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Point de jonction…#1 11 août, 2010

Posté par fdesbordes dans : Non classé , 2 commentaires

Au commencement était la lueur. Feux anti-brouillards dans le crépuscule d’une histoire. Halo sur fond de paysage déformé par les fines gouttelettes qui embuaient un regard. Elle n’y voyait rien.  Champ de vision appauvri par des mofettes étincelantes, au coeur d’un kaléïdoscope à l’image impalpable.

L’Autre s’est avancée silencieusement. De ses ombres chinoises, au début, elle ne captait que les contours. Une fossette, une paire de sandales, et puis le grain de plus en plus net de sa peau; les délinéations de ses courbes comme un paysage changeant, sa démarche languissante, et la perception de son corps en perpétuelle évolution.

laver ses yeux pour la voir vraiment. Une irrésistible chatte sur son toit brûlant, passant entre ses jambes pour mieux disparaître, se faufilant dans un horizon irrésolu,  les vibrisses aux aguets et l’oeil pétillant.

Au commencement était la rencontre. Séquence invisible d’improbabilités temporelles, contingence de la découverte, fragment épars de leur existence. Lignes infinies des possibles, si vastes, à donner le tournis. Adopter le bon tempo, se répondre en écho, va et vient insaisissable suspendu au fil de la jonction. Deux êtres.

Au commencement était la conjugaison de deux corps. Etre et avoir. Linguistique de la chair. Emeute de la matière. Dissolution de la parole…

Point de jonction…#2 10 août, 2010

Posté par fdesbordes dans : Non classé , 1 commentaire

L’émeute de la matière. Lâcher les fauves. Tentation et Désir en meute planant dans l’atmosphère.
on s’observe, on se jauge et on peine à penser à autre chose. On se surprend à survoler son décolleté du regard. Echancrure du cache-coeur, une alcove à baisers. Le point de vue assèche la parole, comblé par le low-flow de Bonobo qui tourne en rythmique répétitive et obsédante. L’oeil dénude et s’étourdit.

Au commencement était le point de jonction. deux visages, collés-serrés, deux bouches qui s’entrouvrent et les lèvres qui se trouvent. Le désir, certain, puissant, incommensurable. Langues tour à tour lascives et libertines, et le poids des êtres qui se dérobe sous l’appel du plaisir.

Trouver une arête pour ne pas tomber, un objet contre lequel s’appuyer. Un chambranle de porte, un canapé, se laisser emporter par l’appel du sexe, contre toute attente. La paume qui s’aventure et les doigts qui s’égarent sous les dessous. Charmant désordre des vêtements qui volent en cascade. Pull léger, caraco, dégrafer les ceintures, faire coulisser les fermetures. Entrouvrir des portes.

On atterrit quelque part. Là où on peut. Mais surtout ne pas se lâcher. On déboutonne le soutien gorge et la poitrine mise à nue excite d’autant plus les sens. Effleurer sa peau dévêtue, centimètre après centimètre, les yeux rivés dans les siens, zone de turbulence aiguë. La cambrure de son bassin comme une invitation, L’ivresse de l’incitation. Faire l’amour comme si c’était la toute dernière fois. S’abandonner à l’Autre, à sa chaleur, son odeur, ses caresses. Murmures, chuchotements, Halètements.

Lécher, sucer, mordiller les périphéries de cet espace inconnu pour mieux y succomber. figures improbables et rencontrer l’origine du monde ensemble. La ponctuation, sans repère, en point de suspension, seulement marquée par la force de la jouissance. Et le temps qui n’a plus d’importance, on veut juste rester là, en Elle, près d’Elle; s’étourdir du parfum de sa peau, continuer à frôler sa poitrine, à la caresser, à l’effleurer du bout de sa langue, faire parcourir ses doigts contre, tout contre et jouir, un peu, beaucoup, délicieusement…

Annonce d’utilité publique 8 août, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 4 commentaires

Bloggueuse momentanément en panne d’inspiration cherche histoire sympa à raconter.

Toutes les idées sont les bienvenues !

La nuit tremble 1 août, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 2 commentaires

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Est-elle blonde, brune ou rousse ? Cheveux mi-longs, longs ou librement décoiffés ? A-t-elle les yeux foncés comme le liseré de ma tasse de café qui me réchauffe les doigts après l’orage ? Ou bien des yeux délavés par les pluies répétées ? On ne saura pas. Ou si peu. La nuit tremble et je suis fatiguée. L’un reste, l’autre part. On peut choisir de rester. Et tant pis, si le marécage de vodka finit de faire exploser les boites craniennes. Les néons brûlent et dans le salon, la table basse a disparu sous le poids des verres. Comme une trace elle s’est tu. La fumée des cigarettes coule dans mes veines. Le robinet fuit, un verre d’eau, la cuisine, la pénombre et les lueurs de la ville.

Le noir de la chambre et cette odeur qui n’est pas la mienne. Je ferme les yeux. Ses bras, qui m’enlacent, et sa voix rauque qui s’enfuit dans mon horizon. Comme un point de plus en plus lointain. Alors  j’abaisse le frein à main et je dévale la pente dans l’obscurité, et je saute à pieds joints dans le clair-obscur de mes rêves. Et soudain, je suis dans un immense supermarché paumé, néons frémissant et lumière jaune. Dans les rayons, des images, des photos, un vieux monsieur qui joue du banjo.J’ai du atterrir dans un drugstore de Louisiane, ça sent la crevette et la moiteur me fait ruisseler. Une femme allume sa clope avec des allumettes, chapeau de cow-boy et rimmel qui coule. Je suis seule à pousser mon caddie, et il n’y a bien que le bourdonnement las du plafond pour me tenir compagnie. Alors j’entasse, pêle-mêle tous ces chromos, grands formats, grain satiné et destins croisés.

9H du matin. J’ouvre la porte d’entrée et je prends le cliché..

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L’ours Marin (et ses tous petits riens) 31 juillet, 2010

Posté par fdesbordes dans : Decouverte , ajouter un commentaire

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A ma place, j’en reviens. De l’Ours Marin, un bistrot du coin; on y croise des gens comme vous, comme moi,  juste une histoire d’êtres humains. Il suffit de franchir le seuil, en fin de journée, pour se retrouver au milieu d’une joyeuse bande d’oursons au pied plus ou moins marin.

Ils ont les souliers qui chantent des refrains de fin de soirées, le sourire à fleur d’amitié, une chope à la main et pour les habitué(e)s, la menthe pastille et ses quelques degrés. On y boit, parfois on y chante, on s’y retrouve, on s’échange des moments passés et les heures tournent sans que l’on se retourne.

On peu trouver l’Ours Marin au hasard, au coin de la rue, un brin perdu, mais c’est lui qui vous trouve toujours, vous donnant ce goût des belles choses partagées autour d’un petit rien. On y est et on s’y sent bien. Un saucisson, quelques huitres ou un verre et cet esprit, unique, où l’on vous accueille qui que vous soyez.

L’Ours Marin n’est décidément pas un bistrot comme les autres; il creuse son sillon, dans un univers qui ne ressemble à aucun autre. A l’Ours se croisent des sirènes, des capitaines Haddock, des Jack Sparrow et de sacrés matelots au coeur gros; un petit monde sans différence. Mais les mots ne suffisent pas, il faut y venir pour qu’ils prennent leur sens.

 

L’ours Marin – 2 rue des boucheries – ouvert du mardi au dimanche de 11H à 02H du matin.

Boire – grignoter – livres – espace wifi – espace groupe et pleins de jeux pour jouer…

 

 

Effeuillage… 29 juillet, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 4 commentaires

je t’ai aperçue un peu, beaucoup, l’espace d’un instant.

je t’ai peut-être re-croisé un jour, un peu, quelquefois…

j’ai complètement craqué un peu, beaucoup, absolument, résolument.

alors je me suis caché un peu, beaucoup, et ça c’est tout à fait moi…

et depuis, toutes les pâquerettes de la terre ne suffiraient pas à te dire que je pense à toi, un peu, beaucoup…

 

Mme Duchmol de la station Elan 26 juillet, 2010

Posté par fdesbordes dans : Chronique de ma vie bordelaise , 1 commentaire

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Madame Duchmol est un peu ma sorcière dans mon monde ordinaire. Une commerçante, plus proche du sucrage de fraises que de compter fleurette; avec un petit air de rat de laboratoire qui viendrait de se faire électrocuter 12 fois d’affilé. Une punition, madame Duchmol. A chaque fois que je vais faire le plein d’essence, j’ai l’impression que je vais aller au coin avec un bonnet d’âne. Madame Duchmol et ses saloperies de petites pièces de un et deux centimes…

Je vais dans cette station essence à l’ancienne, où on donne le prix de son plein à la caisse, depuis que l’automate de shell 24 m’a tué ma carte bleue. Carte coincée entre les deux griffes du vorace robot, obligée de demander de l’aide et puce toute raturée. Voilà, merci shell bonjour madame Duchmol.

Sauf que… Madame Duchmol est aussi aimable qu’une serpillère, à toujours refuser mes piècettes, prendre mon billet et me rendre des piécettes :

« _ combien le plein ?

_ heu… 4€84 madame Duchmol.

_ Ah non ! pas de pièces, j’ai trop de pièces ! donnez-moi le billet de 10. »

Et bling, 500 grammes de piécettes dans ma poche en monnaie rendue.

Mais là, ce soir, je n’étais pas d’humeur. Faut pas pousser mémère dans les orties non plus. Arrêt à la maison, pour siphonner le réservoir de l’Hibiscus, histoire de ne pas encore tomber en panne d’essence. Et hop, j’ouvre le bocal rempli à ras bord des piécettes de madame Duchmol.

« _ Bonjour

_ Combien le plein ?

_ 5€72 madame Duchmol.

_ Ah non ! pas les pièces, j’ai trop de pièces ! donnez-moi le billet de 10.

_ Ben moi non plus j’en veux pas de vos pièces. Gardez la monnaie. (Et là je sors 3€ en 1 et 2 centimes que j’étale négligemment sur le comptoir) Et ça c’est pour le service. Z’êtes aimable madame Duchmol. A la prochaine !! emoticone  »

En redémarrant, je l’ai vu ramasser sa monnaie qu’elle m’avait rendu tant de fois, un air las, presque larmoyant.

J’ai un tempérament de sale gosse…

j’ai marché sur la queue du chat… 25 juillet, 2010

Posté par fdesbordes dans : humeurs et deshumeurs existencielles , 2 commentaires

Aujourd’hui j’ai marché sur la queue du chat en me réveillant. Il a, bien entendu, poussé un hurlement inhumain et m’a sauté dessus toutes griffes dehors. J’étais encore au radar, en train de chercher ma boîte de corn-flakes et j’ai bien failli faire une crise cardiaque de surprise…

Ce pourrait être ma litanie du dimanche soir. Un éclair de lucidité au milieu de mon bonheur habituel : j’aimerais que l’on me surprenne.

Je ne vais pas me plaindre, j’ai une vie de rêve, des amis formidables, je fais ce que je veux quand j’en ai envie mais à la longue, tout ce bonheur ultra-bright est… juste chiantissime.

C’est finalement, aussi assomant que d’écrire de grandes et jolies phrases qui feront rêver.

Je ne sais pas si c’est notre société qui évolue ainsi, mais j’ai souvent l’impression que tout n’est que grosses ficelles, scénarios hyper conventionnels, relations normatives où tout est d’un prévisible à faire peur.

De temps en temps, j’aimerais bien que l’on me bouscule, que l’on me surprenne, que l’on me pousse dans mes derniers retranchements, oui, parfois j’aimerais bien sentir ce petit truc en plus qui me ferait dire : « tiens, tu serais pas amoureuse là ? »

En attendant je vais marcher sur la queue du chat plus souvent…

girl power !

Posté par fdesbordes dans : LifeStyle , ajouter un commentaire

quand les filles prennent les choses en main, ça se passe comme ça…

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les « si » et les « la » 24 juillet, 2010

Posté par fdesbordes dans : ecrits (quand j'ai de l'inspiration) , 2 commentaires

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Il y a des « si » et des « la » qui fredonnent, lalala, un certain temps, celui où tu n’es pas là. Il y a les smiley qui clignent et me font tourner de l’oeil, n’importe comment, et je m’effeuille.  Il y a les coeurs à la ceinture, breloquant de toi et un peu de moi, résonnant en « mi » majeur  et crochètent les serrures. Il y a, tout ce tas d’impossibles fêlures enfouies sous les gravats, et les mumures des « oui c’est sûr », lalala…
 

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