparpillées disparaissent et il ne reste que les poussières de ces nous deux qui filent entre les doigts. Alors on prend le taxi, on s’enfuit. On regarde couler la pluie sur les vitres, on voudrait faire le pitre mais on peine à y croire. On saute sur ses larmes dans les flaques de la nuit. Et il se met à pleuvoir. Alors dans l’obscurité, juste sous les réverbères, les arcs en ciel  jaillissent et on arrive pas y croire.

Défoncé à coup de promesses merveilleuses on veut dégueuler son coeur mais même deux doigts dans la gorge ne suffisent pas.

Alors il y ceux qui ne veulent plus y penser, et ceux qui se contentent de batifoler en légèreté, et ceux qui cherchent, et d’autres encore qui attendent, que les papillons de minuit sortent de leur chrysalide et que le sang afflue dans les artères, et que vibre l’atmosphère, tambour battant, le palpitant qui s’emballe.

Les promesses silencieuses. Une petite fabrique à blessés qui continuent d’espérer qu’un jour, peut-être, derrière cette porte, dans ce train, tout au bout de ce verre de vin, avant que le vent ne les emportent, oui, viendra le jour où il croiseront ce quelqu’un nu et sans promesse.

 

 

Secret life 21 décembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 3 commentaires

Je raccorde, je raccommode, je couds et je brode tous ces « toi » qui n’existent pas vraiment.
Tu es juste l’image de ce je n’aurai jamais. Un léger désagrément, passager mais pas transparent qui colle à mes nuits agitées.

Bien sûr, tu ne seras pas au courant, les années passeront bien sagement avec ce petit pincement au coeur en pensant à la chanson.  J’ai toujours su me faire une raison.

« tout aurait pu être n’importe quoi d’autre et cela aurait eu tout autant de sens » dit Tenessee Williams mais tu n’es pas n’importe qui d’autre alors je passe ma vie à tout foutre en l’air, et regarder les morceaux tomber par terre. Tu ne sais même pas que tu es et ça, me tue, tu sais.
Te laisser me voir sans savoir alors qu’à l’intérieur j’ai envie de le hurler, tout ce que j’éprouve à ton sujet, restera à jamais mon secret, enfoui sous des monceaux de « je ne sais ». Mon plus beau secret.

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