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NOËL… 21 décembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , ajouter un commentaire

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Trace la ligne 20 décembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , ajouter un commentaire

 

Trace la ligne et attrape l’araignée. Spider a bien tissé. Maillage collé-serré.

Trace la ligne et mords-moi l’oreille. Que je me sente saigner. Mords-moi fort que j’y crois encore et, avant que tu ne me dévores, fais-moi penser que j’ai peut-être un peu peur et que je ne voudrais pas m’arrêter. Trace notre ligne, longiligne, sur la corde sensible, et de tes doigts de fée, fais-moi me cogner contre le mur de la chambre. Que tes bras m’enserrent si fort que je ne puisse plus respirer.

Dis-moi que tout cela ne rime à rien, que tout est juste insensé, dis-le moi encore, qu’on ne peut pas y résister.

Fais-moi sentir, fais-moi me faire sentir, que la terre vibre sous nos pieds, alongées côte à côte après l’amour et que la vie affleure dans mon rythme cardiaque.

Trace ma ligne que je puisse traverser et te rejoindre, dis-moi que tout cela aura une fin, enfin.

Attrape l’araignée et ne te fais pas manger.

Pot au feu de princesses 12 décembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 3 commentaires

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La nuit dernière, j’avais une idée géniale de post pour le blog. Ca c’était la nuit dernière. Entre temps, j’ai dormi, j’ai rêvé, fait la grasse matinée, inventé un nouveau meuble, scié, poncé, vissé, regardé l’épisode8 de la saison 3 de Fringe, répondu par la négative à 5 invitations dominicales en prétextant une certaine fatigue (archi faux mais j’ai eu trop de mal à trouver l’EP 8 de la S 3 de Fringe) et… et voilà, la seule chose dont je me souvienne c’est cette idée d’article, absolument géniale, mais le contenu m’a lâchement échappé.

Il faudrait pouvoir inventer un bloc-note directement greffé aux synapses du cerveau afin de pouvoir tout enregistrer, quoique toutes mes pensées ne soient pas bonnes à dire. Comme cette fameuse histoire de princesse aux petits pois, dont la suite pourrait être la « princesse carotte/purée » (pour continuer dans la déclinaison alimentaire), une princesse douceâtre et un peu bof-bof et tout cela finirait en pot au feu de princesses.

Dans la marmite on trouverait la princesse navet (bon celle-là n’est jamais très bonne), la princesse carotte (que je n’aime pas du tout), la princesse pomme de terre (qui tient bien au corps) et la princesse tout en viande (bien en chair quand elle n’est n’est pas filandreuse). N’oublions pas la princesse laurier (celle-là a du piquant mais est nocive à haute dose) et la princesse au thym (qui reste coincée entre les dents).

Il faudrait surveiller ce ragout qui mijoterait à n’en plus finir et pour peu que l’on soit agrippé devant l’EP 8 de la S3 de Fringe, on finirait par oublier tout ce petit monde dans la casserole. La marmite déborderait de partout, éteignant au passage le feu de la gazinière, mais, trop absorbée par l’épisode de Fringe, on ne sentirait pas le gaz et tout d’un coup ça ferait un énorme BOUM ! et on sortirait de là fissa, le chien sous le bras et la tête hirsute en se disant que la cuisine de princesse ce n’est pas du tout notre dada.

Oublions le pot au feu, un bon bain chaud et une coupe de champagne suffira. En somme cet article ne veut absolument rien dire.

La princesse aux petits pois… 28 novembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 5 commentaires

Un soir vous avez croisé la princesse aux petits pois. Des petits pois, par milliers sur son décolleté. Un poids léger et une courbure échancrée. Vous,vous étiez bien caché derrière les manteaux et, à sa vue, votre tête s’est mise à tourner. Parfois, les princesses aux petit pois tombent vraiment mal. Parce-que dans la vraie vie les princesses aux petits pois vous regardent avec ce petit air là sans se douter que tous ses petits pois font un certain brouhaha devant vos yeux.
Vous pouvez apercevoir les petits pois qui s’envolent, à la queue leu leu, comme autant de petites lucioles et éclatent en feu d’artifice sur le plafond en corolle. La princesse a le regard qui pétille et vous, vous dîtes que c’est trop bête parce que chez vous, la seule chose qui brille, c’est le silence imposant des néons qui ricochent sur vos dents. 30 centimètres vous séparent, 300 millimètres de bout de comptoir. Il faut faire attention car les princesses aux petits pois sont comme des chats, filant aussi vite qu’elles n’apparaissent, elles laissent une trace tenace dans votre champ de vision.

Alors pour retenir leur attention, il faudrait inventer un gigantesque filet à papillon. Vous vous transformeriez en dompteur de petits pois évadés et autres vers luisants et iriez les cueillir pour les offrir à la princesse dans une besace en lui disant avec prudence :  » Mademoiselle, j’ai retrouvé vos petits pois égarés ». Elle ouvrirait le sac et pourrait voir dedans, la mappemonde des étoiles au firmament.

Une chose est sûre. Même à 30 centimètres de distance les princesses aux petits pois ont ce charme indescriptible des princesses qui s’ignorent.

 

Sad Song in the fullmoon 22 novembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 3 commentaires

Sad song in the fullmoon et ses arrêts d’autobus après qu’il ait plu. Et ce grand coup de cafard, noir, tout seul dans la rue. Le silence qui broie les bronches dans la rue et le vieux qui rentre sa poubelle, il est tard. L’autocar referme ses portes et l’emporte. Il est trop tard.

Sad song in the fullmoon, heart in a typhoon, l’art et la manière de ne pas avoir l’air, de laisser les circonstances prendre la distance et le calme trop vaste qui remplit tout son espace.

sad song in the fullmoon, la fille de l’air s’est fait la malle, et on s’est pris une balle, perdue.

 

Du désir 19 novembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 3 commentaires

Je parlais d’envie ce soir, finalement plus de désir, ce nécessaire moteur à l’évolution personnelle quand, finalement, une question me vint. Accepter sa condition d’homme ne revient-il pas finalement à perdre l’emprise que ne pouvons avoir sur les choses qui nous entourent ou les croyances que nous avons à ce sujet, ne finit-on pas par se priver de désir, du désir de changer notre condition ? Je poursuivais mon raisonnement sur mon cyclomoteur, écoutant la résonance de ma réflexion à travers mon expérience personnelle.

Tout au plus pourra-ton dire à mon sujet, qu’il faut parfois lutter avec acharnement et contre son gré pour simplement exister, au sens latin du terme « ex(s)itere » pour « sortir de » ou « se manifester ». A ne pas vouloir jouer à ce petit jeu là on finit par accepter tout et n’importe quoi, laissant finalement le soin à autrui de définir son espace vital et sa propre condition, voire sa réduction. Qui n’a pas eu à subir la gêne d’un voisin trop bruyant ou d’un collègue carriériste ?

Avoir le désir d’être tout simplement est sans doute le symptôme de ce sentiment d’accomplissement que nous cherchons tous à atteindre. Sentiment que la société nous donne à voir, à sentir à travers des messages implicites comme « le bonheur à portée de main » ou « faîtes de vos rêves une réalité » et qu’elle reprend aussitôt en nous faisant replonger dans notre réalité quotidienne qui n’est pas forcément folichonne.

Il faudrait peut-être alors d’abord accepter d’être avant de vouloir s’accomplir et de changer notre condition mais ne finit-on pas alors par accepter le « petit », « l’insignifiant », et se contenter de ce que l’on nous donne au mépris, peut-être de notre désir ? Parce-que si je me mets à désirer quelque chose, je ne vais peut-être pas l’avoir ou bien une fois que je l’aurai, je pourrais peut-être perdre cet « objet » désiré ? Le désir renvoie irrémédiablement à son double négatif : l’insatisfaction. Accepter et ne rien désirer c’est résoudre le problème de l’insatisfaction : je me satisfais de tout puisque je ne désire rien.

Pour autant, et Malraux le résume très bien dans son roman « la condition humaine », l’homme sait qu’il ne pourra jamais avoir tout ce qu’il désire (dans l’accomplissement, le partage) tout en ayant la certitude qu’il peut, peut-être, triompher de son destin et y arriver quand même.

La voie médiane serait alors de trouver à satisfaire son désir dans le « petit-à-petit l’oiseau fait son nid » encore faut-il trouver l’essence pour s’accomplir dans les « petites choses » qui mènent aux grandes et ne pas avoir peur de trébucher sur les marches de nos désirs ?

(à bien y réfléchir, épicuriens, stoïciens et ascètes s’empoignent sur les mêmes questions depuis des lustres)

 

Toi aussi deviens éditeur ! Mise sur le navet de l’année et ramasse un gros paquet ! 15 novembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : coup de gueule , 3 commentaires

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Au cas où vous ne le sauriez pas encore et là je ne vous parle pas du scoop de l’année sur le remaniement ministériel qui fait pschiiiit, non je vous parle de LA bombe de noël, qui vous collera une bonne indigestion le 25 au matin en découvrant, sous la sapin, PAF ! le nouveau CD de notre Grégoire national !!! 1 millions d’albums vendus quand même pour son si entêtant et vraiment gonflant « toi+moi »…

Malin, My Major Company met sur orbite son poulain à grands renforts de mass-médias. Malin aussi, My Major company, qui se positionne sur l’édition… Alliance avec l’éditeur de supermarché Bernard Fixot pour créer My Major Company books.

Le principe est simple : vous êtes auteur ? Inscrivez-vous, remplissez votre bio, faîtes lire les premières pages de votre livre à la communauté et attendez. Que les internautes misent sur vous et votre histoire. Si votre cagnotte atteint 20 000 € vous serez édité chez XO Editions. Un petit tour sur le site, mise en marche de la vidéo de présentation et là, de quoi s’étrangler en écoutant monsieur Fixot himself nous lancer un très sérieux :

« un homme qui lit est un homme beaucoup plus heureux qu’un homme, ou qu’une femme qui ne lit pas.  Et bien ils vont lire, ils vont découvrir ce qu’est la littérature et j’espère que ça nous apportera vraiment de nouveaux talents… »

Blurpsss… Là j’ai mon dîner au bord des lèvres.  Sachant que Guillaume Musso, Max gallo, Didier Barbelivien, et même Super Président Nico Sarko font tous partie de la team des éditions XO (dirigé par monsieur Fixot) j’ai peur…

En exclusivité je vous donne la recette pour vous faire éditer avec My Major Company Books chez XO :

1° – LE PITCH – Ecrire une histoire avec plein mais alors, tout plein de rebondissements du genre un thriller par trop compliqué à comprendre, un roman au titre abscon « ne cherche pas à savoir » d’Erik Wietzel (et bien écoute Erik, c’est clair, je ne vais pas chercher à savoir), une bonne grosse comédie romantique sirupeuse à souhait ou bien encore le pseudo-roman-historique-de-cape-et-d’épée-qui-fleure-bon-l’exotisme-pour-les-ménagères-de-moins-de-cinquante-ans.

2° -  LE STORYTELLING – Ce qui importe c’est votre bio. Sortez du lot !! Plus vous serez accidenté, maltraité, déglingué, névrosé, et plus vous serez bankable comme disent les américains. En un mot, si vous êtes comme monsieur et madame Tout-le-monde, impossible de vous éditer car vous n’êtes pas intéressant… Faîtes sortir les cadavres des placards familiaux afin de faire appel à la compassion profonde des lecteurs et pourquoi pas vous livrer ensuite à une séance de divan télégénique avec Sophie Davant sur France 2 en début d’aprèm (« j’ai survécu à mon enfance et je suis auteur »).

Cette alliance d’un mauvais goût à faire pâlir Sarah Pallin, illustre bien ce qu’est devenue une partie de la culture aujourd’hui : un consumerisme de masse pour un appauvrissement intellectuel. Hop pardon monsieur Fixot, avec vous on découvre la littérature…

 

Hommage à la lenteur … 12 novembre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 1 commentaire

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 » [...] Nous fonçons pour rester à la même place, dans un présent qui fuit sans cesse. Car si nous arrêtons une seconde de courir – après le travail, nos courriels, nos rendez-vous, nos obligations, notre argent, après le temps qui file – nous tombons. Dans le chômage, la pauvreté, l’oubli, la désocialisation. Voilà le portrait de l’homme moderne, selon le sociologue allemand Hartmut Rosa. Le temps s’accélère et nous dévore [...] « .

Il y a la pression constante, de satisfaire aux desideratas de nos pairs. Il y a le stress, omnipotent, de notre société défigurée par le choc des générations. Il y a l’insistance des médias, à vouloir nous effrayer sur à peu près tout et rien. Il y a cette pensée généraliste qui pèse de tout son poids sur nos lobes frontaux dans un « no futur » infernal. Et le chantage, celui du présent, cloisonné entre deux étaux, nous condamnant à sur-vivre toujours plus, toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus haut, toujours plus loin mais ici, maintenant, tout de suite, là, sur l’instant, aujourd’hui, sur le champ.

Alors je laisse ouverte ma porte à tous vents, au gré des marées, et tant pis si elles m’emportent car aujourd’hui c’est la vie qui reprend ses droits sur les cendres immaculées de tous ces petits bouts de « moi » éparpillés selon les saisons ou les années. Lentement. Mais sûrement. Et j’attrape au vol l’horloge maître, estoc en toc, « est-ce que le quart de ce que j’ai à t’accorder te suffira ? ». Ou bien peut-être, faut-il lui apprendre à vivre à ce Chronos un peu boxeur ? Le transformer en auto-stoppeur, pouce levé pour qu’il s’arrête, un temps de courir, si vite, que j’en ai perdu mon souffle.

Même pas peur, j’ai la maîtrise de ma lenteur.

Vivre alors à rebourd, défiant les lois de l’apesanteur, un peu ailleurs, seulement retenu par le fil invisible de ces choses intangibles. Vivre vite mais très lentement…

 

 

 

One day 20 octobre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration),le 3eme roman - titre provisoire "Island voice" , 2 commentaires

Se heurter au mur fin de la réalité. Etre la personne que l’on voit dix fois sans vraiment la croiser. Etre celui qui vous regarde passer, depuis le trottoir d’en face, caché derrière la pluie. Le manteau vous dit vaguement quelque chose sans vraiment vous souvenir et fixer cet imperméable.

Ragards échangés dans un commerce ? Rencontrés à une soirée ?

A la longue vous ne savez plus très bien, les visages se mélangent et les prénoms ne vous disent plus rien, il ne reste que le vide insensé, froid et lugubre, comme un grand courant d’air dans votre poitrine. Vous serrez votre manteau pour vous sentir, peut-être, au chaud. Vous hochez de la tête, sans cesse, écoutant avec politesse et beaucoup d’attention ce que l’on offrira à sa bien aimé, ce à quoi l’on voudrait rêver, ce que l’on pourrait être et au fond, c’est comme un puit sans fond, vous avez beau jeter des petits cailloux blancs vous ne retrouvez plus aucun chemin.

Ce n’est pas un conte de fées, il n’y a pas de petit poucet, ni de prince charmant. Il n’y a que vous. Emmuré vivant dans votre palais des glaces. Un cauchemar sans tour de passe-passe pour se réveiller.

La Belle Personne 7 octobre, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 2 commentaires

A bien y réfléchir, il n’y a de bons ou de mauvais moments pour les rencontres. Tout au plus s’agit-il d’accidents de temps, axes transversaux dans la réalité de deux êtres, qui se croisent à cet instant T, précisément.

Oui, on ne choisit pas ces moments précis, dans nos vies, individus que nous sommes, empêtrés dans notre scotch et notre glue, tant occupés à soigner nos petites âmes fracturées. Et là, alors que nous étions si concentrés sur notre existence, oui, c’est juste là, que nous rencontrons la Belle Personne. Alors les mots manquent. Car La Belle Personne est cet être inclassable, apparue dans la brume de notre histoire et sa simple présence suffit à apaiser notre chronologie fêlée. Alors les phrases s’entrecroisent en tango échevelé et les syllabes se brisent dans les silences du tempo lancinant. Il n’y a pas de bons moments pour les rencontres, il n’y a, somme toute, que la sensualité de la découverte à perpépuité, le charme certain du temps qui passe à ses côtés et cette absurde et déroutante raison qui conduit à nous dire qu’assurément, ce n’est pas le bon moment. Alors la syntaxe s’emmêle et la ponctuation flotte, hésitante, bras ballants, dans un entre-deux en vacance.

Et La Belle Personne de disparaître dans la brume de notre histoire, on voudrait le prolonger cet instant-là et pourtant voilà déjà qu’elle part.

Distorsion de l’espace et l’on ramasse les morceaux de notre rencontre pour les mettre dans un joli mouchoir…

 

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